Samedi 19 janvier : Chine me voilà !

Je me réveille dans l’avion, je somnole et regrette de ne pas pouvoir regarder par le hublot. On arrive et atterrit sans problème, déjà le froid se fait sentir.

Je passe deux-heures à Hong-Kong sur l’Ile-aéroport juste le temps de passer le contrôle de sécurité qui est plus exigent sur mon sac déjà vérifié par les Indiens. Puis de traverser l’aéroport, de me faire une toilette, et d’envoyer un message que déjà c’est l’embarquement. Cours et bref, le vrai Hong-Kong sera pour une autre fois.

3 heures de vol, le temps de manger mon premier repas chinois (pâte et poisson), de dormir et de prendre un thé, toujours la possibilité de regarder par le hublot, je suis un peu frustré.

On atterrit et arrive sans problème. Chine me voilà !

Premier mission traverser le grand aéroport et passer le service d’émigration, pas de problème. Deuxième mission retrouver, mon sac Brack qui j’espère à bien aussi le changement. Roulement de tambour que je vois le cortège des valises sur le tapis roulant, quelques faux espoirs, puis… oui, heuu… Oui c’est lui, … je le prends dès qui arrive avec les autres, il n’aura pas le droit à son tour de tapis roulant. Maintenant, c’est toujours un soulagement de le voir, ça aurai été vraiment pénible de commencer sans lui.

Trois missions, trouver de l’argent et espérer que les distributeurs prennent bien la master card. Heureusement que j’ai le droit à la traduction en anglais, c’est un peu déroutant autrement. Et oui, ma carte passe bien, je découvre les billets chinois.

Après que j’ai prévenu ma famille et fais un petit tour de l’aéroport, j’enchaîne sur la mission gare du sud. Pour ça, je tente le bus, je vais voir le guichet, elle ne parle pas anglais, mais un client en même temps que moi, lui, oui. Il essaye de comprendre ce que je veux puis le traduit à la vendeuse, j’ai mon billet pour la gare pour 16 yuans (soit 2 €) au lieu des 450 yuans de voiture avec chauffeur que m’avait proposé une agence touristique dans l’aéroport.

La traverser en bus me permet de me faire une petite visite de Pékin, je retrouve la conduite à droite. Le trafic est fluide pour une grande ville, au moment où je me dis qu’il me fait penser à celui de la Finlande, le bus accélère et donne un grand coup de klaxonne à l’indienne. Le froid est tel que les lacs et rivières sont gelés au point qu’ils font du hockey sur glace dessus. Je vois des blocs de neige qui restent de la dernière tombée. Le ciel est gris, la nuit commence à tomber, je regarde par la fenêtre mais je trouve cette ville tristounette avec ces grands buildings d’acier et de verre, certes un peu original, mais mise à part les enseignes en Chinois, ils ne font pas transparaitre leur culture.

Certains passagers parlent fort, répondre au téléphone très bruyamment. Après une heure et quart de visite, j’arrive enfin à la gare. Maintenant mission billet de train, je passe le contrôle de sécurité, trouve les guichets ouverts où il n’y a quasis pas de queue, je demande à la première vendeuse, si elle parle anglais, la deuxième me dira oui, en deux seconde j’ai mon billet pour demain 7 h puisqu’il n’y a plus de place pour aujourd’hui. La peur du billet n’était pas vraiment justifié (on me dira par la suite que je suis tombé juste le bon jour puisqu’après, la semaine prochaine les exams des étudiants étant finis et le nouvel an approchant, là il fallait vraiment faire la queue et attendre deux jours pour avoir un billet.)

Mon billet en poche, je veux manger, j’ai le choix plein de fast-food dont Macdo, KFC et KingBurger, mais je veux manger chinois. Je me dirige vers un fast-food qui propose ces fameuses nouilles chinoises quand j’arrive devant le guichet on me dit d’aller à l’étage, à l’étage un autre fast-food ; Macdo. J’aurai essayé pourtant.

« Rassasié » je pars à la recherche d’un hôtel pour la nuit, je sors à une sortie, ça allaire vraiment galère de se balader essayer de trouver en marchant. Je me rabats sur les taxis avec l’adresse d’un hôtel pas cher et pas loin d’ici repéré sur internet. En me baladant sur les 2 étages qui composent cette gare, j’ai rencontré 3 KFC et 3 Macdo, je trouve enfin la sortie avec les taxis. C’est au nouveau des souterrains, je m’avance, un homme me demande si je veux un taxi, je lui montre l’adresse, il m’annonce direct le prix. Bon, on va dire que ça va le faire, on jusqu’à sa voiture, une voiture banalisé, je comprends que ça ne doit pas être un vrai taxi, mais bon du moment qui m’emmène où je veux. Il appel un ami pour savoir où s’est, il utilise son gps avec reconnaissance des caractères chinois qu’il dessine sur son tableau de bord. Il pense savoir où sait en me disant « Ok, Ok ». On sort des parkings labyrinthes, à la sortie un gardien qui engueule la voiture devant pendant 5 minutes et bloque tout le monde, le chauffeur essaye de me faire comprendre que c’est ça la Chine.

On est parti, on arrive à un hôtel dont le prix de la chambre standard est le double de ce que j’avais vu. Il m’aide à porter mon sac et m’offre une bouteille d’eau (important quand l’eau du robinet n’est pas potable.) Mais une fois au guichet, avec mon nouvel ami, le chauffeur de taxi, personne ne parle anglais, ils ne comprennent pas ce que je fais là, moi non plus. Ce n’est pas ce que j’avais demandé. Ils essayent d’utiliser leur ordinateur pour traduire en anglais si j’ai une réservation, je dis que non et je fais comprendre (par mine) à mon chauffeur que je ne veux pas dormir ici. On s’en ira aussi sec. Je lui fais comprendre à quel prix je veux dormir. Il connait un hôtel pas loin, il m’y emmène, il voudra m’offrir en chemin une cigarette, moi non mais je l’autorise à fumer. On arrive, l’hôtel est plus abordable et l’hôtelier parle anglais, je ne comprendrai juste pas les 100 yuans de « deposite » en plus, jusqu’à ce qu’ils me l’écrivent et que je puisse le traduire. A c’est juste une caution, je reste et prend la chambre. Mon chauffeur me porte les bagages et me montre la chambre. Il négocie encore des sous et si je veux qu’il vienne me chercher demain. J’hésite, je me dis que c’est plus simple même s’il est cher. (Je me dis que c’est toujours moins cher que l’Inde.)

Ainsi, j’ai une super chambre avec deux lits doubles (la chambre standard en Chine). Une douche avec de l’eau chaude, internet, la télé, et de quoi me faire du thé. Direct, je me colle sur internet, (avec un petit thé bien sûr), je donne des nouvelles, réponds à mes mails et je me prends une bonne douche chaude, je finis par un petit contact skype avec une amie. Et je profite du bon lit payé avant d’aller prendre mon train demain matin. Pour ce faire, je prends aussi l’autre couette de l’autre lit et je me laisse dormir comme un bébé. A demain.

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