Aujourd’hui, je pars enfin voir les écoles. Je me réveille plutôt, je me prépare, je mange seul, mais Karen vient avec moi pour trouver l’école et m’aider à traduire la première rencontre. Après 40 minutes dans un bus chargé (encore un vrai contact avec la population locale), on cherche la route qu’on connaît approximativement. Je découvre des quartiers que très peu de touristes découvrent. On trouve et on arrivera avec 30 minutes de retard. Des grosses publicités ventent l’intérêt de cette école privée. Ça ne ressemble pas à une école déjà rencontrée, je suis content.
De grandes grilles en fer avec un garde, ça me fait penser à l’école internationale française rencontrée en Roumanie. Mais, ça faisait partie de l’ambassade, je comprenais la sécurité. On rentre sans problème, on demande à l’accueil, on nous appelle la personne, elle nous reçoit dans son bureau. Très vite, le courant passe très vite, Karen traduit bien, et le fait que je comprenne quand notre interlocuteur parle est très apprécié. Alors, elle est tout à fait partante pour le projet, mais seulement à partir de demain, pour avoir le temps de prévenir les personnes concernées. Et il faut demander les autorisations d’image aux parents. Normalement, tout parait cohérent, j’aime bien quand ça se passe comme ça. Donc, après une super rencontre, on rentre, on prend juste le temps de retirer des sous, et de se faire mouiller par une averse. Le bus passera par une autre route, je découvre des nouveaux quartiers et oui, il y a vraiment des gens qui vivent là dedans.
A la maison, j’ai le temps de résumer ma rencontre à Marcio, d’ouvrir les dernières cocos avec Thibault pour le futur « pudim » (le gâteau brésilien trop bon), et de prendre la recette. Je rejoins le groupe de jeunes pour la messe. La messe sera en portugais, mais Sœur Marie-Laure, nous traduira au moins l’homélie. Encore un bon repas, et je pars avec Jérôme à l’école du village, pour mon autre rendez-vous de rencontre d’école, une école publique cette fois. C’est lui qui fera mon traducteur.
On rencontre, la directrice puis la coordinatrice. Mais, le fait que je n’ai pas un papier officiel disant que je viens de la part d’une institution française gêne beaucoup. Elle veut savoir qui est responsable de moi en cas de problème, et comme c’est une école qui dépend de la municipalité, elle veut se protéger de tout. Et en plus il faut les autorisations d’image. C’est la première fois que ça prend une dimension aussi compliquée, il fallait bien un peu de Yang, dans mes rencontres d’écoles. Ainsi, on prend le temps de bien tout expliquer mon projet pour montrer le sérieux de ma venue. Malheureusement, eux aussi n’ont pas internet, je ne peux pas montrer ma page-web, le plus concret de tout mon projet. Mais j’ai quand même mon ordinateur pour montrer quelques vidéos des autres pays, et mon travail. Finalement plus on discute, et plus ça passe bien. On rigole avec Jérôme parce que comme il n’était pas trop au courant de mon projet, il découvre plein de trucs en même temps que la dame. Elle voudra juste qu’on fasse le dernier échange par clarifier les objectifs par mail. Alors que ni elle, ni moi, n’avons internet. Mais bon, on va s’arranger. Normalement, on devrait se revoir demain. J’espère juste que je pourrai commencer à observer même si je ne pourrai pas commencer à filmer.
Je rentre, je remercie Jérôme. Je fais encore l’état des lieux avec Sœur Marie-Laure. Mais je dois encore écrire mon mail, alors d’abords en français, puis je cherche quelqu’un pour le traduire. Je le ferais avec Karen et Jérôme. Ils me l’écrivent au papier, je le recopie au propre. Je viens d’écrire ma première lettre en portugais. Je la fais relire. Puis, je dois trouver internet. Pas le temps d’aller aux centres commerciaux, j’ai le choix : soit aller chez nos amis avec Marcio quand il reviendra de sa course, soit la dernière solution qu’on me propose : aller chez Tiago. Celle-là m’enchante bien. J’attends d’avoir enfin les clefs de ma chambre qui sont parties avec mes nouveaux colloques et on part avec Thibault et Tiago.
On arrive à sa maison, maison petite mais correcte, on rencontre les grands-parents, la mère, la sœur, le chien, le chat et la télé brésilienne. On s’installe et on rentre le code du wifi. Qui dit internet dit 50 mails à lire, encore une dizaine à répondre. Je serais obligé de reprendre ma technique de l’Inde qui consistait à copier-coller rapidement tous les nouveaux mails intéressants un peu long, et de les lire et d’y répondre plus tard. Une fois fait, j’essaye d’envoyer mon mail, mais ça ne marche pas. Obligé de trouver une solution. On rentre, on mange, et je demande de pouvoir imprimer mon mail à donner demain matin avant d’aller à l’école. Je lis juste mes mails enregistrés et j’écris avant de me coucher. A demain.









