Aujourd’hui, je commence par un petit Skype familial avant que je parte 10 jours sans internet. Puis, je me prépare mais j’arriverai après la formation. Dans le bus, j’aurai la joie de retrouver Elar, (que j’appelais Alah jusqu’à présent), on discute jusqu’à ce qu’une fille de l’école, puis deux enseignantes arrivent aussi dans le bus. C’est la première fois que je connais au tant de monde dans un bus péruvien.
Mon rythme est plus tranquille, je rentre dans la classe de 1er année, je les aide, je sors discuter avec les stagiaires. A la récré du petit déjeuner, je filme un jeune qui fait danser la toupie dans sa main et qui arrive même à la faire changer de main. Je suis trop jaloux, je lui demande où est-ce que je peux leur acheter une de ces toupies. Mon ami Ricki me dit qu’il en vend chez lui, et qu’il peut m’en acheter une (1 sol ce n’est pas cher !) Mais à peine que je dis oui à Ricky, que mon ami Renzo me dit aussi qu’il en a chez lui, et me dit qu’il les fait aussi à 1 sol, mais il m’amusera beaucoup quand il me dira, qu’il me fait à 2 pour 1 sole, à 4 pour 1 sole et il sautera directement à 1000 pour un sol. Je comprends qu’il a vraiment envie que je lui en achète une. Allez, j’en prends une deuxième avec lui.
Je vais voir les couturières et leur projet, je les aide à installer, je prépare la musique, j’apprends encore une fois aux première année comment défiler. J’accompagne et encourage les jeunes à défiler. Une fois bien fini, ce matin, on se retrouve tous les professeurs pour faire un pot de départ à nos deux amies françaises qui partent déjà demain. Un petit discours de remerciement par la directrice, un petit cadeau, un petit verre et les voila émus et n’ont pas envie de partir. A la récré, je mets en place mon cours d’espagnol filmé pour les petits français avec les 4e année. C’est bon ! C’est dans la boîte !
Ensuite, je retourne aider dans ma classe de 1er année, je me rends compte que mon ami « Santiago » n’a pas compris ma méthode de « un é como un éléfanté » parce que quand je lui demande comment s’appelle la lettre « é »en lui montant sur un cahier, il me répond « éléfanté ». J’apprends beaucoup sur comment un enfant peut réfléchir. Au moins, il y en a un qui apprend ! Je passe voir la prof de 3e année pour mettre en place avec sa classe un Skype. Mes deux amis bénévoles ont encore droit à un pot de départ avec la classe de 5 ans où la fille d’une d’entre elles est restée pendant 1 mois et demi dans la classe péruvienne. Je les retrouve en pleurs, puisque la maitresse et les enfants ont été très attentionnés. Ils m’invitent à participer à leur petite fête, je fais danser quelques enfants avant de les aider à manger le repas qui arrivera juste après. Le petit « Luis Angel » ne voudra pas finir son repas, je l’aiderai mais un peu malade, et après avoir régurgité, je devrai le nettoyer.
Je mange et je retrouve les grands pour qu’ils me fassent l’interview des autres camarades. A la question « qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? », j’aurai des avocats, des policiers, des ingénieurs, des infirmières, des vétérinaires et un président de la république. Ils sont vraiment trop. Je quitte l’école pour mieux retrouver Aurélie pour organiser notre tour, on va faire les courses, on a peur du froid et donc on veut s’acheter des pulls en alpagua et profiter qu’on soit deux pour négocier. On fait quelques boutiques, on recherche le pull parfait. On le trouve, on gagne quand même 10 soles ce qui n’est pas négligeable et on se prend aussi un bonnet.
On retrouve nos amis bénévoles pour prendre un dernier petit verre avant quelles partent. Encore un bon moment partagé sur notre terrasse. On s’y habituerait presque. Dommage qu’elles partent si tôt. On rentre, je me mange un poulet braisé sur la route. Puis, je finis deux trois trucs avant de me coucher à demain.









