Mercredi 8 mai : à la découverte d’une autre classe.

Réveil normal, petit contact à la famille, petit-déjeuner de petit-pain péruvien, et je commence ma journée par ma routine habituelle. Dans le combi, j’ai la surprise de voir monter les deux bénévoles et leur fille, ça permettra de discuter un peu en français. On arrive à l’école, aujourd’hui je change de classe. Je découvre la classe de 2e année. Pareil, à peine entré que je suscite beaucoup de curiosité, ils veulent tous que je m’asseye à côté d’eux quitte à ce qu’on soit serré sur le banc, je vais plutôt sur le dernier pupitre de libre, à côté de mon champion de combat de pouce, qui vient me voir à chaque récré. Là-encore, il voudra jouer, mais sérieux comme je suis, je lui dis pas pendant la classe. Je sors mon carnet d’observation, beaucoup se retournent, il faudra un temps avant qu’ils continuent normalement leur cours.

Aujourd’hui, ils voient le dialogue. Je vois qu’ils sont plus à l’aise en écriture que les 1ere année, et l’enseignante est super. Elle les incite à être imaginatifs sur la création de dialogues entre animaux, du style plutôt drôle ou fantastique. Elle a même commandé des masques de personnages pour que chaque enfant se retrouve dans la peau d’une créature pour aider à l’imagination. Elle me demande de l’aider à accrocher le lacet des masques, et puis, ils passent deux par deux aux micros et improvisent un dialogue. Même si certains ne sont pas encore très à l’aise, il y aura de belles surprises de mini-dialogue. Je filme à la demande de l’enseignante, est serait contente de récupérer des extraits. Un goûter, puis on continue les cours, la théorie du dialogue écrit en schéma synthétique. Elle leur donne un exercice photocopié. Ici, c’est l’enseignante qui passe dans chaque cahier coller les feuilles.

Sur les temps de pause, les élèves se retournent et leur dictionnaire de traduction les interroge. C’est l’occasion de leur apprendre quelques mots en français, et beaucoup voudront savoir leur nom en français. Des recherches s’imposent. En même temps de leurs exercices, je regarde les cahiers de chaque matière. Des matières comme l’anglais est un peu laissé de côté, sinon le reste est vraiment bon. En math, ils voient les ensembles et les groupes dès le CE1, et le petit bonhomme m’a certifié que c’était facile.

C’est l’heure de la récré, je retrouve une des bénévoles qui fait le spectacle de danse avec les primaires. Pendant la récré, elle fait des heures sup’, tout le monde danse, ça fait vraiment du bien et ça me rappelle l’Inde. On retourne en classe, un cours sur les moyens de communication qui sera interrompu par l’anniversaire d’une élève, on retrouve le traditionnel gros gâteau, la bougie, la chanson et le « croquage » dans le gâteau. Tout le monde aura une part, et je devrai en plus rendre service à un petit qui n’aime pas beaucoup. Si c’est pour rendre service !

On copie les leçons dans l’agenda, l’enseignante refait un peu de danse avec eux en vue du spectacle de fête des mères, et vu qu’ils ont bien travaillé, elle les mets devant un film. Elle s’absente et prend deux puis quatre élèves avec elle, pour travailler en particulier la danse avec eux. Moi je surveille, je note et je filme, les enfants seront très curieux de ma caméra. Ils aiment bien se voir après.

La mâtinée se termine, je prends le temps d’expliquer mon projet à l’enseignante, elle me demande de filmer le spectacle de fête des mères et veut savoir si c’est possible de le récupérer. Puis, elle m’invite à manger avec sa classe. Encore un bon moment pour sympathiser avec les jeunes qui voudront encore apprendre d’autres mots français et rigoler. Une fois engloutis, on part jouer sur la cour : les combats de pouce, et ma chanson traduite en espagnol avec les mains restent les jeux favoris pour l’instant. Je retrouve aussi les premières années qui sont toujours aussi contents de me voir. Les parents arrivent, « hasta luego ! ».

Un coup de combi, où il faudra presque se battre pour sortir tant il y a du monde, et j’arrive à l’appart’. Une sieste puis repassage et nettoyage complet de la salle de bain. Je travaille et j’écris. A demain.

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