Même si je suis à l’autre bout du monde, il ne faut pas que j’oublie la France et ma rentrée. En même temps que cette dernière semaine chargée, je dois faire un dossier pour une possibilité de bourse pour l’année prochaine. Je commence par un Skype pour préparer tout ça. J’en profite aussi pour voir toute la famille. Et je m’attelle à une lettre de motivation pour ce dossier. Et je profite qu’aujourd’hui je n’ai pas de Skype avec des écoles, pour m’appliquer et donc arriver un peu en retard à l’école.
En prenant le combi, j’aurai la surprise de retrouver cette dame que j’avais vue le premier jour et qui m’avait généreusement aidé à savoir où je devais descendre. Je m’assois à la seule place de libre, celle à côté d’elle. Et on profite du voyage (et du fait que maintenant je me débrouille en espagnol) pour parler de mon séjour. C’est amusant cette coïncidence. Elle est touchée de ma générosité dans l’association pour les enfants et me demande si je ne connais pas une association qui aide les enfants avec une malformation cardiaque, ici au Pérou. Elle me parle de sa nièce de 2 ans, qui est toujours à l’hôpital avec un respirateur artificiel. Elle me montre une photo. Je me sens un peu démuni devant la situation. Malheureusement je ne connais personne qui pourrait l’aider. On se dit quand même au revoir d’un grand sourire et j’espère le meilleur pour ce bébé. Les problèmes de santé juvénile et le manque d’aide sont encore une autre réalité, on ne peut malheureusement pas aider partout.
Arrivé à l’école, je mets mon ordinateur à travailler pour finaliser les vidéos et je travaille. Je m’arrête pour regarder la cérémonie du jour du Drapeau. C’était normalement la semaine dernière mais ils l’ont remise à plus tard à cause du temps mauvais de l’autre jour. Tous les enfants sortent avec leur drapeau, s’installent autour de la cour et ça commence. D’abord, l’hymne national, le chant du drapeau, un conte mimé rappelant l’origine du drapeau. Puis, un défilé de toute l’école devant le drapeau. Très sérieux comme cérémonie, je suis content qu’il ait fait mauvais temps la semaine dernière pour que je puisse y assister. Je ne sais pas si je vais exploiter ce passage mais je filme quand même au cas où.
Puis, je prends le temps de d’écriture encore des mots personnels aux enfants pour mon dernier jour, j’emprunte la guitare de mon ami bénévole, je suis vraiment rouillé, mais on prend le temps de parler de son projet, je l’incite vraiment à s’éclater et j’attends le cd des ses composition avec les enfants.
A la récré, je m’attelle à une dernière mission : obtenir un beau portrait sympa de chaque enfant. Ici, ce n’est pas dur, ils sont tellement beaux que la première (ou des fois la deuxième) est déjà parfaite, le seul hic : n’en oublier aucun.
Je passe encore dans la classe de mes 1er année, je mange avec mes 2e année et je fais des « vueltas » avec le reste de l’école. Je rentre, je réponds à quelques mails et me refait une séance de montage vidéo coupée d’une soupe. Je ne me couche pas tant que je n’ai pas rédigé et traduit mon discours de dernier jour pour les enfants. A demain.









