Aujourd’hui troisième jours de vacances, je me réveille à 9h30 pour profiter du pays, je m’habille, je mange, me douche et … j’allume mon PC. Je veux juste regarder vite fait ce que je peux faire comme visite sympathique des environs. J’y resterai 1h30 à envoyer des mails, faire quelques recherches et me laisser prendre par la magie d’internet (il fallait que j’envoie pas mal de mails pour résoudre mon problème de contact en Inde).
11h30, je pars enfin. Ainsi, je vais à Ruissalo, une île collée à Turku accessible en bus, réputée pour sa nature, son camping et son musée botanique. Je prends un bus pour aller à la place du marché. Et là j’attends, c’est la ligne 8 que je dois prendre, je me poste à l’arrêt de bus 8, (je comprendrai au retour avoir fais une grossière erreur, puisqu’il faut l’attendre à l’arrêt de Bus 12, où passe la ligne 8, c’est très simple une fois qu’on a compris, il faut bien regarder les indications de bus) une heure après, je décide d’en prendre un autre qui me rapproche de là où je veux aller. Il me dépose, maintenant je dois trouver, de tête avec la carte vue à la place du marché, l’arrêt de bus où passe la ligne 8, bien sûr je pars du mauvais coté, je marche jusqu’à trouver une carte sur un autre arrêt de bus, (dès qu’on sort de la ville, les arrêts sont plus espacés, moi qui voulais de la nature.) Enfin, j’en trouve une après 15 minutes de marche, je me rends compte que je suis parti dans la mauvaise direction, j’attends encore un bus pour repartir dans l’autre sens. En patientant, je mange un sandwich au thon fait sur place. Il arrive, on ne mange pas dans les bus, aller hop dans la poche. Je sors une station trop tôt, je marche encore 5 minutes de plus et enfin je trouve l’arrêt de bus de la ligne 8. Pas d’indication d’horaire, je me refais un sandwich au thon, j’ai même le temps de faire un bracelet en macramé avec la ficelle que j’ai sur moi. Je commence à me dire que je pourrai y aller à pied. Je pars. Je vois une station devant moi à 200 mètres, je vois le bus qui arrive dernière moi sur le pont, je fais la course du 200 mètres pour arriver à la station avant le bus, exploit réussit. J’ai enfin ce fameux bus de la ligne 8 après 2 heures d’intenses recherches.
Je laisse le bus m’emmener au bout de l’île. Et là, je peux enfin commencer ma visite. Je vais jusqu’à la toute extrémité et je découvre une petite plage aménagée implantée respectueusement au milieu de la nature. La vue est très belle, avec ses arbres de couleur feu tous proches de l’eau. L’air est pur et indescriptible, juste qu’il ne sent pas comme en Bretagne.
Juste à coté, il y a un bâtiment design en bois abritant un sauna. Je vois des personnes sortir en maillot accéder par un ponton à l’eau à moins de 10°C et se baigner puis ressortir serein retourner dans le sauna. Normal !
Je continue ma découverte en longeant le bord de côte au milieu des arbres d’automne. Je ne pouvais pas tomber en meilleur saison. Les couleurs, le calme, l’air, tout réveille en moi ce besoin de nature.
Je suis seul, vraiment tout seul, sauf peut-être toute cette faune, je rencontre un écureuil pas du tout farouche, un lapin peureux, plusieurs fourmilières, un pic sur les hauteurs. (le lapin et l’écureuil courent vite, pour eux pas de photo aujourd’hui)
Je rencontrerai un panneau prévenant les automobilistes de faire attention aux rennes, mais malheureusement ça ne sera pas mon cas aujourd’hui.
J’accède à une partie un peu plus habitée, les maisons sont des petites villas en bois, en plein milieu de la forêt avec toujours un ou deux petits saunas dans leur jardin. Aucune maison n’a de clôture, ici la nature appartient à tout le monde.
Je marche en respirant à plein poumons, en profitant de la nature en me disant que c’est encore plus beau en Finlande. Je marche plus de deux heures et arrive à la moitié de l’île où je trouve le jardin botanique qui doit être magnifique en été.
Pour finir, je vous partage deux éléments insolites de ma ballade : on trouve du wifi et des barbecue partout maintenant !
Je reprends le bus, le retour est d’une simplicité déconcertante.
Je rentre à l’appartement et quelle n’est pas ma joie de découvrir un ami français d’Alka. (En plus de ses enfants, les enfants d’Alka et un enfant qu’il garde en plus.) Un homme installé en Finlande depuis plus de six ans avec une chinoise qu’il a rencontrée ici. Alka s’est installé ici après avoir rencontré une hollandaise, qui sait quelles femmes de quel pays je vais rencontrer ? On discute pas mal. Il a trois enfants dans le système éducatif finlandais. Il m’explique que s’il reste notamment en Finlande, c’est grâce à l’aide de l’état pour les enfants en difficulté. Sa première fille a un problème d’apprentissage, elle a mis plus de 3 ans avant de parler, (son père parle français, son environnement finnois et sa mère chinois, mais ça n’a pas posé de souci à ses deux petits frères). Le système finlandais a repéré très vite le souci de langage, le besoin d’accompagnement et maintenant, l’enfant bénéficie, d’une école spécialisée, avec un taxi qui vient la chercher tous les matins, des cours d’orthophoniste, avec un taxi qu’il l’y emmène et encore d’autres aides, tout cela payé par l’Etat. Partage très intéressant qui me fait découvrir un autre aspect de la Finlande.
Ils partent, il ne reste plus qu’Alka, l’enfant qu’il garde et sa fille. Je fais mes devoirs, mange un plat de spaghettis à la bolognaise africaine, et je rentre dans ma chambre et je me couche. A demain.




























