Samedi 23 février : Shizuoka, quand tu me prends dans tes bras !

Ainsi aujourd’hui, je dors. Je retrouve enfin une grass’mat que je n’ai pas eu depuis longtemps, un petit-déjeuner comme je les aime, et je reprends mon boulot pour la matinée, j’ai plein de choses en retard, ou du moins pas en avance. Je mange encore puis je pars me balader en ville. La maison des frères est un peu excentrée, mais je pars quand même à pied (n’ayant pas trop le choix, j’ai regardé l’arrêt de bus, j’ai rien compris, le métro, il y en a pas, et le taxi c’est trop cher.) Direction le centre ville, il y a un petit ancien château traditionnel et un traditionnel parc zen à voir. Vu sur la carte, c’est à plus d’une heure de marche, mais j’aime bien traverser une nouvelle ville d’un nouveau pays à pied, c’est comme ça qu’on se rend compte de plein de choses.

En effet, je ne suis pas déçu, je découvre et apprécie toutes les maisons qui restent avec une architecture japonaise, et même les bâtiments qui restent simples ont toujours un élément qui leur donne une touche japonaise. On est très loin de la ville de Qingdao qui n’avait plus rien de chinoise avec tous ses building d’acier. Même les jardins, pour la plupart sont des jardins zen avec une flore typique. Quelle joie de voir et de photographier ces premier cerisiers et pruniers en fleurs. Puis aussi quelle belle surprise, je tombe sur des mandariniers aux branches lourdes de fruits oranges malgré le froid.

Tout ici, respire un air japonais, les voitures sont très cubiques (on voit quelques auto japonaises en France, avec ces formes très arrêtées qui font penser à des boîtes qui bougent), et bien ici, il y en a presque une bonne moitié, et donc quand on regarde un feu rouge, on a l’impression qu’ils jouent à Tetrix. Les japonais sont très attachés à leur propriété et à leur droit du sol, ainsi il n’est pas rare de voir un arbre au milieu de la route qu’on contourne puisque les propriétaires ne voulaient pas l’abattre et vendre la parcelle qui va avec. De trouver des champs au milieu de la ville entre certains buildings, de voir des maisons abandonnées qu’on ne vendra pas. Et pour les routes, il y a en des belles très empruntées avec des beaux trottoirs quand ils ont réussi à acheter les terrains, puis il y en a d’autres qui sont très étroites avec des trottoirs inexistants mais qui sont aussi très empruntées. L’ambiance est plutôt paisible pour un samedi après-midi ensoleillé, les gens roulent doucement. Voitures, vélo et piétons sont respectueux des feux, on rencontre des groupes de jeunes tous avec le même uniforme de sport en vélo revenir de leur club, des parents se balader avec leur poussette, des groupes  d’enfants à vélo qui vont chercher un autre copain.

Et enfin, j’arrive au centre ville, derrière la gare il y a tout plein de sous-terrain accompagnés de galeries marchandes, où l’on peut vite fait se perdre mais il y a l’air d’y avoir une belle dynamique. Je ne l’emprunte juste que  pour traverser la route et je remonte aussitôt avant d’y rester des heures à savoir où je suis. J’arrive sur une rue piétonne très sympa, pleine de petits commerces sympathiques, l’ambiance y est vraiment agréable. Et finalement, je réussi à atteindre le château et son parc. Que de sérénité, il est en reconstruction pour revenir à ce qu’il était avant, mais déjà, c’est fort agréable, je fais un petit tour et quand je veux visiter le château, malheureusement il sera fermé, donc ce ne sera pas pour aujourd’hui, je n’aurai pas du faire autant de photos sur la route, j’ai loupé l’heure d’entrée. Pareil pour le jardin zen, celui-ci avait vraiment l’air super, vu les branches bien fleuries qui dépassaient, obligé de revenir.

Aujourd’hui je me contenterai de la grande porte du château typique et bien refaite, une balade dans le parc, quelques pâtisseries que j’achète sur la route, et une grande fontaine un peu plus loin. Sur ce dernier lieu, je regarderai le coucher de soleil. Puis il est tard, j’ai rendez-vous avec ma famille sur internet, le seul moyen d’y être à l’heure, c’est de prendre un taxi. Après l’Inde et la Chine, les prix du taxi au Japon sont ahurissants. Les prochaines fois, je m’arrange pour ne pas en avoir besoin. J’économise quand même 2-3 euros en lui demandant de me déposer au magasin du bas, je finis le reste à pied en courant pour être à l’heure.

Après cette magnifique journée, je profite pleinement de ma famille en haut débit. C’est la cerise sur le gâteau. Que de bons moment, ça c’est clair, me voilà revitalisé.

Les frères reviendront dans la soirée, on mange en se racontant nos journées. Ils sont vraiment supers, c’est très agréable de parler avec eux, et en plus j’apprends le québécois. Aller je finis deux-trois trucs sur internet puis je vais me coucher à demain.

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