Mardi 25 septembre 2012

Je rentre dans une routine matinale, réveil, douche, petit dej, sac, transport, arrivée à l’école. Aujourd’hui est quand même un jour différent. Je quitte la classe de Cécilia pour découvrir une classe de 3e (CM1 en France) avec Irina qui est très contente de m’accueillir. Elle me présente à sa classe. Je reste assis au fond et j’observe. Irina est une prof très intéressante qui utilise une sonnette, pour le silence et pour des exercices ludiques. Son autorité est bien installée et sa classe est très agréable.

Pendant le cours de roumain, je suis surpris par l’aisance de leur lecture et écriture à leur âge. Puis le cours de Mathématique, j’aime ce langage universel, là je peux voir si les enfants ont compris. Ils manipulent très bien les nombres jusqu’à 1000, addition et soustractions sans avoir besoin d’écrire les retenues. Par contre pour « plus grand ou plus petit », soit ils sont très à l’aise et ils ont tout bon, soit ils ne sont pas du tout à l’aise et ils remplissent au hasard. A la récré, je découvre les cartes du moment en Roumanie, ni les cartes Pokémons, ni les cartes de catchs, mais les cartes des groupes et chanteurs internationaux. Certaines sont dédicacées et ça y va au niveau des échanges.

Pendant le cours de musique, je découvre d’abord tout le répertoire de chansons qu’ils connaissent et ils chantent de bon cœur et les musiques pour enfants en roumain sont très sympas. Puis Irina me demande de finir le cours. Je leur apprends le fameux « Oh malele ! » chant africain que tous les enfants aiment bien. Puis la famille Tortue. Ils me chanteront « Frère Jacques » puis « Si tu as de la joie au cœur en  Roumain », je chante et fais les gestes avec eux, c’est très sympa. Ça sonne, ils partent en sport, Irina me dis en anglais que je peux revenir quand je veux dans sa classe, que sa porte est grande ouverte.

Je rejoins Cécilia pour son cours de géographie. Ses élèves, en récré, que j’ai plaisir à retrouver, m’acclament dès qu’ils me voient, je fais un tchek avec chacun d’eux. Il y a un vrai attachement entre nous, ça fait vraiment plaisir. Cous de géographie, les points cardinaux et les moyens de trouver le nord. Ça sonne. Je reste avec Cécilia pour aller voir la directrice pour lui demander une attestation de présence pour ma bourse « planète-trotteur ». Et pour lui présenter ma vidéo du 1er jour, elle veut voir toutes mes vidéos avant de les publier sur le net, elle a peur que je donne une mauvaise image de l’école et de la Roumanie, on n’est jamais trop prudent. Elle aime bien ma vidéo. On s’entend très bien. Cécilia lui présente mes activités. Il y a vraiment une agréable entente.

Je quitte Cécilia qui part à l’after-school, je pars en anglais avec Angela, un cours d’anglais ne peut pas faire de mal. Puis à la pause, elle m’offre un paquet de « Pufuleti », un genre de gâteaux apéritifs soufflés à la Farine de maïs qui se mange sans faim, et tout cas j’apprécie l’offre et ces gâteaux. Je les mange dehors, ce qui me donnera l’occasion de rencontrer un des gardiens de l’école. Un instant unique, où lui ne parlait ni français ni anglais, et moi que 10 mots de roumain. Mais on réussi à communiquer pendant une demi-heure, on a parlé nourriture du pays et c’était très sympathique.

Je le quitte et je retrouve Valentina, je fais mon programme de la semaine avec elle. Puis je la suis à son cours avec les 5e (6e en France). Le niveau est très bon, ils ont retenu tout ce qu’ils avaient vu la dernière fois. On continue sur les nationalités. Je me rends compte de la complexité de notre langue. Pour chaque mot, Valentina est obligée d’expliquer la prononciation, les sons [ai], [in], [en], les lettres muettes, les liaisons … Ils ont la chance de pouvoirs faire leur premier dialogue en direct avec un vrai français, moi. Puis pendant qu’ils copient la leçon, une élève demande discrètement au professeur quel est mon métier. Elle rie, et elle me demande de venir devant. Une succession de questions pour me présenter et présenter ma région, certains diront où est-ce qu’ils sont allés en France.

Ça sonne, je vais avec Valentina voir des 8e (3e en France avec quatre ans de Français derrière eux) Valentina veut que je présente mon projet, puis que je réponde à leur question, malheureusement ils ont encore beaucoup de mal à me poser des questions, mais ils ont compris pour la plupart. Les questions restaient intéressantes et pertinentes, un moment très agréable. J’ai fini en leur disant, « apprenez bien le français et recontactez moi si vous voulez venir en France. » Si c’est vraiment le cas, ça me fera très plaisir, on peut toujours espérer. En sortant, je croise un enfant de 6e que j’avais rencontré dans un cours qui sait parler français, je lui dis que s’il a envie d’améliorer et de dialoguer en français, il peut venir me voir pendant les récrés, il me dit que oui, parce que sa grammaire n’est pas très bonne, et que pour devenir avocat il faut qu’il sache parler anglais et français. Très surpris par son enthousiasme, je l’attends avec plaisir.

Je quitte l’école. Je rentre et je m’achète sur le chemin un croissant au chocolat. Il n’est pas pur beurre, mais il y a du chocolat donc j’excuse pour cette fois.

Au presbytère, je dois commencer à préparer mon cours de science de jeudi. J’ai besoin de bois pour expérience sur le feu. Je sors devant le presbytère, dans le bazar des restes de travaux. Le gars habitant la caravane devant le presbytère vient me voir, lui aussi, ne parle pas un mot d’anglais ni de français, mais encore j’arrive à me faire comprendre, il m’aidera à trouver ce que je cherche, je l’en remercie. (Qui c’est qui a dit qu’il faut absolument savoir parler anglais pour voyager ? Deux rencontres dans la même journée sans français ni anglais. Ça fait plaisir.) Je rentre dans ma chambre et prépare mes expériences. Toujours très compliqué de fabriquer l’arc pour allumer un feu. Ça ne fume pas aujourd’hui  j’espère demain.

Je mange avec père Daniel. On finira devant la télé, un peu de tennis. Je veux partir, il zappe sur un documentaire sur les animaux avec une qualité de prise de vue exceptionnelle, passionné de vidéos, je reste. Puis il zappe sur les infos, je me mets au courant de la politique internationale. Enfin on coupe la télé. On se dit que c’est plus facile de ne pas aller devant la télé que d’appuyer sur le bouton arrêt de la télécommande. Je rentre dans ma chambre, je fais une présentation de la Roumanie que je devais faire depuis un bout de temps, je la mets en ligne. Je me couche, à demain.

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