Aujourd’hui, j’ai rendez-vous Skype avec celle que j’aime, certains l’auront senti dans les derniers mois, qu’il y a l’air d’avoir une personne en plus dans ma vie malgré la distance. Allez ceux qui me lisent auront le plaisir d’en savoir un peu plus avant les autres : Donc elle s’appelle Claire, on s’est rencontré pendant le dernier camp scout de cet été, et ayant une multitude de points communs et d’affinité (un amoureux qui parle, désolé !), on s’est naturellement rapprochés. Mais, savant que j’allais partir pendant un an, je lui ai envoyé une lettre par la suite lui disant avec le plus de délicatesse possible que c’était compliqué, et dure de se projeter, mais que j’étais partant pour qu’on continue à se connaître et s’échanger des lettres. On a ainsi continué à se découvrir à travers de longs mails pendant les mois de septembre à novembre. Elle a été là à des bons moments avec des bonnes paroles (oui il m’arrive d’avoir des coups de Blues et je resterai toujours humain). En tout cas, c’est devenu sérieux, je fais tout ce que je ne voulais pas faire : tomber amoureux pendant mon voyage et connaître une personne à travers Internet. Mais maintenant, cher lecteur, tu connais mon pouvoir d’adaptabilité. Je suis quand même resté fidèle à mes principes en prenant le temps de la découvrir, je ne lui déclaré vraiment ce que je ressentais pour elle que le 1er décembre donc c’est très récent (même si pour moi, j’ai l’impression que ça fait déjà des mois et des mois qu’on est ensemble.) Mais, on commence par le plus dur, la distance sur la durée donc si on passe cette étape, ça devrait être sérieux. En tout cas, on confie notre relation au Seigneur, et que ceux qui veulent nous aider par la prière, le fassent. Tu comprends maintenant pourquoi, il y a certaines journées où je suis moins bavard sur mon CV mais plus sur mon temps Skype avec elle. Il faut qu’on s’accorde du temps à nous deux quand même. En tout cas, ça me fait très plaisir de le partager avec toi.
Ainsi, je passe une bonne et agréable rencontre Skype avec elle. A midi, je mange avec les frères, et je prends le temps d’en découvrir un plus particulièrement qui me parlera de son expérience de trappeur dans la nature. Au Québec, c’est autorisé mais il faut avoir un permis, en tout cas, c’est toujours aussi passionnant d’écouter quelqu’un de passionné. Il me donne vraiment envie d’en faire autant, mais comme toute activité, ça demande toujours du temps. Aura-t-on assez d’une vie pour tout faire ?
Puis l’après midi, j’ai un autre rendez-vous avec une autre personne scoute : une cheftaine québécoise où on prendra le temps de parler de la ville de Montréal, de mon périple, de son travail d’éducatrice dans des écoles des milieux défavorisés avec des écoles ayant plus d’une cinquantaine de pays d’origine différents pour les enfants migrants et du système éducatif québécois. Et bien évidement, après s’être installé à une table avec un « bubble tea chinois » (il faut que je vienne au Québec pour goûter ça !), on parlera le reste de l’après-midi de nos expériences scoutes. Qu’est-ce que ça donne envie de faire du scoutisme dans cette région, la nature offre des conditions démesurées par rapport à la France et les camps d’hiver avec igloo ont l’air épiques et excellents. Aura-t-on assez d’une vie pour tout faire ? En tout cas, je garde le contact avec elle pour des possibilités de camp ici, sais-t-on jamais. Je l’a remercie vivement de ce temps, je la quitte, et je rentre avec l’optique d’être à l’heure pour la veillée de vendredi soir. Mais on ne peut toujours avoir tout bon, je suis bien à l’heure mais pas à la bonne église, ne sachant pas que, que l’autre église devrait « être par là », je cherche sans succès. Je rentrerai pour travailler encore un peu dans ma chambre et finir deux-trois trucs. A demain.









