Jeudi 11 octobre

Je retrouve Noëlle devant appartenant du couple qui l’héberge. On va ensemble à l’école. Je lui fais découvrir les transports publics roumains. Elle me dira que mon aventure est vraiment « farfelue », Cécilia a préféré « audacieux » mais chacun le définit comme il veut. Arrivés à l’école, on commencera par un cours d’anglais avec Ramona, ce n’était pas voulu mais elle a sorti le grand jeu. Son cours sera très ludique grâce à un DVD et le tableau interactif. Les enfants apprécient vraiment, Noëlle est stupéfaite de ce qu’on peut faire avec le tableau, de voir leur niveau d’anglais, de ressentir l’ambiance de la classe. Elle a un condensé de toutes mes observations, je lui demande son point de vu pour confirmer mes observations, c’est très intéressant de partager cela avec une enseignante française. On enchaîne avec le cours de mathématiques et celui de roumain. Je m’absente 30 minutes pour aller acheter le fameux bicarbonate de soude et le vinaigre.

Cours de science c’est à moi de jouer, c’est le dernier. Il y a même la directrice qui est venue voir. J’ai bien fait de changer : une réaction chimique qui fait juste un dégagement gazeux fait toujours son effet. Ils expérimentent, on trouve les réponses ensemble. On finit par aller dehors faire décoller des petites … fusées (boîte de pellicule). Les enfants sont ravis. On terminera par faire décoller une bouteille-fusée pour la plus grande joie de tous, après mon baptême au vinaigre (qui me vaudra le surnom de salade d’aubergine par Cécilia) et la presque déception de tout le groupe que mon expérience ne marche pas. (Ce qui me vaudra un petit « farfelu » par Noëlle.) On quitte les enfants.

On continue la journée avec ma présentation du bilan de mes observations, très attendue par les professeurs. Et ce fut vraiment un échange très riche. Heureusement que Noëlle était là pour leur présenter un peu plus, et parler de son vécu de professeur pour certaines questions.

Mais j’ai vraiment pu valoriser leur système et avoir un échange vrai dans la plus grande simplicité (Valentina était là pour faire les traductions). C’était vraiment très intéressant, le problème des enfants difficiles, de l’autorité, de l’autonomie, de rythme, de système d’évaluation, de redoublement. Je ferai un bilan écrit que je mettrai sur le site.

Pour continuer la journée, Cécilia part à l’after-school, j’irai avec Noëlle au restaurant prendre encore une dernière spécialité roumaine, « sarmale et mamaliga ». On discutera beaucoup. Ça fait vraiment du bien de pouvoir partager ce vécu avec un français. Puis, on part faire une ballade du centre ville pour lui montrer le ton de la ville. J’essaye de lui faire partager tout ce que m’ont appris Dino et Cécilia, beaucoup d’informations mais c’est pour moi, la meilleure façon de retenir et mémoriser.  C’est agréable pour moi de refaire un dernier petit tour avant de partir dans ce centre piéton que j’apprécie beaucoup. Je lui fais voir les principaux monuments, l’ambiance de la ville, l’architecture générale. Enfin on retrouve Cécilia pour parler du projet Comenius.

Ils échangent beaucoup pour en comprendre les différents aspects et sa mise en place. Très intéressé, je reste, ça peut toujours servir pour plus tard.

On termine la journée, je les ai invitées à découvrir le presbytère. On partage un grignotage ensemble. Elles me quittent, le lendemain elles me feront sourire quand elles me diront qu’elles ne se rappelaient plus trop comment il fallait rentrer à l’appartement du couple.

Moi je m’attelle à préparer mes remerciements. Quand Père Daniel arrive, il me proposera un verre, mais je n’ai pas soif, puis des griottes alcoolisées mais je n’avais aucune envie d’alcool. Il insiste, j’accepte et lui dit que « les roumains sont encore très persuasifs !» Il me dira plutôt « insistant » et c’est pour plus de convivialité et simplicité. C’est un peu des règles de politesse, on te propose quelque chose, normalement tu refuses la 1ere fois, puis elle insiste, (si elle insiste c’est qu’elle veut vraiment autrement elle a proposé la première fois par politesse), tu as le choix encore de refuser ou accepter. Mais tu sais que si tu acceptes, ça lui fera plaisir et que ce sera partagé. Si tu refuses c’est un peu égoïste. Donc le roumain est persuasif mais avec des bonnes intentions. Je rentrerai finir mes devoirs. Et je me couche. A demain.

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