Je retrouve Noëlle qui n’est pas très rassurée car elle a assisté à son premier combat de chiens, en même pas deux jours alors que moi je n’ai toujours rien vu. On prendra encore les transports en commun. Elle découvrira la joie d’être collée aux autres passagers. On plaisante, elle qui voulait du contact avec la population roumaine.
Le premier cours est mon cours de musique : le dernier. On reprend les classiques, je leur fais chanter deux derniers nouveaux chants et je leur apprends encore un petit rythme. On arrivera même à faire un double cercle de rythme, j’espère que j’aurai une photo à montrer sur mon site. On finie par un super « Bougadou ! ». Vraiment un super échange d’énergie. Noëlle trouve cela excellent mais le qualifie toujours de « Farfelu ».
Les enfants continuent avec un cours d’arts plastiques, toujours sur l’automne, mais là ils utilisent de la pâte à modeler pour dessiner et ça colle très bien sur une feuille, le résultat est intéressant. Je profite de ce cours pour faire à chacun un petit mot personnalisé sur mes marque-pages. En même temps, certains viennent m’offrir des cadeaux : un très beau dessin de toute la classe, un bracelet orthodoxe, un livre en roumain, des dessous de verre … Chaque attention me fait très plaisir et je les remercie chaleureusement. Certains, en plus des marque-pages, viennent me demander de leur signer un autographe, ça provoque l’envie à toute la classe. Ça donne l’impression d’être une star, ce n’est pas le but recherché mais ça leur fait tellement plaisir. Je leur dessine un smiley ou un lapin, ils sont très contents.
Le cours de religion vient me sauver. Sânziana, commence par le notre père, leur demande comment on peut avoir le salut, si sur terre il y a des bons et des méchants. Ce qu’il faut choisir et faire. Puis aujourd’hui ils découvrent une sainte orthodoxe qui va bientôt être fêtée. Elle demandera aux enfants où est-ce qu’ils passent le plus de temps (cinéma, mer, magasins, montagne, église, étranger …) pour découvrir leur intérêt pour l’église. Et leur dire que cette sainte avait choisi l’église et qu’elle y passera le plus clair de son temps. Son cours est vraiment profond, Noëlle et moi sommes vraiment surpris. L’occasion est très forte, je profite de finir sur ce dernier cours pour les remercier et leur faire partager que moi aussi si je suis là c’est grâce au Seigneur et qu’ils savent à qui ils doivent faire appel s’ils veulent réaliser leur rêve. (Merci père Daniel de m’avoir poussé à le faire.)
Ça sonne, les derniers autographes, câlins, au revoir, remerciement et ces enfants me quittent. Ils vont me manquer. J’aimerai revenir dans 3-4 ans pour voir comment ils auront évolué.
Cécilia a organisé un dernier petit temps avec les autres professeurs de primaire pour que je leur présente la continuité de mon projet, quelques photos, mon site, quelques vidéos. On partage un kouin man, des gâteaux bretons que m’a ramenés Noëlle. Je finis ce temps par un cadeau pour Cécilia. Je lui lis un poème de sincères remerciements en français écrit par mes soins, devant ses collègues. Je ne pouvais pas lui faire plus plaisir. Elle est vraiment émue, et ne peut parler pendant 10 minutes.
Le voyage ce n’est pas changer de pays C’est bien plus que cela dans une vie, Le voyageur se forme, et se transforme. La Roumanie s’est hasardée, À me présenter, dans la plus belle simplicité Une unique, atypique. Oser elle l’a fait, Sans savoir de quoi il en était, Grande est la richesse De cette pédagogue princesse, En qui j’ai retrouvé les plus belles valeurs humaines, Et ça, elle peut en être certaine. En ce jour de départ vers l’horizon A la recherche de la bonne combinaison, Je sais que rien n’aurait être aussi parfait, Dans ce pays où je sais que je reviendrai, Que si je n’avais pas eu sur mon chemin, La directrice qui a le cœur sur la main. Je ne pourrai jamais assez la remercier, Juste l’inviter à venir chez les français, Restera toujours ouverte, la porte de son plus vieil élève, Pour lui permettre à elle aussi de réaliser ses rêves. Merci infiniment, Cécilia.Elle part à l’after-school, avec Noëlle on va encore faire une ballade dans un autre coin de Bucarest, je lui fais découvrir mon parc préféré et elle comprend enfin pourquoi ils insistent tant sur la beauté des parcs à Bucarest. Au passage, on mange un dessert italien. Puis voulant retrouver Cécilia on va l’attendre devant son after-school, ça me donne l’occasion de dire au revoir à trois enfants de l’after-school, et d’avoir la surprise de recevoir une part de gâteau d’Irina, une collègue de Cécilia, qui travaille dans l’after-school juste en face de celui de Cécilia et qui nous avait repéré. On attend, on sonne et la directrice nous dit qu’elle est déjà partie. Ça me permet de lui dire au revoir à elle aussi, qui m’a accueillie trois après-midi. On retrouve donc Cécilia à l’école. Je leur pique leur photo et je les abandonne, j’ai deux sac à préparer. Mais on se donne rendez-vous à 20h au Mol. J’arrive au presbytère, Dolra m’invite à la liturgie, je me dis que j’en aurai pas forcement ce week-end et que ça ne peut pas faire de mal. A la fin de la messe, Père Daniel demande à ses paroissiens, de me confier pour la dernière prière de l’angélus pour la suite de mon aventure. Ça me fait très plaisir qu’il ait cette très bonne attention, me voilà porté par cette paroisse. A croire que je rencontre des checkpoints de prières sur mon chemin.
Je fais en à peine une heure mes sacs et le nettoyage de ma chambre, bien sûr je suis en retard. En plus je me trompe de sortie de métro, je me retrouve dans un parc où il fait nuit. Je fais confiance à mon sens de l’orientation et je cours dans une direction, c’est la bonne. Mais je rencontre des chiens qui n’aiment pas les gens qui courent, ils me suivront en aboyant malgré mes « chut ! », je tente de crier juste un coup, ça leur fait peur ils me laisseront tranquille. J’aurais quand même mon histoire de chien en un mois. Je retrouve enfin Cécilia et Noëlle. On va directement chez Paul, je lui offre deux gros macarons, et nous on s’achète un Kurtos, (une pâtisserie hongroise que j’avais vue lors du premier festival et que je voulais absolument goûter avant de partir). Chacun préfère ce qu’on peut trouver chez l’autre. Cécilia est aux anges et nous fait beaucoup rire. Un dernier instant unique que je n’oublierai pas. On rentre, on laisse Noëlle à son appartenant, je lui laisse le relai pour ses deux derniers jours en Roumanie. On si dira au revoir et elle terminera la conversation par … « farfelu ». Cécilia me raccompagne jusqu’au presbytère, on se quittera sur un dernier « au revoir » et un aussi « très bientôt. On garde le contact. »
Je rentre et retrouve une dernière fois père Daniel. On prendra le temps aussi de parler des dernières choses. Il sera là demain pour le petit déjeuner, il y tient. Ça me touche. Je le quitte et je finis les derniers détails. Je me couche pour la dernière fois de cette aventure en Roumanie. A demain.









