Je me réveille ce matin à Tokyo, et je retrouve les frères pour le petit déjeuner. Ce matin, c’est « pain perdu » ou comme l’appelle les québécois, c’est « pain doré ». Je pars avec le frère en charge de moi pour visiter cette école que j’avais visitée vide il y a déjà quinze jours. Aujourd’hui, ça prend une autre dimension même si à ma grande surprise l’école reste relativement calme. On commence par ce qu’envient beaucoup de gens, le cours de piscine : trois professeurs pour les trois niveaux différents des élèves de 2e année. D’un côté, on apprend à faire le crawl, pendant que d’autres apprivoisent les longueurs, et enfin que les derniers se familiarisent avec la tête sous l’eau. Chacun peut aller à son niveau. Une aubaine pour eux. On continue notre visite.
Les autres salles, c’est moi qui les envie plus personnellement. En effet, leur trois salle d’art : art 3D, 2D et architecture, sont encore plus concrètes avec les élèves de collège en action. Ici, on choisit l’un des trois domaines pour se spécialiser. En 3D, les élèves font de la poterie vernissée ou de la céramique, puis ils participent à des expositions. En 2D, chevalet et salle de prise de photo permettent peintures à l’huile, crayons, fusains, photos, montages … Tout y passe en tous formats. En architecture, chacun sur son vrai bureau d’architecte, ils dessinent leurs plans, les modélisent sur l’ordinateur et réalisent leur maquette. Ces salles très bien équipées sont utilisées dès la cinquième année de primaire.
On poursuit avec les cours de musique. Une autre classe de collège qui travaille sur la scène. Un très bon professeur de chant leur apprend un chant à plusieurs voix, celui-ci est assisté d’une pianiste qui l’accompagne exactement au moment où il faut. Un binôme de professeurs digne d’enseigner dans un conservatoire. Les élèves ont l’air d’apprécier ce qu’ils font, le professeur est un adepte du fait que les élèves bougent les mains en même temps qu’ils chantent. C’est amusant à voir en plus d’être beau à écouter.
On a rendez-vous à dix heures avec le directeur de l’école primaire, il me reçoit très officiellement mais il n’y a pas de souci pour deux jours d’observation dans leurs classes, il me fait un programme. On enchaîne avec la visite des classes de primaire justement. De grandes salles très spacieuses qui permettent beaucoup de possibilités au professeur, une belle diversité de couleurs des élèves dans chaque classe (école internationale oblige), des professeurs qui ont l’air très à l’aise dans leur classe, des activités écrites sur chaque mur des salles et des couloirs, je vais avoir de la lecture. Il y a aussi des classes pour les maternelles, des salles spécialisées pour les élèves qui ont des difficultés en anglais (langue anglaise obligatoire dans toute l’école), une salle de musique et d’art de primaire. Aucun élève pour l’instant, on prend rendez vous avec la prof d’art pour après le repas.
On passe voir les enfants en récréation sur la cour. Ça joue, ça crie, ça saute, ça rie, ça se pousse par terre, ici aussi, les enfants savent s’amuser.
On visite aussi leur grande bibliothèque (en France, on appellera ça un C.D.I.). Des possibilités de prêts, des cours de recherches et de lectures avec un professeur spécialisé, des incitations à des participations de concours de lecture, des coins tranquilles pour se poser, une bibliothèque idéale pour apprendre à lire et à avoir envie de lire.
Maintenant je rencontre le directeur du collège, très ouvert et moins officiel, il sera très content de me proposer de suivre un élève pendant une journée. Que demander de mieux !
On retourne voir la salle de musique pour écouter les élèves lycéens de plus haut niveau. En effet, on sent la différence et qu’ils travaillent vraiment sérieusement. Ils participent à des concours internationaux, leur niveau est réputé, hâte de pouvoir revenir observer.
On descend à la salle de sport, dans le gymnase des élèves qui font leur cours de badminton. Dans le hall d’entrée, un professeur installe une table de ping-pong pour un petit tournoi avec les lycéens. Il propose ça sur le temps du midi, il prend le micro et commente les matchs, les élèves autour apprécient et encouragent. C’est détente et cool, c’est comme une petite famille.
On part manger dans la cafétéria, ici il y a du choix même si c’est plus tôt américanisé comme plat. Il y a même des petits articles (snacks, chips, bouteilles, confiserie…) à acheter en plus.
Pour finir, je rencontre le directeur du lycée, encore une fois pas de souci pour que j’observe un jour dans une classe. Ainsi la semaine prochaine, j’aurai deux jours en primaire, un jour à suivre un collégien et un jour au lycée. Le vendredi sera pour faire mon sac.
On va à notre rendez-vous avec le cours d’art en primaire. Structure abstraite en pièce 3D géométrique de bois. L’idée intéressante, le résultat aussi. J’ai la surprise d’y découvrir le petit truc de l’école pour avoir le silence quand un prof parle. Il dit « three », les enfants répondent « Stop », il dit « two », ils répondent « look », et enfin, il dit « one », ils répondent « listen ». Je note, ça pourrai resservir.
On les quitte, on finit la visite de l’école en action par la cours de récréation qui n’est autre que le beau terrain de foot tout neuf avec de l’herbe synthétique. Elle à l’avantage de rester souple sous les pieds, de sécher rapidement quand il pleut et de ne pas salir les habits vu qu’ils aiment se rouler dedans.
Voilà pour aujourd’hui, en même temps j’ai pu poser beaucoup de questions sur cette école au frère qui m’accompagnait vu qu’il était le directeur de cet établissement pendant plusieurs années.
Je rentre à la maison des frères, après une bonne visite, je me remets à mon travail sur mon PC. Je ferai juste une pause pour aider à refaire la chambre et passer l’aspirateur pour leur invité de ce soir. A trois heures, le frère revient me chercher pour me proposer une petite balade dans Tokyo, du moins pour aujourd’hui le quartier et les galeries commerciales un peu plus bas. Un quartier paisible à l’extrémité de la ville juste à côté de la limite de Yokohama. Des magasins récents qui proposent une quantité impressionnante de choses en tout genre, j’y trouverai au moins des cartes postales. Les prix pour les vêtements des enfants sont affolants quand tu sais qu’ils vont les porter pas plus d’un an. Les galeries sont envahies d’escalators pour le moindre petit escalier.
Et pour finir cet après-midi, le frère m’invite à prendre à verre. Il faut que je vienne au Japon pour entrer dans un bar à vin, merci l’aventure.
On rentre pour la prière suivie du repas. Le frère qui est venu me chercher me ramène à Yokohama. Je retrouve ma chambre, je finis deux trois trucs et je vais me coucher. A demain.









