Lundi 17 juin : une nouvelle famille

Après avoir dormir par intermittences d’une heure pour être sûr que mes bagages soient toujours à côté de moi, je décide de bouger de cette banquette peu confortable. Un petit déjeuner sur le pouce avec un dernier croissant du Pérou, ceux de ma boulangère au coin de la rue, les dernières saveurs du Pérou. Puis j’entame la queue de l’enregistrement deux heures avant : mieux vaut attendre de l’autre côté. Le contrôle de sécurité est vraiment rapide. Je me remets vite fait sur internet pour prendre et donner des nouvelles encore une fois puis je refais un somme, une nuit à l’aéroport ce n’est pas très récupérateur. Dans l’avion, je ne serais malheureusement pas à côté du hublot, donc ce sera encore un somme.

Après 40 minutes d’attentes pour avoir nos bagages, pour une fois, à la sortie de l’aéroport, on m’attend et il y a une personne avec une pancarte portant mon nom. Ni français, ni espagnol pour lui, ni portugais pour moi, on discutera en anglais. Très sympa, on sort direct. Mais je me rends compte que le climat est chaud et humide. Il me présente les saisons, c’est simple il y a chaud et … très chaud, je crois qu’on est juste en chaud ! Je lui parle de mon projet, il me parle de son pays.

Un peu de voiture et on arrive rapidement à la maison Marthe et Marie, maison de communauté qui m’accueille. C’est une grande ferme un peu retirée de la ville à vingt minutes du centre de Salvador. On arrive, un petit étang, des palmiers, des arbres tropicaux, mais personne. On rencontrera quand même d’abord sœur Marie-Laure, la mère supérieure, mon contact par internet, qui ensuite me présentera à tout le monde réuni au repas festif d’une fin de semaine spéciale. Ils m’accueillent  avec plaisir, ici, beaucoup d’autres parlent français. Ils m’invitent à participer à leur fête et celui qui est déguisé me rassure, ce n’est pas tous les jours comme ça qu’après j’aurai ma chambre et tout ça. J’assiste à leur exposition finale de photos. Je vois que c’est une belle communauté qui sait rire et plaisanter. On mange, je rencontre certains membres, qui m’accueillent chaleureusement. Un peu en français, mais je vais voir s’il ne faut pas que je me mette au portugais ? Puis, très vite une personne me conduit à ma chambre, c’est une ancienne ferme donc au fond du terrain, il y a une ancienne écurie retapée en dortoir, les portes sont d’origines, ça vraiment son charme. Pour l’instant, je suis seul dans cette grande chambre de cinq, mais à l’approche des JMJ, ça devrait se remplir. Elle me laisse la clef du cadenas, je m’installe et prends possession de ma chambre. Mais d’abord, après trois jours de voyage, je commence par une petite douche (froide, mais il faut tellement chaud que ça fait vraiment du bien et ça rappelle l’Inde).

Un petit sms à la famille, puis, je vais faire un tour extérieur des lieux, en sortant, juste devant ma porte, un cheval qui broute, c’est très sympa. Je rencontre une famille qui a l’air de vivre aussi ici. La grande qui parle un peu français, me posera plusieurs questions, on arrivera un peu à converser avec mon espagnol et son français. Ça rassure.

Le terrain est grand, il y a un terrain de volley, de foot, une petite piscine (à moi la baignade quotidienne !!!), pas mal d’animaux et d’oiseaux dans les environs on entend surtout leur bruit. Puis, ils ont aussi des lieux de prières complètement ouverts avec juste un toit, c’est une autre dimension que d’être enfermé.

Je rentre, je me pose, j’écris, je dors, j’essaye d’écrire, finalement le coup de barre du voyage est trop fort, je me repose encore. Je les rejoins pour la messe de 18h, un petit temps de prière dans cette chapelle ouverte, dehors, dans l’ombre du soir, c’est vraiment très agréable. On part ensuite manger, je prends le temps avec sœur Marie-Laure, d’en savoir plus sur ce lieu et sur comment mettre en place mon projet. Les vacances de la St Jean, ne vont pas me permettre de rencontrer longtemps les enfants et les écoles. Mais je m’adapte encore une fois, c’était difficile de rencontrer partout que des périodes sans vacances, et toute façon après cette bonne période au Pérou, un peu de repos ne fera pas de mal, j’ai toujours plein de chose à rédiger (articles, rapport, newsletter …) et des vidéos à monter. Un frère Marcio, qui parle très bien français, se joint à nous, et discute avec nous. Déjà, j’apprends avec eux que je vais quand même pouvoir faire découvrir pas mal de chose à mes amis français, puisque entre les repas, les danses, et les traditions décrites pour la fête du pays, je sens qu’il y a des choses à présenter. Enfin, on se prépare pour le dîner. Ici dans la région nord-est du pays, le repas du soir est un petit-déjeuner avec thé-café, pain, gâteaux, beurre, et une bouillie de tapioca. Je découvre et encore une fois, je m’adapte, c’est très bon. A la fin du repas, la sœur supérieure présente la semaine, il va y avoir pas mal de passages, ils accueillent beaucoup. Il y a aussi des vacances qui arrivent pour beaucoup d’entre eux. Marcio, très sympa en profite pour me traduire tout ce qui est dit. J’avoue saisir certains mots mais je suis loin de comprendre le discours. Et Sœur Marie-Laure en profite pour m’accueillir dignement devant tout le monde en rappelant mon projet et me proposant de leur projeter les vidéos réalisées pour une découverte du monde. Je ne demande pas mieux. On débarrasse ensemble, je contribue déjà à la vaisselle. J’en profite pour être mis au courant des dernières infos. Ici, les moustiques n’ont jusqu’à présent, apporté aucune maladie (dingue, fièvre jaune …) même si  ces dernières sont présentes dans ce pays. Je dis au revoir et me retire dans ma chambre. Je veux écrire un peu, mais le sommeil aura raison de moi, juste après la visite d’un gros papillon de nuit. A demain.

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