Il est 6h45, un thé et je vais voir père Brendan dans son bureau, on fait le programme de la journée. Aujourd’hui, j’observe le collège et je commence par les maths. Ainsi, j’écris mon programme : 4 cours d’une demi-heure, ça me laisse du temps pour me connecter à Internet. J’ai tant de choses à faire et à répondre. Je vais chercher mon PC, je me branche, le secrétaire me dit que Internet ne marche pas : en effet. Il a prévu une personne qui doit venir. Je n’ai rien à faire, je regarde l’assemblée des élèves où je découvre encore un nouvel aspect, ce matin pour la première « lecture » (comme ils disent, qui correspond à une leçon d’une demi-heure.) Ils font des exercices de mises en forme en rang, tout le monde en même temps au rythme du sifflet et des consignes qu’ils connaissent par cœur. Une dimension un peu militaire, je filme, les enfants gardent le sourire, les profs passent dans les rangs pour vérifier les bons mouvements.
Ayant le temps, je vais prendre mon petit-déjeuner, puis je débute mes observations à la 4e lecture par la classe de 7e (qui correspond à la 5e française). Bon, le fait que j’ai sympathisé avec les jeunes avant change un peu la donne. Certes, ils sont très contents de m’accueillir et de me retrouver après cette absence des vacances, mais ils se retournent beaucoup vers moi, certains font leur intéressant, d’autres viennent me voir pour des autographes (surtout à la fin), je reste de marbre au fond de la classe pour essayer de ne pas perturber le cours de la prof.
Ça fait plaisir de retrouver cette place du fond, et c’est encore très intéressant, mais le rythme d’une demi-heure pour les cours est super rapide, je n’ai pas le temps de regarder les manuels. Je comprends encore beaucoup de choses même si une semaine dans le collège ne sera pas de trop. Ce rythme m’intéresse, l’autorité est différente de la primaire, le cours très synthétique aussi.
Une autre classe de 7e et j’ai déjà une pause d’observation, je vais essayer de voir si internet est revenu. Toujours pas, j’irai écrire dans ma chambre les cartes de vœux, l’avantage d’être à deux pas de sa chambre. Je retourne dans l’école deux minutes avant la sonnerie. Deux cours de 6e (qui correspond à la 6e française), des notions que j’ai découvertes à leur âge largement plus tard sont abordées différemment. Je demande à un élève s’il aime les maths, il me répond que non, c’est ennuyant, c’est trop facile. Intéressant.
J’ai déjà fini ma journée d’observation qui reste tranquille. Je vérifie qu’il n’y a toujours pas internet. Je rentre dans ma chambre travailler jusqu’à l’heure du repas.
Après la sieste, écriture des cartes postales, thé, recherche du père Brendan pour essayer d’avoir internet. Je ne le trouve pas. Les jeunes veulent m’inviter à faire un foot, moi je veux internet. Je rencontre des paroissiens très sympas, je regarde le coucher du soleil, mais je n’aurai pas internet ce soir. Il y a des jours comme ça, (mais là ça commence à faire une semaine sans internet), je travaille dans ma chambre.
A sept heure on vient me chercher pour partager un « samosa » avec père Brendan devant le match de cricket, à cette heure-ci, il ne va plus au bureau. Je me console en faisant de la vidéo jusqu’à l’heure du repas. Je rentre dans ma chambre, je finis deux-trois trucs, je me couche. À demain.









