Jeudi 02 mai : Ah ! Les péruviens !

Je commence ma journée en découvrant comment avoir de l’eau chaude, il y a un autre tableau électrique qui permet d’activer l’électricité du chauffe-eau. Ainsi, j’ai une douche tiède avec le petit système qui chauffe l’eau en instantané, autant dire que c’est pratique mais pas sur le long terme. Ce petit système a aussi l’avantage de donner des décharges quand tu veux tourner le robinet. Un peu archaïque l’installation, une fois que tu es au courant, tu éteins le système avant de tourner la poignée. En tout cas, ça réveille.

Je prends mon petit-déjeuner avec Henry qui m’a gentiment invité et on part ensemble sur le chemin de l’école, du moins sur les chemins des combis. Je l’ai pris dans l’autre sens mais Henry m’explique comment le prendre dans ce sens. Je monte, la route sans souci, juste il faut que je reconnaisse quand est-ce que je dois m’arrêter. Je regarde le chemin attentivement et à chaque fois je me dis que je suis bientôt arrivé. Mais une petite dame qui a entendu Henry dire au crieur de bus, où j’allais, m’aide à savoir où je dois descendre. Ils sont très gentils, les péruviens. Une fois à l’école, on m’accueille comme si ça faisait des mois que je venais ici. Chaque prof rencontré me fait la bise. C’est agréable un lieu de travail comme ça.

J’arrive dans la classe de 1e année, les enfants sont toujours très contents de me revoir. Je m’installe et je suis reparti pour de l’observation. Ce matin : coloriage, dictée, collage de devoirs, exercice de remise en ordre des phrases, et lecture d’une histoire écrite sur un A0, le tout toujours entrecoupé d’un goûter, d’une récréation et d’un repas final. Très vite, j’aide les enfants qui ont des difficultés à écrire, je leur épelle les mots ou les aides à se concentrer. En même temps, je développe une petite complicité avec eux. A la récré, ils voudront jouer avec moi. En classe, la professeur me les laisse pour aller faire des photocopies, j’aime bien la confiance qu’elle m’accorde. Je gère.

Après le repas, j’apprends à une fille curieuse un jeu de mains en français, je lui promets que je vais lui traduire pour qu’elle puisse le faire à ses copines. Les autres gars, eux, ne se lassent pas des combats de pouces appris l’autre jour. Ça créé du lien, mine de rien.

Je les quitte déjà en reprenant mon combi, ça va très vite à savoir comment faire. De retour à l’appart’, je profite que les fuseaux horaires coïncident avec la France pour un petit Skype. Je rédige aussi une lettre de remerciement pour un autre sponsor qui m’a aussi généreusement donné. Une petite lessive à la main en attendant de savoir si je pourrais utiliser la machine de mon contact (ça rappelle les scouts !!!) et puis je commence enfin ma newsletter. Un petit repas que je cuisine, et je finis deux-trois trucs et je vais me coucher. A demain.

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