Jeudi 22 novembre : découverte de la ville du projet

Je me réveille encore à 7 heures pour l’office. Ils ont toujours autant d’attention pour moi, on petit déjeune ensemble, ce matin c’est haricots avec chappattis. L’archevêque me dit qu’aujourd’hui il va avoir une grande rencontre des prêtres du diocèse dans ce lieu même et que je risque de repartir avec l’un de ces prêtres pour vivre mon projet. Je suis ravi, je ne demande pas mieux, même si je commençais à m’habituer à cet endroit. Il me donne internet pour la matinée, je fais mon sac, je quitte les tongs pour remettre les grosses chaussures et je continue mes devoirs, jusqu’à ce qu’on vienne me chercher pour manger et partir avec les prêtres. Je passe vite fait avant remercier l’archevêque qui me dit qu’on va se revoir.

Me voilà parti en voiture avec un prêtre qui me dépose dans ma nouvelle paroisse, j’arrive sur les lieux, les deux prêtres qui m’accueillent arrivent en moto, sans casque. J’ai droit à une petite visite, l’église et vite fait les différents bâtiments de l’école, la maison et la cuisine, le cuisinier et l’accès au filtre à eau pour l’eau potable. Ils s’inquiètent de savoir si j’apprécie la nourriture indienne, je les rassure. Ils me montrent ma chambre et ils me disent qu’on se retrouve à 4 heures pour le thé.

Très bien, je reste dans ma chambre, ça tombe bien j’ai encore plein de devoirs pour continuer le CV. Je retrouve mes tongs, je pense que je vais les garder pour un moment maintenant. Juste avant un petit tour de la chambre, le lit est plus grand mais un peu plus dur, j’ai une chambre qui ferme à clef, un bureau et du courant, une ventilation au plafond, (dans ce pays il y en a partout et ils sont obligés à cause de la chaleur). Ici, j’ai une douche avec une pomme de douche d’eau froide et en dessous un robinet d’eau chaude, un vrai wc, même si les règles d’hygiène ne sont pas les mêmes pour tout le monde. Il y a même quelques grosses fourmis pour me tenir compagnie ou pour m’inciter à lire. Mais la chambre est spacieuse, éclairée avec un carrelage luisant blanc par terre. Même si je ne cherche pas le confort, je l’apprécie.

Je me mets à travailler jusqu’à 4 heures, en me demandant quand même où est-ce que je suis atterri. Je ne suis pas sûr qu’ils savent pourquoi je suis vraiment là, ils répondent à leur archevêque mais… Ma première impression est qu’ils sont assez froids, que ça va être compliqué à mettre en place, en plus les enfants sont en vacances jusqu’à mercredi prochain. Je ne sais pas combien de temps je reste, si je vais avoir accès à internet. Un peu d’appréhension que j’essaye d’oublier en travaillant sur mon ordinateur.

Mais à partir de 4 heures les choses changent, je retrouve père Brandon, un jeune prêtre plutôt menu, discret, de 30 ans je pense. Il m’invite à le rejoindre à prendre le thé. On parle un peu plus de mon projet, et comprend la raison de ma présence. Il m’invite à le suivre, on retrouve les enfants devant l’église qui préparent leur première communion. Il me présente à eux, me laisse me présenter et laisse les enfants poser des questions. Ils sont très curieux, me questionnent, rigolent entre eux, le prêtre plaisante avec eux en disant qu’ils vont apprendre le français et venir avec moi. Je les suis, le prêtre leur apprends le rituel de la procession, il m’explique certaines choses au passage. La procession va jusqu’à l’école, à la fin il libère les enfants, et il continue à me faire visiter au rythme de « come », il me présente aux jeunes, à la sœur supérieure avec qui on s’arrête, on se pose autour d’une table, et discute un certain temps. Il me dit que pour internet, on ira demain dans l’école pour l’avoir. Il me propose de visiter la ville, mais il ne veut pas que je me perde en plus le soleil va bientôt se coucher.

Je le rassure, de toute façon le bourg est vraiment petit, des petits magasins avec plein d’articles en tout genre, une place de marché, une banque et un bureau qui me semble être une poste, quand on quitte les axes principaux il doit encore y avoir des choses car je trouve étrange qu’il y ait si peu pour 20 000 habitants.

Je rentre, je travaille, ce soir je mange seul, mais le cuisinier m’a préparé de bons plats, tajine de porc au poire, riz, et mélange de légumes avec toujours les pains crêpes. Je remercie le cuisinier, je retourne travailler dans ma chambre. Le prêtre passe plus tard pour me dire que le petit-déjeuner est à 8 heures et que si je veux, il y a la messe à 6 heures. Là je lui dis pas de souci pour le petit déjeuner, mais pour la messe on verra plus tard dans la semaine, il me rassure en me disant qu’il y en a une autre à 17h. Très bien, on se dit « à demain ». Une douche froide, mais qui rafraîchit des chaleurs de la journée. Puis, étant rassuré finalement du lieu où je suis arrivé, je me couche tranquillement. A demain.

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