Samedi 4 mai : Ah ! Les scouts !

Il est 5h30 du matin, le froid n’a pas été des plus agréables pour dormir. Il est déjà l’heure de plier bagage. Les scouts se lèvent difficilement, et commencent à ranger leurs affaires. Moi je m’occupe de la mission bois. Je monte sur une montagne, je me rends compte de la beauté du paysage dans lequel je viens de dormir. Mais je me rends aussi compte qu’il va être très dur de trouver du bois dans ce milieu désertique. Je sillonne d’autres crevasses, et je trouve enfin quelques arbrisseaux bien secs pour alimenter notre feu du matin et se réchauffer de cette nuit fraîche. Une fois le feu rallumé, je remonte sur la montagne pour profiter du paysage mais surtout de la lumière du petit matin et j’attends avec impatience que le soleil se lève de l’autre côté des montagnes. Je fais des photos, mais malheureusement, il sera déjà l’heure de partir avant de voir un de ses rayons.

Une fois le campement rangé, on repart dans l’autre sens, et là ce que nous avons vu de nuit dans un sens, nous le découvrons de jour dans l’autre sens. Tout simplement splendide, un dépaysement total, avec toujours ces genres de grottes troglodytes, des cactus de toutes sortes, une lumières douce du matin, une expédition unique.

Bien sûr, refaisant le chemin en sens inverse, on retombe sur le mur d’escalade qui dans ce sens sera plus un toboggan. Ça va plus vite. On sort des montagnes, on rejoint le village à côté.

On se pose à l’ombre pour prendre notre petit déjeuner. On ne tarde pas pour finir notre excursion par une baignade dans une des différentes piscines qui sont plus ou moins médicinales avec l’eau de la source. Un plongeon, que rêver de mieux, je ne me suis pas baigné depuis l’Inde. En plus avec des scouts avec qui partager ce moment. Etant dans mon élément, j’anime mine de rien ce temps de détente. Ça fera vraiment du bien.

En repartant, on croise sur notre chemin, une famille de français qui font le tour de l’Amérique du sud avec leur camping car en un an, toujours amusant de se rencontrer entre fous-rêveurs. On recharge le combi et on est reparti. Bien qu’on soit en retard, Henry et le chauffeur fond un petit détour pour me montrer le petit village charmant de pierres roses qu’il y a à côté. Ceci permet aussi d’avoir la vue sur de sympathiques champs verts en escalier, je trouve ça magnifique.

Et enfin, on rentre. On retrouve le lieu de rendez-vous, Henry leur remet un insigne comme quoi ils ont participé à cette aventure. Il me ferra le cadeau de m’en offrir un aussi. Les parents récupèrent leur jeune qui devrait bien dormir ce soir. Après le dernier, on rentre à l’appart’ avec Henry. Il m’invite à manger avec eux. Juste le temps de ranger et je partage un agréable moment avec eux.

J’avoue, après le repas, je fais une sieste pour récupérer de cette nuit unique mais courte. Je finis la soirée avec un Skype français, suivi d’un contact mail d’une nouvelle bénévole de l’association des crèches qui vient d’arriver et qui serait partante pour visiter la ville à deux demain. Je finis ma newsletter et je regarde le zapping en mangeant des pâtes. S’enchaîner plusieurs « zapping » est toujours une mauvaise idée, il ne sélectionne que ce qui ne va pas et donc tu ressors en te disant que la France va exploser. Je me change les idées avec un film, mais très vite je m’endors. A demain.

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