Aujourd’hui, je me réveille avec des courbatures des danses de la veille. Mais je retrouve ma routine. Je prends mon thé, je passe dire bonjour à père Alex, je m’installe au fond de la classe, aujourd’hui je filme plus que je note, l’enseignante avait préparée son cours pour l’occasion : chanson avec les personnages en nounours, lecture avec explication, répétition du texte, mots-mêlés géant que les enfants viennent faire au tableau, à la fin elle me dit qu’elle a fini que je peux arrêter de filmer et me demande comment c’était. Cette dernière question m’interroge sur le fait : est-ce que les élèves ont toujours des cours comme ça ou non ? En tout cas, ça m’a donné quand même un bon aperçu, je la remercie. Les cours de maths et de sciences, sont tous aussi intéressants. Après la récréation, il n’y a plus de dynamique de travail mais de préparation du spectacle des parents, je commence donc plus tôt mon cours pour répéter plus longtemps.
On répète beaucoup de choses, ça commence à avoir de l’allure, je m’adapte aux nombres, aux bruits, à leur envie de jouer, et on avance, on s’amuse, plus besoin de faire de rappels et de montrer de l’autorité. A la fin, c’est la panique générale, il y a un gros lézard, peut-être un petit caméléon dans les escaliers, obligé de montrer que je n’ai pas peur de ce nouvel animal, de le faire descendre et de sécuriser le passage. En tout cas, ils n’y sont pas plus habitués que moi.
On remonte dans les classes une demi-heure avant la fin des cours, toujours la même ambiance de non travail. Des collégiens surveillent une classe sans professeur, ils me demandent de venir. C’est la classe avec qui j’ai fait les photos l’avant veille, je leur refais une projection à la joie de tous, j’y rajoute les photos de la « funfair ». Je finis en leur apprenant une chanson africaine. Ça sonne, ils sont très contents, on se quitte.
Je rejoins le départ des bus. Je retrouve des collégiens qui sont toujours contents de me voir, de parler français. Les élèves qui ont eu droit à mon spectacle sont dans les bus, et me demandent par les fenêtres encore de danser. Ils n’ont le droit qu’à la danse du petit doigt, ce qui les amusera quand même beaucoup. Ils partent, j’observe les jeunes qui restent et qui font du volley et du criquet. Je filme, j’essaye de comprendre les règles du criquet, je vais plutôt demander à ce qu’ils me l’enseignent un autre jour, on part manger.
Après le repas, sieste, vidéo, thé, présentation de l’Inde, internet, bug internet, contact familial, retour dans la chambre, lecture des mails trop long et des vidéos chargées, repas, Je rentre dans ma chambre, je finis deux-trois trucs, je me couche. À demain.









