Mercredi 30 janvier : Alexander, Louis et Raymond

Au réveil, j’ai la surprise de retrouver mon hôte qui est censé être déjà parti au boulot. Il m’explique qu’à cause du brouillard de pollution qui sévit sur Pékin et qui se déplace sur Qingdao, le brouillard est tellement épais, que les autorités ferment les autoroutes pour éviter des accidents, et qu’ainsi il ne peut pas prendre son bus, qui l’emmène à 1 heure de là sur son lieu de travail. Donc, il bosse chez lui aujourd’hui.

Moi, j’ai rendez-vous avec les trois jeunes lycéens. On passera un enrichissant moment, tous les chinois sont très ouverts et accueillants, ils n’échappent pas à la règle. Toujours honnêtes et sincères, on échangera en anglais et un peu en français, ils ont leur avis sur l’université, ils ont la chance par ce lycée professionnel d’éviter le gaokao, ils ont envie de venir en France, leur rêve ; devenir une rock-star, devenir riche et faire un tour du monde du langage, et le dernier avoir un bon travail, une bonne famille, et une vie tranquille. On continuera avec deux d’entre eux par un repas, ils m’invitent dans un petit restaurant « spécialité riz ». On prend le temps de se découvrir moins formellement, vraiment des jeunes très sympas.

Par suite avant de chercher un bus, je fais un petit tour dans un marché, là j’ai l’impression de me retrouver sur certains points en Inde, la viande étendue devant leur stand, les crevettes sur la table qui attendent leur acheteur, les légumes en veux tu en voilà, tous différents. J’y trouverai quand même des algues en plus, des pâtisseries ma foi fort attirantes, des légumes inconnus, des pétards pour le nouvel an chinois …

Pour le bus, je déchiffre les hiéroglyphes (où les caractères chinois, pour ceux qui préfèrent,  je compare, je « m’explose » les yeux (quand on n’a pas l’habitude de lire du chinois), et pour être sûr du bus que je dois prendre, je confirme avec un passant. C’est très amusant à faire. Peut-être pas tous les jours, mais rentrer en bus coûte 1 yuan alors que le taxi 30 yuan. Le jeu en vaut la chandelle.

Je rentre sans encombre, je retrouve mon hôte, je finis ma newsletter, mes mails et surtout la paperasse française, et oui il faut en même temps que je pense à l’année prochaine, dur dur.

A demain.

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