*Samedi 1 juin : A la découverte de Cuzco

Au petit matin, après une nuit dans le bus, l’agitation revient, et on sent qu’on approche du point d’arrivée. On se dirige vers  le centre de Cuzco pour joindre le terminal terrestre. Ça y est on arrive, les découvertes peuvent commencer. Enfin, pas tout à fait, il faut d’abord qu’on récupère notre sac en soute, et pour ce faire, on attend tous entre deux cars, dans les pots d’échappement. Une fois repris, on rentre dans le bâtiment du terminal, et première mission, prendre directement le prochain trajet de bus : Cusco-Puno pour les prochains jours. Une fois fait, on doit s’occuper d’aller à la « plaza de armas » (en Amérique du Sud c’est facile tous les centres villes s’appellent « Plaza de Armas »). On trouve un taxi à 5 soles, ce n’est pas bien cher, on saute dans le petit véhicule avec nos gros sacs, on est content de n’être que deux. On continue de découvrir un peu la ville. Et on arrive à la place d’armes, lieu le plus touristique de la ville. Elle se réveille doucement, il n’est que 7 heures du matin.

Le chauffeur nous dit de profiter que la cathédrale soit ouverte pour la messe locale pour ne pas payer l’entrée. Ainsi on ne perd pas de temps, on se dirige vers ce premier bâtiment. Un grand édifice où l’intérieur ne laisse finalement place qu’à un petit chœur et un endroit pour les bancs. Tous les côtés de l’intérieur de l’église sont occupés par des petits autels richement ornés, fleuris et décorés. L’orgue est placé à l’arrière au centre, et accapare un grand espace carré inaccessible si ce n’est pour l’organiste. Entre les deux grosses rangées de piliers qui soutiennent cette belle architecture, se tiennent les immenses chars dédiés à un saint et sa statue qui doivent être sortis pour leur procession. Ça donne à la cathédrale une dimension intéressante, très belle et dépaysante avec ses statues typiquement d’Amérique du Sud. Notre première visite s’achève. Elle annonce bien la couleur.

On sort et notre troisième mission est de trouver un hôtel pour la nuit. Pour cela, rien de plus simple, tu attends sur la place que des locaux viennent te vendre leur hébergement. Et tu n’as qu’à prendre l’offre la plus intéressante. Ici, c’est comme ça qu’après deux trois personnes, le dernier avec sa chambre à 15 soles (à peine 5€) avec le petit-déjeuner, wifi et eau chaude nous convaincra. Il nous montre l’adresse sur le plan, on s’y rend, c’est vrai que l’hôtel est intéressant mais que s’il n’était pas venu nous chercher, on ne serait jamais allé jusqu’à là-bas. On s’installe et surtout on pose nos sacs pour continuer notre journée de découverte. L’agente est très sympa, elle nous conseille bien et nous offre une tasse de maté de coca. On sait où et quand on peut rejoindre l’office de tourisme et le bus pour demain.

Déchargés, on est repartis, on repasse par la place d’armes, déjà beaucoup de touristes sont arrivés entre temps, on fait des photos, on se fait aborder par des locaux qui veulent nous vendre toutes sortent de choses. Le plus surprenant, c’est quand c’est un enfant. Je me fais aussi accoster par plusieurs cireurs de chaussures puisque, apparemment mes souliers ont l’air vraiment sales. Ce sera du cinq fois pour moi dans la journée contre une fois pour mon amie. En tout cas ça nous amuse, mais je ne laverai pas mes chaussures avant de retourner en France.

On part vers l’office de tourisme. Là-bas, bien reçus, on nous explique comment acheter le « boleto » (le billet), qui nous donne accès aux lieux archéologiques importants de la région, qui ne s’achète qu’à la mairie, ou dans certains bureaux. Ainsi, avec les informations en poche, on va acheter ce pass qui nous ouvrira beaucoup de portes. Valable 10 jours, de quoi bien profiter comme on l’a convenu dans notre programme. D’ailleurs, en parlant de programme, on prend le temps de mettre en place celui d’aujourd’hui. On se pose et on voit ce qu’on a envie de faire. Après avoir défini le tour de notre journée dans la ville, un homme me montre des jolies peintures d’ici peintes par lui et ses amis, c’est vrai qu’elles sont sympas, mais le prix un peu moins, dur de lui faire comprendre que finalement on n’est pas intéressés.

