Aujourd’hui, j’arrive à l’école avec la ferme intention de commencer à mettre en place mon projet. Je rencontre la directrice, je lui explique tout ce que j’envisage pour les semaines à venir. Partante pour toutes les propositions, elle m’invite à voir directement avec les enseignants et de venir la voir si j’ai besoin de quoi que ce soit. Elle m’explique comment avoir accès au vidéoprojecteur, ça c’est un bon point. Ainsi, mon projet avec cette école, sera d’abord, la projection à chaque classe d’une présentation des écoles dans les autres pays, une mise en place d’un projet vidéo aussi avec chaque classe en essayant de donner un maximum de possibilité aux enfants d’être soit devant, soit derrière la caméra pour présenter leur école, et enfin d’essayer de mettre en relation Skype chaque classe avec mes écoles qui me suivent.
En plus, je suis content de moi, j’ai bien gazé avec mon espagnol, j’ai pu lui expliquer rapidement ce que je voulais, sans même avoir besoin de mon dictionnaire. Comme quoi, rien de tel que de retourner à l’école pendant quinze jours pour parfaire sa langue (même si j’ai encore pas mal de boulot avant d’être bilingue, soyons honnêtes !)
Ayant bien commencé la journée, je vais découvrir une autre classe. Aujourd’hui : les 4e année. Je continue de découvrir les enfants, les enseignants, j’apprends toujours autant sur leur fonctionnement, leur approche pédagogique, et j’explore leur cahier et leur manuel. Fait surprenant, à la 4e page de couverture du livre de langue maternelle, il y a la déclaration des droits de l’homme. Sinon, pendant la classe, je vérifie leurs multiplications, je lis avec eux un texte où chacun doit lire jusqu’au prochain point de la phrase. C’est assez bizarre comment ça découpe le dialogue étudié, les enfants ont du mal à s’y retrouver. Et moi, je m’implique pour faire croire que je maîtrise bien leur langue. J’aide un élève qui est un peu plus lent à écrire. Et à la récré toujours autant de bataille de pouces et de tape-mains, ça m’avait manqué pendant le week-end, même si pendant quinze minutes, mes mains sont occupées en mode automatique.
Au repas, aujourd’hui, c’est « féculent party » : riz-pomme de terre-pâte, très copieux surtout quand on sort de mal digestif. C’est la première fois que je ne finirais pas mon assiette. Je repars jouer avec les enfants sur la cour, l’enseignante des 1e année sera d’accord pour qu’on commence à regarder demain les vidéos des autres écoles des pays du monde comme je lui en avais parler. Sinon mon ami Renzo ne se lassera jamais de combattre avec moi, en mode mini-pouce, tellement qu’il ne verra même pas sa mère arriver. Mais il sera très content, juste après, de lui montrer notre enchaînement de mouvement de main stylé avant de commencer notre jeu. Qu’est-ce qu’on peut s’attacher !
Je rentre en combi, je retrouve sur Skype, mon frère, puis mon meilleur ami pour commencer à parler animation de mariage. Et oui, quand je rentre, j’ai une semaine pour me mettre en mode animateur de mariage avec nos autres compatriotes. On va essayer de programmer le plus de choses avant. Aller on y croit. Malgré une connexion mauvaise, les contacts vers la France, me font toujours un bien fou. Je finis la soirée en écrivant mon CV qui n’est pas du tout à jour. A demain.









