Dimanche 18 août : visite oubliée !

Ce matin, je m’autorise ma première « grass ‘mat’ » puisque pour une fois, pour la messe du dimanche, je vais à l’école de Savio. Et donc, je me réveille à 8h pour le petit-déjeuner avec les frères. Pendant le petit-déjeuner, je prendrai juste conscience que les comprimés que je prends contre le paludisme, à raison de 50€ la boîte de 12, j’avale chaque matin 4€, c’est beau la médecine. Puis malheureusement, le frère Gérald ne me reparlera pas de sortie d’aujourd’hui. Je vais à la messe à Savio. J’aime toujours autant les voir chanter et cette fois-ci je filme. Puis, je les laisse pour travailler dans ma chambre.

Après le repas, il n’y aura pas de courant, je finis la batterie de mon ordinateur, puis obligé de sortir. Je vais voir ce que font les enfants un dimanche après midi. Ils jouent tous comme pour un playtime. J’ai un groupe qui se forme autour de moi, on fera encore des batailles de pouces, des tapes-mains, des bras de fer avec les plus grand, et des chansons. Je croise des enfants en train de jouer avec les chauves-souris sous le plafond du réfectoire. Ils s’amusent à leur lancer des sandales pour les voir voler et se faire peur à chaque fois. Ils sont trop drôles à voir.

Un grand voudra me montrer aussi leur ferme. Et oui, ici, ils ont des cochons, le meilleur moyen d’avoir de la viande pas cher en abondance. Ils ont aussi des poulets et des lapins. Il me fait aussi une petite visite du champ de bananiers et les autres nourritures qu’on peut y trouver : papaye, cassava (une racine sucrée), carottes et épinards. Ainsi, il y a des personnes qui gèrent ça pour les cantines, pour apporter plus aux enfants. Je remarque que les enfants peuvent venir librement dans ces champs, ça ne pose pas de problème, ils respectent bien les lieux. Les enfants vont à la douche, moi je les laisse.

Je vais prendre à thé, et puis je rencontre la cuisinière pour lui demander des recettes du pays. Au début on aura un peu de mal à se comprendre. Elle me rapportera des livres de recettes d’Europe. Puis au fur et mesure, on y arrive, et elle me trouve la recette de « groundneat sauce », cette sauce violette de cacahuète. Avec le matooké, il n’y a pas plus typique. Elle me donne aussi une façon de cuire le poulet à l’Ougandaise, aller pourquoi pas, on essayera à la maison. Et enfin, la recette du gros gâteau qu’elle a fait pour l’assomption. Je comprends mieux la taille du gâteau quand elle me donne les proportions : 1kg de beurre, 1kg de sucre, 2kg de farine, 20 œufs et un peu de citron. Pourtant, il était vachement léger. Je copie les recettes, je la remercie et je retourne dans ma chambre, l’eau courante est revenue. J’en profite.

Mais ce soir, ce  sera la panne de courant pendant le repas. Les batteries de secours sont aussi déchargées. On se retrouve dans le noir, je me tourne vers le frère Gérald et je lui ressors un beau « c’est la vie ! » On rigolera bien. On finira le repas à la lampe torche et à la bougie. A demain.

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