Vendredi 16 août : une journée en Français.

Aujourd’hui, à partir du moment que je suis sorti de ma chambre, j’ai su que j’allais passer une journée en français. Puisque déjà, dans mon couloir, je rencontre deux religieuses de peau blanche qui viennent d’arriver et elles sont belges et parlent français. On va prendre le petit-déjeuner ensemble avec les frères et comme elles ne parlent pas un mot d’anglais, tous les frères font l’effort de parler français. Et à ma grande surprise, ils en savent plus qu’ils n’ont voulu me montrer, et certains savent même tenir une conversation alors que je ne les avais jamais entendus prononcer un mot de français. Une petite surprise bonne pour mon entraînement en anglais mais ça fait bizarre quand même. Ici, pour une fois, pendant le petit-déjeuner, la conversation sera en français, je comprendrai tout ce qui est dit, ce qui n’est pas le cas de certains frères. On échange un peu les rôles, ça fait du bien.

A l’école, je retrouve ma classe de P4 de la veille, et avec eux aussi, je continue le français, puisqu’ils veulent tous me donner une feuille avec une liste de leurs mots à traduire. Et plus ça va, et plus il y en a au cours de ma matinée. Ils n’ont pas vraiment cours, juste des corrections, alors comme je n’ai pas grand chose à observer et comme ça me fait tellement plaisir qu’ils aient un tel intérêt pour le français, que je m’exécute à traduire leur feuille. En même temps, je me pose la question de savoir si je pourrais enseigner le français ici et comment je ferais, certes il y aurait du challenge mais quand je vois tous les points qui faudrait voir rien que pour les mots que je suis en train d’écrire, je ne suis pas sûr que ce soit pour moi.

Ils m’amusent beaucoup par leurs mots choisis, on retrouve les nombres, les jours, les mois, les formules classiques de politesse, les couleurs, la famille et les animaux, mais aussi des mots comme « : fraction, tuer, voleurs, encre, ange, chaussure, amour, sagesse, placard, vide, étroit, et gifler ». Alors je ne sais pas comment ils vont réussir à mettre ces mots là dans leurs premières phrases françaises mais en tout cas, j’ai traduit. Peut-être qu’ils voulaient juste savoir dire cette phrase : « le voleur tue une chaussure de l’amour dans le placard vide et un ange le gifle avec une encre étroite dans une fraction de sagesse ! »  Kamoulox !

Un cours de religions, de maths, la récré où je filmerai le breakfast, et encore un cours de social studies et au repas, je continuerai à filmer avec deux trois jeunes le lunch. Un qui tient la caméra, l’autre qui présente, c’est leur première fois, mais ils se débrouillent vachement bien, et le présentateur est vraiment bavard. Une fois fait, on va manger, je discute avec la sœur qui parle français, et elle me confirme que demain, elle me fait un peu visiter la ville.

En rentrant, de l’école, je tomberai sur le frère qui était professeur de français, on discutera et plaisantera encore en français. Je prends un thé où je retrouve encore un frère qui parle français, on n’aura pas beaucoup parlé mais là on prendra le temps. Et au repas, comme les sœurs sont encore là, il en sera de-même. Alors en plus des enfants qui sont tous contents de me dire « bonjour » et « comment ça va ? » à chaque fois qu’ils me voient, oui aujourd’hui, c’était une journée française. A demain.

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