Je me réveille encore à la bourre et ce matin je loupe l’heure du petit déjeuner. Je petit-déjeune quand même après les autres seul dans la cuisine. Une fois fait, je me prépare et reprends avec plaisir mon service de débroussaillage dans le champ. Je retrouve mon ami Jérôme qui sera obligé de mettre sa main de maître pour faire démarrer la machine mais une fois prêt, je suis parti. Encore deux heures à travailler dans un champ brésilien, je m’interroge en me disant que je pourrai peut-être trouver des animaux dangereux, mais si c’était possible, ils m’auraient prévenu, enfin, je pense ! Toujours-est-il que les seuls animaux que je fréquente sont les oiseaux qui sont friands de l’herbe fraîchement coupée pour trouver des insectes. Et avec leur gorge jaune et leur touche exotique, ils n’ont pas peur de ma débroussailleuse et viennent picorer à 2 mètres de moi. Je rencontre aussi des gros vers noirs avec de jolis points jaunes, ceux-ci aussi sont très exotiques. Après, deux réservoirs à sec sous un soleil chaud, il est l’heure d’arrêter. Une douche avant qu’on aille manger tous ensemble. Un mijoté de viande haricots avec du riz c’est la base de tous les plats cuisinés différemment. On fait la vaisselle ensemble puis, une petit sieste avant les préparatifs. En revenant de ma chambre, je suis surpris de voir deux sœurs courir après un genre d’animal. Curieux, je découvre qu’elles courent après un jeune tatou qu’elles essayent d’attraper. Je les aide, c’est très drôle comment ça coure, on réussi à l’attraper pour le montrer aux autres, je fais ma photo et directement on me dit qu’on peut le manger. Après le cochon d’inde, j’ai envie de dire pourquoi pas. Mais ils ne mangent que les plus gros ; Dommage !
On prépare la fête de la St Jean pour les enfants qui vont arriver. Un gros gâteau pour les anniversaires du mois, des fruits, des petits sachets de pop-corn à ramener, et un peu de musique et tout est prêt. En attendant tous les enfants, je retrouve ceux rencontrés hier, ils sont bien contents de me voir, je les regarde jouer, et très vite je vois qu’ils ont l’œil attentif, ils ont trouvé dans le parc un joli gros lézard, j’ai envie de dire un gros iguane, je le filme et prend quelques photos. Après, le tatou, ça défile aujourd’hui. Une noix de coco jetée très près de lui par les enfants, le fera aller se baigner dans l’eau, on ne le reverra plus. Ma caméra intrigue les enfants, je prêtre à certains mon petit gadget. La fête commence, de la musique spéciale St Jean, et apprend à danser, le forro. On m’invite et me voilà à danser avec une belle brésilienne, un mouvement de base, puis, il y a des mouvements en fonction des envies du meneur. C’est très sympa et dynamique. Puis ça se termine sur un genre de danse à deux où tout le monde change de partenaire. Tout le monde ne dansera pas, mais ils aiment bien regarder. Il y a aussi d’autres petits jeux, genre chaise musicale ou remettre le chapeau du monsieur dessiné les yeux bandés. On finit sur une danse qui se rapproche plus du rythme brésilien, pour fêter les anniversaires, souffler les bougies et partager le gâteau. Dans l’assiette on aura quand même le gâteau d’anniversaire, un far à la farine de maïs, un maïs vapeur à croquer, un morceau de pizza (oui, pourquoi pas,) une demi-orange et un bonbon ! Après être bien rassasié, je joue encore un peu avec mes nouveaux copains, ça les éclate d’utiliser la caméra ou de mettre mon chapeau. Mais la fête est déjà finie, ils repartent. Encore un bon moment passé dans la simplicité et dans la joie. J’aide à ranger.
Un petit temps de pause avant la messe, après celle-ci, je prends le temps de discuter avec mon ami Frère Paulo, il m’explique le fonctionnement du soutient scolaire qu’ils organisent les après-midis avec les enfants des quartiers. Il me raconte un peu l’historique dans le premier quartier qu’ils ont commencé à aider, puis celui-ci, avec la tentative de crèches écoles qui a duré deux ans, puis enfin il m’explique comment ils arrivent à avoir des personnes toujours intéressées pour entrer dans leur communauté. C’est très intéressant de parler avec lui. On va pour rejoindre le repas, c’est le mois d’anniversaires de certaines sœurs. On oublie le petit-déjeuner traditionnel du soir. Ce soir, c’est des lasagnes au jambon, et encore un gâteau d’anniversaire, un trop bon flanc à la coco. Je vais voir pour la recette. On passe un bon moment. En plus, je peux découvrir la boisson du pays, après l’IncaCola au Pérou, c’est Guarana au Brésil, un soda à base de plantes amazoniennes, c’est très frai et très bon, je le préfère à l’Incacola, dommage qu’on ne trouve pas ça en France.
A la vaisselle, c’est avec frère Marcio avec qui je prendrai le temps de discuter. On parlera du portugais, des différents accents en fonction des régions du Brésil, de la pédagogie de la communauté pour qu’on apprenne leur langue : pendant une semaine, ils nous aident à traduire puisqu’ils savent parler français, puis après c’est « débrouille-toi ». Je vais quand même essayer de trouver un dictionnaire portugais alors … en tous cas c’est très sympa, on parle aussi aspect pratique avec les courses, et plus sérieux avec la société brésilienne, et française. J’en apprends encore beaucoup. Puis, je les abandonne, juste une fille me demande si je connais les échecs, on devrait se faire un partie prochainement. Je rentre dans ma chambre, j’écris et finis deux-trois trucs, A demain.









