Dimanche 19 mai : Ce sentiment de fierté !

La dernière marche est prévue à 5 heures du matin, on se réveille, on boucle notre sac dans le noir, et on rejoint notre point de rendez-vous. On est parti, lampe frontale allumée, dans ce noir obscur à suivre notre guide. Ainsi 1000 mètres de montée nous attend, on y va tranquille. Très vite, ça s’éclaircit et on devine facilement le chemin sans lampe. En regardant en contrebas, on voit une procession de touristes, lampe au front, qui nous suivent. Ce n’est pas évident mais cette fois ci, il faut le faire au vrai rythme, puisqu’il y a un bus au bout qui nous attend. Mon amie qui avait trop mal aux jambes, a préféré remonter à dos de mule, même si imaginer les mules s’arrêter à 10 centimètres des falaises (même si les mules connaissent très bien le chemin), ne l’enchantait guère.

Ainsi avec Sandro et le guide, on tient un bon rythme. On peut profiter du spectacle de la magie des jeux des ombres avec le soleil qui se lève dans les montagnes. Malgré que ce soit soutenu, j’arrive à prendre des photos. Plus ça va, et plus la fatigue se fait sentir, je mange des barres de céréales pour continuer. Mais tu te poses cette question : « mais pourquoi je fais ça ? » et puis tu croises des villageois qui le font quotidiennement, tu relativises. En regardant en contrebas, je vois mon amie à dos de mule qui est partie plus tard (Comme les mules font le même chemin pendant 10 ans, elles ont l’habitude et vont beaucoup plus vite.)

Encore des efforts, des barres de céréales, de pauses pour contempler la vue, pour faire des photos du paysage, pour faire des photos de nous dans le paysage, de reprendre des gorgées d’eau, avant de se faire doubler par notre amie. On se fera quand même un peu remarquer en criant nos prénoms dans les montagnes. Et on grimpe encore en se demandant pourquoi ?

Et au bout de trois heures d’effort, on arrive en haut et là on comprend : Quel sentiment de fierté de l’avoir fait, de contempler la vue, et de se rappeler tout ce qu’on a vécu pour se dire que ça vaut vraiment le coup. Une petite pause et on est déjà reparti.

On doit rejoindre le village mais les 500 mètres de marche nous proposent encore un très beau paysage, tu n’as jamais finis d’être surpris. Au village, petites ruelles, maisons de pierres, église blanche, place du village, villageois typiques avec leurs habits traditionnels me surprennent toujours.

On va petit-déjeuner chez l’habitant qui reçoit quotidiennement les touristes. Ce matin, c’est petit-pain confiture, mais aussi des œufs brouillés, mon ami allemand est très content. Au petit déjeuner, on rencontre un couple de touristes français qui mangent à côté de nous. Chacun explique ses projets,  eux se font un tour de l’Amérique du Sud, pendant un an avec un projet photo. On s’échange nos sites, c’est très amusant.

On retrouve notre combi et on est parti. Mais sur le route, un arrêt pour revoir des condors en vol, un autre pour voir la magnifique vue du commencement du canyon, un suivant dans un petit village avec des boutiques qui attendent les touristes, un arrêt enfin aux fameux bains thermaux à l’eau de volcan avec une eau à 39°C. Je peux t’assurer que ça fait trop du bien après avoir marché pendant trois jours. L‘entrée est vraiment chaude, après c’est vraiment décontractant à tel point que tu ne peux même pas nager. On profite vraiment de l’instant offert, on va aussi avec Sandro profiter d’une autre piscine un peu plus fraîche, on fait des photos sous l’eau avec mon appareil. Qu’est ce que ça fait du bien !

Et on est reparti pour retourner à Chivay pour manger. On nous propose un buffet qui n’est pas compris dans le billet. C’est vrai que c’est intéressant et ça permet de goûter à de nombreux plats typiques différents. Après trois assiettes et avoir goûté à tout, après avoir apprécié le guacamole et le quinoa au lait, je pense avoir bien rentabilisé le buffet.

On remonte dans le bus, pour enfin revenir sur Arequipa. On fera deux derniers arrêts : un au « mirador de los angeles », col à 4910 mètres (et oui plus haut que le Mont Blanc !) avec son paysage de champ de cailloux superposés. Quand il fait beau (ce qui n’est pas notre cas), on peut normalement voir les 7 différents volcans qui forment le paysage, et quand il fait vraiment clair, on peut voir le début de la source de l’Amazone. Dommage pour nous, on fera quand même notre photo pour prouver qu’on était à presque 5000 mètres et on jouera un peu avec le peu de neige avec notre guide et Sandro.

Le deuxième arrêt est dans la réserve naturelle pour observer les lamas et alpaguas en liberté. C’est sûr que c’est plus sympa de les prendre en photo ici que derrière une grille dans la ville.

Le retour sera la dernière occasion de profiter de notre groupe, on s’est vraiment bien marré ensemble avec le guide et Sandro. On s’échange nos coordonnés, on s’échangera nos photos. Le bus arrive enfin à Arequipa, on se sépare tous pour rentrer « chez nous ». Je rentre, je retrouve mon contact, je défais mon sac, je regarde mes mails, mes photos (650 et 80 petits films), plus qu’à garder les meilleures. Et je ne tarde pas d’aller me coucher. A demain.

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Une réponse à Dimanche 19 mai : Ce sentiment de fierté !

  1. CP-CE1 Notre Dame des Fleurs Languidic dit :

    Magnifiques les photos de cette randonnée ; c’était sûrement génial !
    Ici, à Languidic, on est bien content d’avoir pu faire la connaissance des enfants péruviens. On n’entendait pas tout très bien mais c’était super de pouvoir vous parler…
    Des questions qui nous restent (ou dont on n’a pas bien entendu les réponses) :
    - qu’est ce que vous faites comme matières à l’école ?
    - qu’est ce que vous aimez faire en dehors de l’école ?
    - qu’est ce que vous aimez manger ? c’est vrai que vous mangez des cochons d’inde ?
    à bientôt, on continue le voyage avec vous !
    Les CP-CE1