Mardi 11 décembre : peut-être l’une de mes meilleures journées

Aujourd’hui, je découvre le fameux « children’s day », appelé aussi « funfair », les plus grands commencent par installer les stands et les jeunes arrivent au fur et mesure. En attendant la fin d’installation, je discute pas mal avec un groupe qui est toujours aussi curieux, on parle de « man vs wild », de « discovery Channel », de leur marque de voiture « Tata », de mes prochains pays, du français, du Marathi.

Puis enfin, le programme démarre vraiment. D’abord, par l’assemblée toujours aussi impressionnante, avec tous les élèves rangés, chantant, répétant, et prononçant le rituel. Je peux filmer. Après le père Brendan donne les instructions, les grands élèvent s’installent à leurs stands de jeux, les professeurs aux stands de nourritures. La première partie est consacrée à manger. Ils ont quasi tous un ticket pour chaque met proposé parmi  la glace, le sandwich, le jus de fruit, le popcorn, les nouilles chinoises, l’apéritif indien, le friand au poulet. Ainsi ils font la queue, mangent, et certains pensent à aller aux jeux proposés par les grands : le nombre fétiche, la course de voiture, le chamboultout, et la pêche à la bouteille avec un anneau. Enfin, beaucoup de primaires font la queue pour faire un tour dans les petits manèges venus pour l’occasion. Les enfants donnent un ticket à chaque fois et le gagnant, quand il y en a, gagne une boisson.

Je filme chaque stand puis je participe gratuitement à la volonté des enfants. Je ne suis pas très bon pêcheur de bouteille. Je suis meilleur pour le chamboultout, mais aujourd’hui j’ai surtout de la chance, je gagne une boisson à la roue des nombre fétiche, comme par hasard ça tombe son mon chiffre à la plus grande surprise de tous. Je continue mon tour en faisant des photos de ce qui me demandent, je renonce par contre à ceux qui me demandent un autographe. Le père Brendan m’invite à prendre gratuitement les mets proposés, je goûte au friand au poulet. A dix heure, ils finissent par un peu de danse, père Brendan m’invite et commence à danser avec moi, puis j’enchaîne deux-trois pauvres mouvements mais ça les éclatent et ils m’encerclent tous. On danse un peu mais très vite ça s’arrête, il est dix heures c’est déjà la fin, les enfants rentrent chez eux, j’ai le droit encore à une glace pour ma petite danse.

Mais ce n’est pas finit pour moi, ce n’était que l’entraînement, à côté l’école Marathi school a commencé sa journée par un spectacle. Je passe par mes appartements pour prendre ma deuxième batterie, ce qui me vaut aussi de pendre un petit déjeuner préparé par le cuisinier même si j’avais déjà mangé. Un œuf au plat, ça ne se refuse pas mais surtout, je me délecte du thé du matin. J’arrive pour le milieu du spectacle, j’assiste à la fin de remise de prix (des crayons-plumes) pour les bons élèves. Puis je peux filmer trois danses, celle de deux filles, puis la danse du groupe d’Unmuch, ils donnent vraiment tous une belle énergie quand ils sont sur scène. Puis enfin, ils finissent par une danse d’une seule fille, qui pour certains mouvements est bien applaudie. Le père Alex donne les dernières consignes avant d’aller sur les stands.

Ça y est, ça commence. Les stands sont toujours tenus par des jeunes qui restent très sérieux dans la gestion tout en plaisantant et donnant une bonne ambiance. Comme cette école est plus nombreuse, il y a plus de stands : serpents électriques, basket, concours d’allumage de bougies, de ligne de billes, de pêchage de pièce ou de billes dans du riz ou dans de l’eau coloré, et encore quelques autres stands et toujours les stands de nourritures. Je les épaterai au serpent électrique.

Puis c’est au tour de la danse, je me laisse plus rapidement prendre, d’abord l’index : ça amuse les filles qui en veulent plus, je danse avec elles. La folie commence, tout le monde me remarque, et il se créé un cercle de plus de 100 élèves autour de moi. On improvise des danses (moi, toujours). Beaucoup viennent rapidement au centre pour me montrer deux trois pas. C’est vraiment amusant. Père Alex et Père Joe dansent aussi avec les jeunes. Je me pose pour récupérer et filmer l’ambiance. Mais à peine assis, qu’ils reviennent sans cesse me chercher. Je retrouve encore et toujours mon copain Unmuch qui est vraiment un bon danseur, on met une bonne animation, je le suis sur certains de ses pas. J’arrive à les impressionner avec un pas à la Matrix, la danse de l’électricité, la danse du petit doigt, mon rock’n roll avec Unmuch, mais surtout par l’énergie (et le fait que je sais très bien que le ridicule ne tue pas). Ce n’est pas fini, ils me tirent vers la scène, le père Joe au micro veut que je fasse une dernière danse. Je ferais une totalement improvisée, reprenant un peu ce que j’ai fait jusqu’à présent, en y rajoutant un peu de pas de danses déjà inventées à d’autre occasion, de tecktonick, de danse de la poule (pourquoi pas ?) et je finis en une danse des cheveux. Je fais un triomphe.

A la fin, père Alex invite les autres professeurs à venir sur la scène. Mais ils sont un peu plus timides. En tout cas, père Alex finit par une chanson, que les enfants répètent avec joie. C’est la fin, ils se dispersent très vite. Beaucoup d’enfants viennent encore me voir, me remercier, ainsi que des professeurs. Je suis en nage, je rentre, je me change et me repose jusqu’à l’heure du repas.

Au repas, je retrouve père Alex et père Joe qui sont vraiment très contents de ma prestation, on plaisante bien, ça raffermit les liens. On discute d’un peu de tout. Père Brendan nous rejoints, ils se font une joie de lui raconter mes exploits. Ils me disent que j’ai le droit de me reposer cet après-midi. Merci ! On se quitte, je vais me reposer dans ma chambre. Lecture (je fini mon premier livre) vidéo, travail, thé, autre activité, snack, sortie photo et vidéo, coucher de soleil, rencontre de jeunes, travail, vidéo, douche, lessive, repas. Ça fait du bien de récupérer.

Au repas, les pères remarquent ma fatigue, ils savent bien pourquoi, on plaisante ensemble. En fait, il y a des lézards qui se baladent dans la maison, mais ça n’inquiète personne. Je rentre dans ma chambre, je finis deux-trois trucs, je me couche. À demain.

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