Comme prévu réveil à 4 heures, juste le temps de m’habiller, checker mes bagages et rendre ma chambre correcte, je retrouve le frère et on est parti. Dernière conversation sur la route, et on arrive à l’aéroport. Je comprends pourquoi on demande d’arriver 2 heures en avance pour prendre l’avion. Un peu de retard avec le frère, j’arrive au terminal 1, je fais la queue pour les tickets, pour m’entendre dire au final que je ne suis pas au bon terminal, j’avais respecté ce qui était dit sur la feuille, mais ce n’était pas assez précis. Toujours est-il qu’il faut que je prenne la navette pour m’y rendre, avec le petit stress qui m’accompagne. Une fois au bon lieu de ticket et mon bagage enregistré, la pression redescend. Je retrouve ma routine des contrôles, aujourd’hui ce sont les chaussures qu’on repasse au scanner (sait-on jamais ???).
Et puis une fois dans l’avion, 12h de vol pour arriver avant que je sois parti, ce n’est pas beau ça. Donc ça ne me fera qu’une journée de 36 heures, un peu perturbant puisqu’ils t’apportent le petit-déjeuner, le déjeuner et le choix entre le dîner et le petit-déjeuner puisque quand tu arrives dans le nouveau pays de destination, il est 7 heures du matin.
Donc, dans l’avion, on mange, on dort, on écoute de la musique, on dort, on regarde un film, on mange, on va aux toilettes, on dort, on re-regarde un film, on lit, on mange, on lit et enfin on atterrit. Finalement, ça passe vite, et j’ai bien récupéré, enfin je crois. Les films étaient en anglais donc en soit je n’ai pas perdu mon temps, j’ai du m’améliorer. Enfin, je crois.
New-york me voilà. En quatre heures juste le temps, de passer le centre d’immigration, de retrouver mon bagage, de le refaire enregistrer, de repasser le contrôle de sécurité, (au pays où je pensais que ça allait être le plus sévère finalement c’est le seul où ils me trouveront rien, tant mieux après tout ce que j’ai pu entendre), puis il faut encore rejoindre et trouver la bonne porte d’embarquement. Au final, il me reste juste une demi-heure à patienter.
L’avion, pour le nombre qu’on est, est un petit gros jet. J’ai une place à côté du hublot, j’aurai la vue sur les nuages pendant tout le voyage et sur la ville de Montréal en arrivant. Le seul steward de l’avion, est comique à essayer de parler en français pour les québécois. En plus d’une démonstration de sécurité osée, il finira notre voyage en disant « il est actuellement dix heures et demi plus ten » donc 10h40. Mais c’était vraiment drôle comment il a dit.
Une fois arrivé à Montréal, je découvre un aéroport vide, un service d’immigration tranquille qui parle en français, je retrouve avec plaisir mon sac, et puis je sors. Je dois attendre 1 heure que le frère vienne me chercher. Le temps de visiter l’aéroport pour le retour, de trouver des sous, et d’acheter une carte de la ville.
Il arrive comme prévu. De toute façon même dans ce pays ci, mon portable ne marche pas non plus, on aurait eu du mal à se joindre autrement. Il me propose de manger, on prend un poulet-frites à St Hubert, une chaîne de restaurant typique d’ici. On prend le temps de se rencontrer, que je lui explique un peu plus en détail mon projet, puis une fois bien rassasiés, on part en voiture vers leur maison. Première visite de Montréal, de l’avion j’avais vu que c’était une ville assez plate, ça change de Tokyo ou de Qingdao, ça se confirme en voiture. Mais la ville a l’air d’avoir son caractère bien à elle, je sens que je vais l’apprécier.
On arrive à la maison des frères juste à côté d’un parc couvert de neige, (ou de sel comme ils disent, qui correspond à de la neige qui fond et qui regèle et qui est très solide et qui mettra du temps à disparaître.) Il me fait visiter la maison et me montre ma chambre. Je suis encore très bien logé, une chambre cossue, une belle vue sur le parc, internet disponible. Je rencontre certains frères, encore très accueillants et ravis de me rencontrer, je sens que je vais encore me plaire dans cette maison. Je prends possession de ma chambre, mais rapidement le décalage horaire de l’avion m’oblige à faire une sieste. Puis je redescends voir les frères, je prends le temps d’en rencontrer un autre et de partager avec eux leur poste de télévision. Rien de tel que de regarder leur petite émission à la québécoise pour être immergé dans leur accent et leur humour. Mais très vite la fatigue revient. Je vais me coucher à 20 heures. Une grande première pour moi depuis mon début du voyage, à demain.