On reprend nos visites avec le deuxième bâtiment, le monastère « la Merced ». C’est l’un des plus vieux cloître du pays. Détruit en 1650, reconstruit en 1654, il est décoré de 25 grandes fresques retraçant l’histoire de la vie de San Pedro Nolasco, fondateur de l’ordre de la Merced. On prend un guide, pour découvrir un peu plus sur ce personnage, on y découvre en même temps un ostensoir de 22,2 kg d’or et de plus de 1500 pierres précieuses. Et aussi la cellule du père Francisco Salamanca qui vécut pendant 11 ans à peindre les moindres parcelles de ses murs. Un côté sera un paradis, un autre un enfer. Il ne possédait qu’une simple fenêtre pour écouter les confessions des passants dans la rue, et il allait se flageller pour demander leur pardon. Une histoire assez impressionnante. On finit par la pinacothèque de tableaux. On en apprend beaucoup sur le style de l’époque. Notre guide est vraiment intéressant. On le laisse pour continuer nos découvertes.

On marche pour découvrir la ville, la place San Francisco, puis on va faire un tour au marché San Pedro. Ici, on y découvre vraiment de tout. Des cochons d’Inde grillés nous accueillent. Puis des fruits de toutes les couleurs, des viandes et mouches sur les étalages, des grenouilles vivantes dans une bassine, des bouts de calamars qui attendent preneur, si on avait bien cherché, on aurait pu trouver de la viande de chien ou des pommes de terre déshydratées. Mais déjà, on aura le droit à la scène la plus insolite du voyage. Après avoir demandé un jus de maracuya (fruit de la passion), et que la vendeuse soit partie au stand d’à côté acheter le fruit en question et en attendant qu’elle fasse mon jus, mon amie veut prendre une photo d’un cochon entier sur l’étalage de l’autre côté. Mais au moment de vouloir faire sa photo, une dame s’approche du cochon, lui soulève la queue et lui insère deux doigts. (Sans doute pour voir s’il est frais ??) En tout cas, avec mon amie, on est morts de rire, instant tellement improbable que même ma vendeuse de jus fruits rigole avec nous. Riche en émotion, on continue notre visite.

On passe voir l’église San Pedro, on marche dans quelques ruelles, on découvre une autre place (la place Regocito), on se laisse flâner dans un ou deux marchés d’artisanat. On découvre l’église San Térésa, et on monte au point de vue sur toute la ville à l’église San Cristobal. La vue est vraiment super, il fait bon, on fait une pause. On fait des photos. Un enfant se rapproche, il essaye de nous vendre des bracelets ou une photo avec son lama. J’aurais le droit à ma photo avec le lama. On redescend, on cherche un restaurant. En étant conseillés par un villageois, il nous indiquera un restaurant conseillé par le routard, le «cafe de mama olie ». C’est un très bon choix en plus on mange bien. On continue notre aventure en allant au musée des Incas. Une belle collection d’objets d’époque qui permet de se familiariser avec ce peuple. Beaucoup d’éléments nous montrent qu’ils possédaient une grande intelligence. Leur art est vraiment fascinant et la petite salle avec les momies d’époque encordées, dans une jarre ou dans un trou est un peu étrange ainsi que les crânes avec les déformations osseuses pour que dès la naissance l’enfant ait le crâne qui ressemble à la forme d’un mont (qui représentait une divinité) et donc pour montrer qu’il appartenait au peuple en question. Une philosophie de vie vraiment différente, mais bon !

On continue en repassant par la plaza de armas, qui est bondée plus que jamais, on passe par une rue très connue, « la calle lorento », étroite et longe, mais couverte de pierre aux architectures inca, parfaitement conservée, ça aussi ça me fascine et nous familiarise avec cette culture inca.

On arrive au Monastère San Domingo. C’est le lieu où a été construit le plus célèbre temple du soleil des incas en 1463. Rempli d’une richesse inouïe, les conquistadors ont dévalisé le lieu et l’ont transformé en monastère. Ainsi on trouve un curieux mélange de vestiges de murs incas (très bien conservés et toujours aussi fascinants) avec les bâtiments de l’époque hispanique. On en fait le tour, dans les jardins, on aura la chance de voir un colibri. On chope quelques bribes d’explication d’un guide ici ou là. Puis on ressort.

Il est déjà 5 heures, on retourne à l’hôtel prendre un pull avant de monter vers le charmant petit village de San Blas. On se dépêche de monter jusqu’au mirador pour avoir le coucher de soleil sur la ville. La vue est encore magnifique, même si le coucher n’est pas aussi beau que nos attentes. On fait un petit tour dans ce village, l’ambiance y est fort sympathique. Il est 6 heures du soir. On est vraiment crevé de notre première journée à crapahuter dans tous les sens après notre nuit dans le bus. On va déjà manger pour ne pas tarder sur la suite. Un petit restaurant « hatun kunka » avec des français et que des touristes, et des pâtes pour tenir la journée de demain. On redescend sur la plaza de armas. On tombe sur un petit spectacle plein air. On regarde 5 minutes, de la danse typiquement d’ici, c’est très sympa mais on ne s’attarde pas. On est vraiment crevés. On rentre et on finit deux-trois trucs. Bilan de la première journée : 369 photos. A demain.

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