Vendredi 21 décembre : le grand jour !

Je me réveille 7h, et je commence par une balade pour savoir ce qui se fait à cette heure matinale jour de spectacle mais pas d’école. Je retrouve père Brendan, on va manger. Puis on va finir les musiques dans son bureau, il me charge de trouver une musique japonaise pour la démonstration de karaté. Je travaille toute la matinée, sur les musiques, mais j’en profite aussi pour avoir accès à internet. J’actualise mon site, réponds et envoie pas mal de mails, et récupères des infos pour quand je n’aurai pas internet. Le tout avec l’agitation de la préparation, le nettoyage du bureau, qui me donnera une récréation, à peine sorti que les jeunes veulent que je fasse un foot avec eux. Là, je dois préserver mon énergie pour la danse, on discutera bien sympathiquement.

Le CD des musiques est bouclé, père Brendan me félicite pour la musique du karaté trouvée, arrangée et prolongée. J’ai fait ça avec mon copain Maxwell qui m’a un peu aidé. On a copié les musiques sur deux clés USB, et deux ordinateurs. Normalement, il ne devrait pas avoir de problèmes.

On part manger. Je me fais une petite sieste avant le grand « retour de Lancelot en action » et je prépare quelques autographes tant désirés par et pour ma troupe de danseurs. Je rejoins le « dance-floor », je mets les marques pour les positions. Les enfants arrivent au compte-goutte. Il est quatre heures cinq, je n’ai pas la moitié de ma troupe. Mais j’ai un magnifique costume qui fait réagir tout le monde, une belle veste à paillettes disco jaune. Enfin, une majorité est là, on répète une dernier fois sans musique, pour revoir les mouvements et les positions, redire certaines consignes très importantes. Avec les costumes, c’est vraiment sympa, en plus on sent que les parents se sont investis dans l’arrangement du costume, la coiffure et le maquillage. Ils sont tous beaux. On va juste vérifier les marques sur le « dance-floor », puis ils vont attendre dans les salles des artistes. Je passe chercher quelque chose dans ma chambre. Il est cinq heures, je prends mon thé qui m’attend. La pause avant l’action.

Le spectacle commence, les enfants en attendant auront droit à un « amosamosa » et un jus de fruit. Je regarde le spectacle, c’est bientôt à nous, je vais chercher nos jeunes, on enlève nos chaussures, on se met en ligne, dernière consignes. Ca y est, c’est à nous. Les présentatrices annoncent notre groupe en anglais : « comme professeur, un français qui fait un tour du monde et qui vous propose ce soir de voyager avec lui, Laneci Barry et les primaires ». On rentre en scène. Obligé de sévir tout bas, pour qu’ils prennent rapidement leur bonne position. Tout le monde est prêt, la musique aussi. C’est parti. Toute la troupe commence en courant au milieu pour superposer nos mains et crier ensemble

 
« BOUGADOU TEAM »,
« TAKE YOUR POSITION »,
- UN, DEUX, TROIS, QUATRE
- CINQ, SIX, SEPT, HUIT ! 
- MONTRE-MOI TON BOUGADOU 
- MAIS QU’EST-CE QUE C’EST ? 
- SHOW ME YOUR BOUGADOU 
- BUT WHAT IS IT ? 
 
- UN, DEUX, TROIS, QUATRE
- CINQ, SIX, SEPT, HUIT ! 
- MONTRE-MOI TON TOUR DU MONDE
- MAIS QU’EST-CE QUE C’EST ? 
- SHOW ME YOUR WORLD TOUR
- BUT WHAT IS IT ? 
 
-  UN, DEUX, TROIS, QUATRE
- CINQ, SIX, SEPT, HUIT ! 
- MONTRE-MOI LA FRANCE
- MAIS QU’EST-CE QUE C’EST ? 
- SHOW ME FRANCE
- BUT WHAT IS IT ? 

Et c’est parti pour un tour du monde de la danse, d’abord la France, avec de l’aérobic et les performances humaines, enfin les positions sont bonnes, ils sont applaudis, je suis juste déçu que pour la première fois, ils ratent la grosse pyramide. On continue avec la Roumanie. Le « Give one » est très apprécié. Le Madison passe très bien. La Macérana du Brésil fait bien voyager. Un petit tour avec le rythme africain. Et on finit en beauté avec la dance de Rabbi Jacob, très bien réussie malgré quelques défauts de positions qui ne se voyaient pas trop. On sort de scène en faisant la vague. On est très applaudi.

Dès la sortie, des parents me félicitent. On retourne dans la salle des artistes, je félicite ma troupe. Ils ont soif, normal, je pars leur chercher de l’eau mais quand je reviens la moitié est partie avec leurs parents. Moi qui voulais leur donner un autographe de remerciement. Je le donne aux derniers. Je vais regarder la suite du spectacle, des jeunes qui ont font une superbe prestation avec leur pyramide, m’invitent à manger leur « amosamosa », je pars avec eux, on rigole, ils s’amusent à m’en redonner un deuxième et voulaient aussi un troisième mais là, j’ai dû vraiment dire non. Sur le retour, je donne les autographes au membre de la « bougadou team » que je croise, ça fait souvent plus plaisir aux parents qu’à l’enfant, surprenant !

Je retourne voir le spectacle, j’ai droit à une chaise avec les membres officiels tout devant. Je regarde du spectacle à cette place en profitant vraiment de la chance qui m’est donnée. La musique du karaté ne marchera finalement pas, mais la démo en silence n’est pas mal non plus. Le père Brendan fera un speach où il remerciera tout le monde, moi y compris, ça fait vraiment plaisir. Je me laisse bercer pour les chants indiens et me repose enfin un peu. On finit la soirée par l’hymne national. Le spectacle est finit, père Brendan m’a dit que je pourrais récupérer la vidéo du spectacle faite par les professionnel qui avaient tout installé jusqu’à la caméra sur balancier. Le rendu devrai être super, j’ai hâte de voir et de partager tout ça.

Je ne cesse d’être remercié par les parents, les sœurs, les professeurs et les jeunes. Ça fait vraiment plaisir. Je range avec eux. Mon copain de ce soir, c’est Maxwell, on range les chaises, le décor, les pubs, en jouant tout en même temps. Le prof de musique et le secrétaire voudront prendre une photo avec moi. Je leur dis que je ne suis pas une star, mais maintenant qu’on est amis, moi aussi je veux une photo avec eux. Je remonte avec père Brendan, qui est vraiment content du résultat. On mange, on reparlera de sa pièce, de ma danse, des remerciements et de la musique du karaté, mais je suis tellement crevé que j’ai trop du mal à trouver mes mots en anglais. Puis, il me dit que je peux aller me coucher. Je rentre dans ma chambre, mais ce soir, je ne finis pas deux-trois trucs, je me couche direct. À demain.

Ce contenu a été publié dans Inde. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.