Je me réveille comme prévu, je m’enfile le petit dej’ de la veille retenu, et j’attends dans le lieu entendu. Il est 7h30, il n’y a personne, 7h45 toujours rien, 7h50 je m’inquiète, une arnaque ?, 7h55 je me dis « à 8h, j’appelle », 7h58 la guide arrive me chercher. La découverte d’une agence touristique commence. On va ensemble vers le minibus d’une vingtaine de places, une famille est déjà dedans, elle m’explique qu’on doit chercher les autres et qu’elle s’excuse pour le retard. Ainsi, cette balade en bus pour prendre les différents autres membres de la visite a l’avantage de me faire visiter la ville. Pas du tout la même impression que mon premier jour, la ville paraît plus vivante, attirante et traditionnelle, j’entends par là que la ville n’est pas que building d’acier, mais on retrouve des façades, des magasins, des monuments, typiquement d’ici. Une fois tout le monde récupéré, des américains, des australiens, des portugais, et un français : tous anglophone, la guide se présente, s’excuse encore une fois, et présente la journée. On devrait bien s’amuser.
On commence par la cité interdite. On est un groupe de vingt donc pour ne pas se perdre, la guide a un drapeau avec à la place d’un fanion, un petite nounours dragon, initiative très appréciée puisque, vu le nombre de groupes touristiques avec différents fanions de couleur, il y avait de fortes chances de le confondre. Le dragon est le seul, pas de possible de se perdre. On commence par la place Tian An Men, une foule immense, des groupes touristiques avec des guides au mégaphone ou au micro et enceinte portative. La guide nous laisse quartier libre pour découvrir par nous même. On a une belle vue sur les portes de la cité, je peux faire mes photos, je fais vite fait le tour de la place. Après, on me dira qu’il fallait aller voir la tombe de Mao. On continue avec la cité interdite, une grande porte, puis encore une autre, puis les billets. On entre enfin, une première cour, puis, encore une porte, une deuxième cour, avec un canal qui la traverse et enfin après la dernière grande porte le cœur de la cité avec la salle du trône. On continue avec les petits jardins et les petites maisons qui la composent.
La guide nous laisse à un autre guide, qui nous explique qu’il va nous présenter une salle peu visitée et qu’on est privilégiés. Beaucoup du groupe sont très surpris et apprécies. On entre dans la salle d’art de l’empereur, on découvre quelques tableaux et il nous raconte l’historique des différents empereurs. Puis il nous dit encore qu’on est très privilégiés car on va pouvoir rencontrer un descendant de l’empereur qui a une maîtrise parfaite de la calligraphie chinoise et qu’il va pouvoir écrire devant nous. Ainsi, le groupe est encore une fois très surpris et se sens très chanceux. Derrière le paravent, on rencontre le fameux artiste. Il est en train de lire à son bureau, le guide lui demande s’il veut bien daigner nous écrire quelques caractères chinois. Il accepte et prends son pinceau. Ayant expérimenté la calligraphie chinoise et y ayant compris une part de sa complexité, je suis vraiment bluffé de sa main d’artiste qui te réalise un caractère parfaitement avec les finitions des traits d’une rapidité et d’une précision. Pourtant on a vraiment l’impression que ça a l’air facile.
Une fois fini et expliqué comment il signe les calligraphies, le guide termine en nous disant que nous sommes les plus privilégiés, car l’artiste accepte de nous peindre quelques caractères chinois pour la modique somme de 300 yuans (30€) pour 2 caractères ou 600 yuans pour les 4 sur une grande toile. Et bien sûr, ils prennent la carte, là tu comprends où il voulait en venir avec tout son discours de privilèges. Ils seront 4 à repartir avec une toile dédicacée. On poursuit la visite avec notre guide, des échoppes avec des membres intéressés par la photo en habit de l’empereur sur le faux trône, puis par des petites salles d’objets d’art, et on termine la visite.
On retrouve notre minibus qui nous attend, et on poursuit voir une présentation de la médecine chinoise. Ce qui est bien avec les groupes touristiques, c’est que tu découvres des choses que tu n’irais pas seul au premier abord. Par contre, un point très rébarbatif avec un groupe, c’est leur envie incessante d’aller aux toilettes, à 1 heure d’intervalle avec 10 minutes d’attente pour le reste du groupe. Ainsi, après avoir traversé une pharmacie, avoir encore attendu 10 minutes, on monte dans une salle où l’on nous fait une présentation de la médecine chinoise, qui marche avec l’acupuncture, les éléments, les couleurs, les organes reliés et elle finit avec le massage et le diagnostique des experts par juste palpation du poul à trois doigts des deux bras. Et puis elle nous demande qui veut un diagnostique des experts gratuit. Alors deux trois mains se lèvent, les experts arrivent. Des vrais vieux docteurs chinois avec leur traductrice, ils prennent les bras des « patients ». Et juste par le poul, en regardant en plus la gorge et les yeux, et quelques questions, il diagnostique, et il est capable de voir que tu as des problèmes de sommeil, de migraines, de tension … Moi, je teste aussi, après tout pourquoi pas, j’avoue être moins à l’aise avec le vocabulaire anglophone médical, je n’ai pas tout compris et retenu, il me dira « l’énergie de votre sang n’est pas assez. » Mon énergie n’est pas assez quoi je ne sais pas, mais dès que tu demandes les recommandations du docteur, tu dois payer. Je m’arrête là, il n’a pas réussi à me trouver grand-chose, comparé à la fille d’à côté qui repart avec une cure de ginseng pour un mois pour ses problèmes de sommeil, je crois, mais là aussi elle a payé.
