Ayant rendez-vous avec Cécilia à 10h pour aller dans son école l’aider à installer sa classe, je me réveille 1h30 avant, me rendors 1h et me prépare. Le père Daniel, annonceur de bonne nouvelle, m’annonce que mon sac Brac est arrivé. La journée ne peut pas mieux commencer.
J’enfile vite fait un petit dej, la confiture à l’abricot est aussi extra. Je dis bonne journée au père Daniel qui me dit : « ton prénom est dur à retenir, mais je pense à « lancé dans l’eau » un peu comme Moïse ! » Désolé mais des jeux de mots sur mon prénom celui-ci est le plus beau.
Je rencontre Cécilia comme prévu, on achète une carte multi-transport pour un mois (à moi la liberté et merci Cécilia parce que je n’aurai jamais réussi à me faire comprendre pour en avoir une !)
On part ensemble vers l’école. Je découvre le chemin que je serai amené à faire tout seul tous les matins pour la rejoindre à son école. Elle me dit « profite » parce que là il n’y a personne mais dès que la rentrée va commencer, ça va devenir un cauchemar.
Un tramway, un métro, un bus, on a le temps de parler de sa classe, ses anciennes écoles, des écoles qui me suivent, comment elles fonctionnent (très militaire mais elle plaisante beaucoup, c’est elle qui me l’a dit ! J’ai hâte de voir ça).
Une fois qu’on arrive au niveau de son école, on rencontre des professeurs qui partaient, mais ils sont très contents de faire ma connaissance. Ils avaient tous accepté que je passe dans leur classe. On rencontre « une professeur » de Français, « Valentina » qui reste avec nous pour me faire visiter l’école. On rencontre la directrice et Cécilia a vraiment défendu mon projet. Et la directrice a tout accepté ce qui me permet vraiment de faire mon projet à fond. Merci. Cécilia et Valentina me font visiter les classes, mais ça, ça mérite une vidéo. Patience ! Elles m’expliquent le fonctionnement du primaire-collège et ça aussi, ça mérite une vidéo ! Double patience ! Je rencontre beaucoup de professeurs, très intéressés par mon projet. Malheureusement, on ne peut aménager sa classe parce qu’elle est en plein travaux. Je discute avec la professeur de français, je lui propose des interventions dans sa classe (contes, chants, questionnaire en Français réalisé par nos petits bretons, échange par mail, …) Elle est ravie, ne demande pas mieux. Elle nous quitte et c’est une autre professeur d’anglais anciennement de Français qui la remplace, « Angela » : La joie de vivre en personne. On part ensemble manger. Je découvre une nouvelle soupe Roumaine, appelée ciorbă, la polenta roumaine avec farine de maïs appelée mămăligă et le plat traditionnel roumain : de la viande enroulée dans une feuille de choux appelé Sarmale. Et en dessert un tarte au fromage. Personnellement ça change et c’est très bon. On discute du système éducatif, je leur présente celui de la France, elles me présentent le leur. Tous les trois on n’est pas tendre avec le nôtre. Chacun est rassuré de savoir qu’il y a des gros problèmes, des folies de ministres, des incohérences … je vous présenterai cela dans un article.
Une dernière ballade, elle nous invite à un concert de Rock roumain le 22 septembre, on se dit au revoir. Angelina, encore une belle rencontre. Je rentre avec Cécilia. On se retrouve mercredi pour aménager sa classe.
Je rentre au presbytère, j’allume mon ordi, j’écris. Le père Daniel frappe à ma porte, on mangera ensemble après que le gars de l’internet passe. Le gars arrivé, il essaye de voir mon PC pour que j’ai le wifi. Il me dit que mon PC est trop lent. Je suis vexé, je lui dis que le programme de création de vidéo était ouvert. Il me dit Ok, mais je n’ai pas le Wifi.
Je mange avec Père Daniel, Merci Papa, une soupe de tripes de porc. Il me dit que je ne suis pas obligé de finir. Je ne finis pas (il faut aussi nourrir les poules, Désolé papa !).
On discute de lui, de tout et de rien, on rigole. Il me parle de ce gâteau très bon qui n’est pas un gâteau (blé, noix, citron) puisqu’il est préparé seulement pour les enterrements et les anniversaires d’enterrement. Qu’est-ce qu’on a rigolé quand il m’a dit que les orthodoxes priaient avec ce gâteau au dessus du cercueil en le tenant tous en le montant et descendant en répétant 33 fois une phrase qui veut dire que « que dieu se souvienne de lui éternellement ! » C’est des coutumes qu’ils n’expliquent pas, on ne peut pas juger. Il m’a aussi expliqué que tous les sacrements se payaient avec les orthodoxes, même la confession. Les enterrements coûtent très chers. C’est pourquoi si le défunt a plutôt des origines catholiques, on préfère l’enterrement catholique. Il y aussi une tradition originale. C’est qu’à l’enterrement et aux fêtes d’anniversaire, la famille fait un don de nourriture à tous les amis et la communauté paroissiale en souvenir du défunt. (Et que les pompes funèbres en font un véritable business en proposant des services de repas-dons à la carte). Mais que malheureusement, cet événement créé des rivalités au point que des familles peu aisées s’endettent pour financer ce repas-don pour ne pas apparaître pauvre.
Pendant le repas, je découvre une technique de grand-père pour conserver les bulles dans une bouteille plastique de 2 litres de bière (très grosse consommation en Roumanie), il suffit d’écraser la bouteille pour qu’il y ait le moins d’air dedans (que du liquide). Et les bulles resteront toujours là. Sur cette belle parole de sage, je vais me coucher. À demain.









