Mardi 4 décembre : autographe quand je te tiens

Réveille 6h30, je prends le thé avec Brendan, je lui demande si je peux commencer à filmer, il est d’accord, juste il veut voir les vidéos réalisées avant, je commence à avoir l’habitude ça ne me pose pas de souci. La journée commence bien. Je vais à l’école avec mon sac, une bouteille d’eau et ma caméra en poche. Je passe voir avant père Alex au portail qui accueille les élèves.

Puis je monte dans les classes. Je retrouve tout le beau monde. On est reparti pour 5h de cours. Aujourd’hui beaucoup de copie, pour le cours d’anglais, pour le cours d’écriture où ils doivent recopier le texte vu en classe, (mais la plupart n’écriront que 5 lignes sur 40.) Les responsables-autorité font leur travail. Moi, je sympathise dans le silence avec des clins d’œil, des jeux de mains, des mimiques dans la longue attente des fins de copies. En même temps, il y a un petit groupe de 10 enfants de cette classe qui travaille assis dans le couloir. Ils révisent pour le contrôle de demain. C’est une élève qui gère les révisions, elle les fait répéter, réécrire, elle gère ça pendant plus d’une heure.

A la récré, le retour de la folie des autographes. En trente secondes, j’ai distribué mes 20 autographes que j’avais faits en une heure hier soir, et je n’ai même pas satisfait la moitié de la classe. Ils auront un « tomorow ». Déçus mais aussi contents que je revienne encore demain. Je rejoins les profs pour ne pas être assailli par les enfants. Toujours la même bonne ambiance avec les professeurs. A la fin de la récré, je demande à Thelma si c’est possible de filmer : « d’accord mais plutôt demain ». Pas de souci.

On reprend le cours de maths où ils doivent écrire les chiffres en lettres, et oui encore de la copie.  Puis l’enseignant enchaîne sur un cours intéressant et nouveau pour moi, le cours d’hindi. Je demande à un enfant de m’écrire la correspondance de l’alphabet marathi-romain, ce qu’il commence à faire avec joie mais pour être tranquille et ne pas avoir de souci avec le professeur, il me dit qu’il le fait pour demain. Puis ils ont cours d‘ordinateur. Partent d’abord les filles, puis les garçons, je me joins avec ces derniers. Aujourd’hui, ils doivent juste écrire un par un leur nom sur un ordinateur de salle informatique équipée de 15 potentiels postes, ce qui prend quand même une demi-heure car ils ne sont pas très à l’aise avec le clavier.

On revient en classe, on vient me chercher pour que j’aille voir père Brendan avec mon ordinateur, c’est vrai que j’avais parlé internet. J’arrive dans son bureau. En fait, il veut que je lui montre une vidéo et qu’on mette au point le spectacle que je vais devoir réaliser. Je lui dis à quoi j’ai pensé, on s’accorde sur le nombre d’enfants, sur le thème, les possibilités de musique, et les horaires. Ainsi, je commence demain pendant une demi-heure avec 20 enfants de 3e et 4e. Rien ne peut me faire plus plaisir. En plus, juste après ce rendez-vous, je peux accéder à internet. Juste le temps de voir mes mails et de donner des nouvelles qu’il faut déjà aller manger. Mais il me dit que je peux revenir à 3 heures, j’ai tellement de choses à faire que ce n’est pas de refus.

Ainsi je reviens, j’actualise mon site (je peux enfin mettre les vidéos de la Finlande sur mon site), j’envoie des mails, petit contact au passage avec les familles, je récupère des données pour quand je n’aurai pas internet. Et mine de rien 3 heures filent rapidement, le secrétaire qui doit fermer le bureau veut en connaitre un peu plus sur moi, (à chaque fois, je suis à côté de lui avec mon PC branché sur internet en restant un mystère pour lui), on prend le temps de discuter et je lui présente mon site, mes vidéos, et pour quoi j’ai besoin d’internet. Des jeunes arrivent à l’origine pour demander quelque chose au secrétaire mais ça se transforme en découverte de ma personne et de la France dans une joyeuse ambiance : « avec est-ce que tu veux faire du karaté ? » « Un petit cours de marathi ? » « Chanter une chanson ? » et donc ils ont le droit à une chanson interprétée par mes soins. Le père Brendan arrive, il se joint à l’échange, c’est très sympa mais tout le monde doit sortir.

Je rencontre les jeunes qui font du karaté dehors pieds nus dans la cour, les autres jeunes qui veulent m’invitent encore chez eux, obligé de refuser. Je rentre dans ma chambre, je travaille, j’ai la présentation de l’Inde à faire et ça ce n’est pas une mince affaire. On vient me chercher pour découvrir les « mossamossa », ce dernier qui a tant fait rire les jeunes juste rencontrés puisque c’est le nom d’un plat en Inde, mais je l’ai chanté dans ma chanson africaine, le mélange est certes amusant. Père Brendan en a acheté pour que je goûte à quoi ça correspond. C’est un beignet de légumes accompagné d’une sauce, très bon en petit snack.

Par la suite, on prend le temps de voir pourquoi je me fais piquer sans moustique dans ma chambre. Puis, encore un peu de travail jusqu’à leur du repas, après j’écris et je me couche. A demain.

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