Samedi 27 avril : début du voyage

Le réveil de 7 heures n’est pas trop tôt pour prendre sa dernière douche, son dernier petit-déjeuner québécois, une dernière sympathique conversation pour remercier celle qui a vraiment su tout mettre en place pour que mon projet soit d’une telle richesse ici au Québec, et de finir de boucler mes valises.

Me voilà reparti avec brick et brack sur le dos. Direction l’arrêt de bus, où j’y rencontrerai un sage homme qui, surpris par mon chargement, sera curieux de mon périple. Il me confirmera que par l’éducation, on en apprend beaucoup sur un pays, mais il regrettera une telle diversité, il me fait sourire ; aurait-on peur de la différence ? En tout cas, une belle rencontre pour commencer la journée.

Un coup de bus, de métro, et en encore un bus et me voilà enfin à l’aéroport, me voila reparti dans une routine que je connais bien : enregistrement, douane, contrôle de sécurité, attente, sandwich sur le pouce, et un petit sms avant de partir.

Une place près du hublot me fait profiter de la vue, il fait beau, une courte découverte du paysage québécois suivie d’une belle vue sur les nuages, ils me font rêver !!! Un peu de lecture, une collation et me voilà déjà arrivé à New-York avec un beau panorama sur le dessus de cette fameuse ville, moi je préfère la plage et la mer que je vois juste un peu plus loin. Atterrissage en douceur, première étape sans problème.

Allez parce que je trouve ça trop simple, je me fais une frayeur. En effet, je n’ai pas vérifié mon billet électronique sur internet qui peut changer en fonction des avions. N’ayant que celui en papier, je me rends compte que le vrai billet qu’on m’a donné à l’aéroport de Montréal n’est pas le même que celui que j’ai convenu. Je ne prends plus l’avion de 3h25 PM mais celui de 11h55 PM. Le fait de rester plus longtemps à New-York ne me dérange pas, mais être en retard pour prendre mon bus du lendemain me dérange plus. Alors je ne sais si c’est l’air américain, la fatigue ou une envie inconsciente, je suis persuadé que j’ai 17 heures de vol pour arriver à Lima et que je serai en  retard pour mon bus de 16h30.

N’ayant pas eu besoin de passer le contrôle de sécurité en entrant à New-York, je sors de la zone autorisée pour aller voir les agents Américain Airline, pour savoir s’il y a des possibilités. On ne peut pas m’aider, on me dit d’aller voir en face, j’attends une demi-heure pour m’entendre dire qu’on m’a mal renseigné. Ainsi j’ai le privilège de repasser le contrôle de sécurité New-Yorkais, de repasser dans la super machine à détection et de faire profiter de mes odeurs de pieds en passant les chaussures au scanner. N’ayant aucune aide, la seule chose qui pouvait m’aider, c’était d’avoir internet, pour vérifier mon billet et au pire me réserver un autre billet de bus. Après un état d’énervement où j’en arracherai un écouteur fraîchement acheté pour clôturer l’épisode, les choses s’améliorent enfin.

Il y a un club privilège MasterCard qui offre internet et un salon confort pour les détenteurs. La chance me sourit, j’ai internet, je découvre enfin que j’ai confondu 17 heures de 7 heures de vol, que j’arrive au petit matin et que j’aurai largement le temps de prendre mon bus et je m’épargne même une nuit inconfortable dans l’aéroport. J’ai même le temps de prendre des nouvelles de la famille et de me la péter puisque je suis à New-York.

Enfin apaisé et devant attendre un peu dans cette ville de transition, je suis bien installé, et j’ai internet, je bosse et écrit des pages en retard. Puis, puisque je suis à NY, rien de tel que de prendre un bon … Macdo !!! Irrécupérable désolé ! Allez, j’écris encore un peu avant que ce soit l’heure d’embarquer. A demain.

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