Aujourd’hui, après un réveil tranquille, un petit-déjeuner où on a enfin droit de parler, une vaisselle dynamique faite ensemble, et un service rapide, on se fait une pause juste avant la messe où l’on trouve une guitare à 5 cordes. Mon ami Thibault commence à improviser deux-trois accords, je commence à improviser deux-trois paroles. On se surprend à découvrir que ça rend bien. On a découvert encore un point qui nous rassemble mais c’est déjà l’heure de la messe. Cette dernière est très bien animée et les chants super, il va vraiment falloir que je demande les partitions. Le groupe qui est resté en retraite silencieuse pendant plusieurs jours part aujourd’hui. On dit au revoir au chilien et aux deux-trois personnes avec qui on avait réussi à discuter. Ils s’en vont, le silence n’est plus imposé.
Thibault, Gérard et moi s’en donneront à cœur joie. Pendant notre service de ménage de la chapelle extérieure, on chantera ensemble tous les chants que l’ont connaît. C’est vraiment agréable et sympa. Et comme on se complète bien au niveau des voix et qu’on s’est découvert pendant les vaisselles, on s’appelle les « vaissell’c(h)œur ». En tout cas, ça soude notre amitié et on partage un bon moment. Au repas, Sœur Marie-Laure nous a dit qu’elle apprécie bien le groupe mais que c’était dur de travailler à côté puisque c’était en même temps assez drôle. On prend ça comme un compliment. A la vaisselle, on continuera encore une fois nos répétitions au plaisir de tous.
Cet après-midi, pas de service, on est tranquille. On aide la cuisinière à faire des très bons petits biscuits à la noix de coco, je prends la recette. On perd notre ami Gérard qui est parti se reposer. Nous, on demande une guitare et on veut se faire plaisir, on est chaud pour composer une chanson. Mon ami a déjà composé plusieurs musiques sur la guitare, mais il a toujours beaucoup de mal à trouver les paroles, moi c’est plutôt l’inverse, des paroles, j’en ai plein, ça se trouve plutôt naturellement mais quand il faut trouver une musique qu’on écrit, c’est plus dur. Alors, complémentaires, on se met au travail, il me propose des enchaînements d’accords, je lui propose des paroles. Au final, lui aussi est inspiré pour trouver à deux les paroles, et moi je deviens exigent sur la musique qu’il me propose. Mais on passe un bon moment, on écrira une chanson de bienvenue pour présenter ce lieu à nos amis français qui devraient bientôt arriver pour les JMJ.
Après trois couplets, obligés d’arrêter pour le goûter. C’est trop bon les petits biscuits à la coco. Les sœurs regardent un film, on se laisse prendre un peu au début puis, moi je vais bosser jusqu’à l’heure du repas. On mange rapidement pour aller à la veillée de prière animée par la communauté dans une paroisse.
On part en voiture. Encore une visite d’un quartier que je ne connaissais pas. On croise une fille de l’école de 10 ans, en mini-short débardeur, une vraie-grande fille. On est un peu surpris. Arrivés à l’église, ce sera une veillée très dynamique toute en musique et sympathique avec une vingtaine de paroissiens. Comme j’aime, ça faisait longtemps, ça fait du bien de retrouver l’essentiel même à l’autre bout du monde.
Au retour, on fera un détour pour avoir accès à internet pour un mail important de sœur Marie-Laure. On retrouve la famille, en attendant on ira faire un tour. Je découvre vraiment les condominiums brésiliens. Ce sont des quartiers un peu plus riches, créés par un propriétaire, avec des maisons chics toutes du même type. Et avec une sœur, je découvre qu’au milieu il y a pour tout le monde une piscine et une salle de fête. Ce soir ce sont les jeunes du quartier qui s’y retrouvent. Autrement, on me dit que les résidents peuvent l’emprunter pour un anniversaire ou une fête, c’est vraiment bien pensé. En attendant encore, on ira jouer de la musique dans le jardin, et on se refera un temps festif, c’est parfait pour clôturer la journée. A demain.









