Mardi 20 août : Simplement être avec eux !

Ce matin, je me permets une petite matinée internet, pour finir plusieurs éléments importants, sachant qu’à l’école, ils n’ont pas vraiment cours. Ainsi, après avoir répondu à mes 26 mails, actualisé mon site et vu ma famille sur Skype, je retourne à l’école. Le repas est dans une heure, les enfants sont seuls dans les classes, je prends un temps pour écrire mes cartes postales. Finalement les professeurs arrivent, posho-haricot, mais on m’offrira un verre de vin africain. Moi j’aurai droit à un vin sucré d’Afrique du Sud, pendant que d’autres n’apprécieront guère un autre vin du Kenya.

Pour écrire la dernière carte postale, j’ai besoin de la participation des élèves. Je vais dans une classe. Comme à chaque fois, ils croient que je vais leur enseigner quelques choses. Finalement ils sont contents quand même de leur implication. Puis très vite, ça se transforme en distribution d’autographes, pas la peine de leur rappeler que je ne suis pas une star mais pareil, ils me font signer un peu tout et n’importe quoi : les cahiers, les livres, certains se sont fabriqué des petites médaille en carton, et je certifie le fait qu’ils soient le meilleur joueur du foot du monde. (Ce qui me fait le plus sourire, c’est qu’ils ont douze ans, j’aime leur rêverie encore à cet âge !) D’autres me font signer des images récupérées dans les journaux de joueur de foot. Ainsi, je signe sur Ribéry, sur Evra et sur pleins d’autres que je ne connais pas. En même temps, certains arrivent avec des papiers où je dois remplir mon nom, mon numéro de téléphone, mon mail, mon âge … Alors j’écris au tableau, pour ne pas à l’avoir à copier sur chaque feuille. S’ils le veulent, ce sont eux qui l’écrivent. Mais plus ça va et plus de nouvelles questions apparaissent : ton meilleur repas, ton équipe de foot préféré, ton école préférée, ton ami préféré, le nom de mon père et ma mère, le nom de ma petite-amie … ils me font tellement rire.

Et puis certains tiennent à ce que je leur mette un « nice to meet you », ou une autre dédicace alors je m’amuse, j’écris « vive les maths », « I love Uganda ! » « Vive les carottes ! »… et il y en a un qui revient toujours avec un nouveau papier,  je le repère et je lui note comme dédicace « how many autograph you want ? » Puis, ils insistent pour que je leur fasse un cours de musique, je leur ai appris le bougadou hier, mais ils veulent absolument apprendre le « give me one ». Aller ils ont gagné, je prends la place du professeur. Et encore une fois je m’éclate. Et puis maintenant, j’ai le truc pour qu’ils chopent rapidement le rythme.

Puis c’est déjà l’heure du playtime qui commence en avance. Alors, ils aiment faire un cercle autour de moi, les petits m’attraper le bras, les grands me poser des questions, et en même temps des petits jeux de mains. Je les quitte juste un instant pour aller à la poste en bas de l’école, et pour une fois c’est expéditif, il n’y a pas d’autre client, il compte les cartes, m’annonce le prix et je paie et c’est réglé. Si seulement ça avait pu être pareil dans les autres pays. Je reviens une majorité d’enfants sont devant la vidéo que leur mettent les surveillants dans le réfectoire. Par contre, les enfants ne sont pas exigeants, le son est faible, en plus les traductions n’ont pas l’air terrible du tout, il y a des enfants qui jouent dans la salle. Et tout cas, moi je n’arrive pas à suivre, mais eux sont quand même hypnotisés.

Je les filme et puis je retrouve d’autres amis qui ont envie de voir autre chose. Je leur projette mes photos sur ma caméra. Ils sont conquiers et je leur fais même quelques explications. Une fois la majorité de mes photos vues, on enchaîne sur une partie d’escrime, seul contre tous, mais là encore, on s’amusera bien, ils ont même droit de déclencher le faux méchant en moi. C’est les éclate complètement. Mais, très vite, je me fatigue, mais je continuerai quand même en les faisant tourner dans les airs un par un, mes fameuses « vueltas ». Là aussi, c’est un peu nouveau pour eux, le manège ils ne doivent pas beaucoup connaître. Et enfin, c’est la fin du playtime. (Puisque là, je suis épuisé par le fait d’en avoir enchaîné une trentaine). Je rentre.

Une douche et je reviens comme promis pour que deux P7 puissent filmer le souper comme ils m’avaient demandé. Là encore, ils s’appliquent vraiment, ils expliquent bien, et on dirait qu’ils ont fait ça toute leur vie. Ça me fait plaisir de leur donner cette occasion. En plus je découvre cette ambiance du soir. Ça doit quand même être vachement répétitif pour eux.

Je rentre pour manger avec les frères. Le frère Gérald se délectera encore d’une tête de poisson, moi, je ne comprends toujours pas comment il fait. Mais je découvre le « Jack fruit », un gros fruit exotique. On récupère les gros morceaux de chair jaune au milieu. C’est surprenant d’encore découvrir un goût jamais testé. Je n’arrive pas trop à définir à quoi ça se rapproche le plus si ce n’est du bonbon.

Je finis la soirée en préparant mon mot d’au revoir puisque demain, c’est déjà mon dernier jour. A demain.

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