La routine commence, réveil, douche, petit-déjeuner, préparation, petite marche à pied pour aller jusqu’au l’arrêt du combi, 25 minutes de trafic, arrivée toujours aussi chaleureuse à l’école pour commencer une nouvelle journée.
Aujourd’hui, je découvre encore une nouvelle classe : 3e année. Un petit bureau au fond, et je sors mon cahier et mon dictionnaire. Déjà et toujours, j’éveille la curiosité dans la classe. Alors je leur explique un peu mon projet, et des étincelles apparaissent dans leur yeux, toujours magique de voir ça. Ils enchaînent en voulant faire un combat de pouce, mais je leur fais comprendre là aussi que ce n’est pas possible pendant les cours.
L’enseignante commence sa classe, des mathématiques avec des additions posées, moi je note tous ce que je vois autour de moi. Cette petite classe de 16 élèves est riche d’informations. Puis rapidement arrive le goûter, ils poursuivent avec la réalisation de cartes de fêtes des mères. Et oui, ici, c’est déjà la fête des mères qui a une dimension de jour férié au Pérou. Les enfants viendront demain à l’école pour faire un spectacle. Justement, une bénévole française vient récupérer les enfants pour répéter la danse. Je les accompagne, j’essaye de les aider, je discipline certains qui se battent en même temps que de danser, et j’essaye de convaincre d’autres de danser avec tout le monde, mais aussi ici, les garçons n’aiment pas danser.
On remonte en classe, on finit les cartes des mères. Ceux qui ont oublié leur photo doivent dessiner leur maman. Un petit se plaindra de ne pas savoir dessiner, je l’aiderai un peu et il sera trop content de son dessin.
On part en récré : combat de pouce à gogo et jeux de main traduit à la sauvette pour la plus grande joie des filles, et je sors à la demande de certains ma petite caméra pour qu’ils puissent s’amuser à faire des photos. Alors ils n’ont pas l’air d’avoir l’habitude mais j’ai hâte de voir le résultat, il y a souvent des surprises. Et hop, c’est déjà fini et on remonte en classe.
La prof continue sa leçon jusqu’à ce qu’elle s’absente avec quelques élèves pour répéter aussi une danse. Elle envoie quelques grands surveiller la classe, ils ne gèrent pas trop. Je propose une séance photos qu’on projette au tableau, ça marche un peu mais pas tant que je l’aurais souhaité. Ce n’est pas grave, j’ai quand même des photos d’eux assez chouettes. L’enseignante revient et finit sa leçon jusqu’à l’heure du repas.
Je pars manger avec mes deux amis bénévoles, pour mieux revenir jouer avec les enfants. Là c’est le tape-main des filles qui l’emporte, toutes les filles et même 2-3 garçons voudront apprendre et me défier sur le petit jeu de la fin. Ils sont si amusants à faire plaisir. En même temps, d’autres me demandent mon petit appareil, ils font encore beaucoup de photos, peut-être des futurs artistes. Les parents viennent les chercher.
Aujourd’hui, je prends le combi avec deux petits de la classe d’hier et leur papa. Ils sont si drôles qu’une moindre grimace les amuse. Ça m’occupe sur la première partie de mon voyage. J’arrive sans difficulté.
Je commence par faire le grand ménage, après la salle de bain hier, aujourd’hui, je balaie et passe la serpillière pour enlever la couche de poussière qu’il y a un peu partout. Comment j’ai fait pour tenir aussi longtemps ? Moi aussi je me le demande, mais en tout cas ça fait du bien d’avoir un chez soi bien propre. Je bosse un peu répond à des mails, je m’occupe d’un transport pour le Brésil et je fais un peu de vidéos.
Pour le dîner, je sors dehors, je n’ai plus de gaz, (ma chandelle est morte !) je vais manger à l’extérieur. En j’ai bien fait car, sur la route, je croise un beau marché nocturne avec plein d’artisanats du pays, c’est toujours très beau à regarder, je verrai plus tard pour acheter. Je me ballade sur la place d’armes, à cette heure-ci, c’est très vivant et peuplé de gens. Je passe manger dans un fast-food, (le lieu idéal pour rencontrer des français !) Puis je remonte chez moi et en passant dans une petit boulangerie très sympa, j’ai vu qu’il y a des croissants (péruviens), j’y repasserai pour le prix que c’est. Je passe aussi prendre des fruits chez la marchande d’à côté. En plus des mandarines, je tente les grenades.
Je rentre, je retrouve mon ami Henry. Il m’aide pour que je puisse trouver une des petites bouteilles de gaz qui alimentent mon réchaud et il en profite pour me proposer des activités dans les jours à venir. Pour le ciné, je ne pourrai pas cette fois, mais je prends l’activité des scouts. Je travaille, je regarde les photos des enfants, c’est amusant, peut-être qu’en un mois, je pourrai avoir des supers photos. J’écris, puis, je me couche. A demain.