Il y a aussi des massages payant proposés, un membre avec qui j’ai un peu sympathisé essaye, mais ici, c’est à la chinoise, et quand le masseur sent qu’il faut travailler un point, il y va. Vu par les grimaces et les cris retenus, ce n’est pas un doux massage qu’on lui fait, et même à trois reprises, il est content de penser que c’est fini, mais le masseur reprend une autre partie. Il dira quand même que ça fait du bien. Ainsi une fois, que tout le monde a pu ou non expérimenter la médecine chinoise, on part manger.
On reprend le minibus, on arrive à un petit restaurant très sympa, la guide nous place, pour éviter de séparer les familles. Je retrouve une grande table ronde avec le plateau de verre qu’on fait tourner, les plats qu’ils apportent au fur et mesure, et toujours je découvre des saveurs. On en profite aussi pour se connaître les uns les autres. Un moment convivial très agréable. Rassasié, on repart, direction le temple du ciel.
Ce qui est bien avec la visite en groupe, c’est qu’on n’a pas besoin de faire la queue pour prendre nos tickets. Par contre, la guide a la petite tendance à marcher très très vite, et nous, à faire des photos et regarder les vieux jouer aux cartes, les arbres centenaires, les couleurs vives des poutres des charpentes, on a un peu du mal à la suivre. C’est sûr qu’elle connaît déjà tout ça. Mais on y arrive. Une fois au cœur, elle nous laisse une demi-heure pour se balader, faire nos photos et découvrir. Elle nous a déjà raconté le gros de l’histoire dans le minibus pendant le voyage. Ainsi chacun part dans son coin à la recherche de la photo unique. De très belles choses à voir, une architecture très impressionnante, des couleurs très vives, mais le temple principal est fermé en hiver. Par contre, les gens se sont installés pour assister à une cérémonie, les artistes en costume s’installent sur les côtés, la demi-heure est finie et la guide nous dit que ça ne fait pas partie du tour, on part. Dommage, un beau spectacle en perspective, un point négatif pour la visite de groupe.
On retourne au minibus, avant de finir par le palais d’été et le lac de Kunming, on passe par une « nacrerie ». La Chine est un grand producteur de perles de nacre, on nous fait une présentation d’où est-ce qu’on trouve les perles de nacres, jusqu’à combien dans un coquillage, comment reconnaître une perle de nacre. Et bien sûr, après ils nous présentent le magasin. Même si tu as payé ton billet de visite de la journée, tu es quand même très sollicité pour payer encore. Là j’avoue que j’aurai préféré rester une demi-heure de plus dans le palais d’été, que d’attendre que les deux seules personnes intéressés aient finis de choisir leur bague. Mais bon.
On arrive au palais d’été. A l’entrée, des vendeurs de babioles en tous genre, mais une est vraiment sympa et séduit pas mal de clients, le chapeau en alvéoles de carton qui peut prendre plus de cinq formes de chapeaux chinois différents.
On rentre dans le parc avec le lac immense qui est une réplique d’un lac à côté de Shanghai qu’un des empereurs voulait à Pékin. Après nous avoir raconté le gros de l’histoire dans le bus, elle nous laisse une demi-heure pour se balader, sachant que normalement, il faut deux jours pour tout visiter. On est en fin d’après-midi, la lumière est super agréable, le cadre magique, le vent frais dans les cheveux, chaque photo dégage une ambiance unique. On fait le tour de l’îlot, on découvre la folie chinoise de traverser le lac gelé à pied et de se retrouver à faire la queue pour remonter sur la berge en devant monter sur un banc en équilibre s’ils ne veulent pas avoir les pieds dans l’eau fondue. Une autre ambiance unique. Puis c’est déjà la fin, le groupe se réunit une dernière fois, on prend le bus, et on me ramène le premier, un au revoir global, super d’avoir pu vivre ça avec eux.
Je rentre à l’hôtel, l’aubergiste m’annonce que je dois changer de chambre. En effet, je suis au sous sol avec les chinois. Pour les quatre autres nuits, je dormirai avec les étrangers au troisième étage. (Ici, on ne mélange pas !) Ainsi, je prends mes bagages, je monte dans ma nouvelle chambre. Alors, cette dernière est plus grande, avec fenêtre, 8 lits avec chacun une prise et une lumière (ce qui n’était pas le cas pour la chambre avec les chinois). Puis, certes je suis avec des étrangers, mais des étrangers bien installés, il y a des affaires partout (j’apprends plus tard que deux membres de la chambre vivent ici à l’année et qu’ils ont vraiment pris possession de la chambre.) Je mets un peu de temps pour trouver mes repères. Puis, pareil, le seul espace vraiment à toi, c’est ton lit, je mets la plupart de mes affaires sur un quart de mon grand lit. Je parle vite fais avec l’écossais présent qui m’explique qu’ils sont plusieurs à parler français dans la pièce, bonne nouvelle, mais ce soir, je bosse, je sors juste pour aller manger des nouilles chinoises dans un petit restaurant, et prends un petit-déjeuner pour demain matin puis je me couche. Même si j’ai rencontré les autres membres de la chambre, je ne leur ai pas parlé, j’avoue qu’il y a des fois, où la rencontre ça fatigue et ça prend du temps. Je suis là encore quatre jours, ce n’est que partie remise.









