Aujourd’hui père Daniel est parti à la pêche à 4h du matin (le jeudi c’est son jour de repos). J’en profite pour dormir un peu plus. Je petit déjeune, je vais sur internet répondre à mes mails et il me prend l’envie de chercher des cours de roumain sur internet. Chose dite, chose faite. Je passe deux heures. Je vais manger, je croise la cuisinière je lui réponds 2-3 mots en roumain, elle est contente et moi déçu, je me rends compte qu’en 2 minutes j’ai déjà oublié ce que j’avais appris. (Mais j’ai encore un mois, courage !)
Comme me l’avait conseillé père Daniel, je vais à l’école Française. Je trouve facilement et une fois là-bas, je suis content tout le monde parle Français, pas surprenant vous me direz mais ça fait du bien quand même. J’attends et j’observe la sortie d’école. J’ai qu’une seule envie : demander à un enfant s’il aime son école ? Je me retiens, les parents sont autour. Enfin, je rencontre l’adjointe au proviseur. Je lui expose mon projet avec une grande soif de rencontre. Elle me donne son adresse mail et elle me dit qu’on se reverra. On est dans une ambassade, il y a des procédures. Je repars, j’ai faim, je me mange un barre chocolatée roumaine nationale « Rom ». Je n’aime pas, il doit y avoir de la liqueur dedans je trouve ça étrange. Je préfère manger ma pomme de secours.
Il est 4 heures, je suis en plein milieu de Bucarest. Je me demande ce que je peux bien faire. Je prends ma carte. Je me dis d’aller voir les temples Orthodoxes, en fait je suis là où j’avais visité avec Dino, donc je suis déjà passé devant chacun d’eux. Et là, miracle, je me rappelle d’une lecture d’un forum sur internet du matin « les parcs sont magnifiques à Bucarest ! » Je ne suis pas loin, ni une ni deux, je me retrouve dans le parc « Cismigiu », un oasis au milieu de la ville. Très vite, le bruit de la ville est étouffé. Le lac, les fontaines, les arbres, la faune, tout permet de se reposer. Il a la particularité de révéler plusieurs cachettes, au fond les canards et les cygnes, au centre son lac et ses barques de plaisance. Il y a un espace de parc de jeux, comme j’en avais jamais vu, (si j’avais pu avoir 6 ans, à ce moment là je me serai oublié.) Il y a aussi un espace pour les hommes, où y font des échecs, majongs, et autres jeux de société. Ça faisait vraiment plaisir cette ambiance très divertissante et en même temps avec un grand respect entre tous.
Je continue mon tour du parc et à ma grande surprise, je rencontre des jeunes de 15-16 ans au milieu de l’herbe en train de jouer un jeu que je ne connaissais pas au milieu de tout le monde sans peur des regards. Je m’assoie et les espionne jusqu’à comprendre ce jeu et en faire une petite vidéo. (Très simple, deux équipes formant chacune une ligne en se tenant les mains face à face, une personne se détache de la ligne de son équipe et doit franchir la ligne adverse en prenant de la vitesse et en les forçant à lâcher les mains. Si elle réussi elle ramène une personne dans son équipe, dans le cas contraire elle reste dans l’équipe de l’autre. Un joueur par équipe l’un après l’autre jusqu’à ce qui est une équipe qui n’est plus de joueur. Peut être un peu violent mais tellement content de découvrir un jeu que je ne connaissais pas en plus joué par des jeunes qui n’avaient pas peur du ridicule. (Chose rare en France !)
Je finis ma ballade dans ce parc, j’essaye d’en trouver un autre mais mes recherches ne sont pas concluantes. Je croise une petite tête blonde qui regarde par la fenêtre de la voiture d’un air curieux le « paysage », il me fait sourire. Je rentre au presbytère. Et quelle ne fut pas ma joie de découvrir le gars de l’internet dans ma chambre en train de changer la prise. Et après 10 minutes, il me dit qu’il a fini. Je me branche, ça y est je suis un homme comblé pour mon projet. Je pourrai être beaucoup plus efficace sur mes articles, photos et vidéo. (Et même sur mes cours de roumain)
J’en profite pour faire mes devoirs en mangeant quelques bretzels ; mettre en ligne quelques vidéos, photos. En même temps je reprends contact avec ma famille. Je vais manger avec père Daniel, il est tout rouge de sa journée à la pêche. Il a pris un poisson avec sa canne mais ce n’est pas lui qui a fait le boulot, il était un peu déçu de ses amis qui faisaient tout à sa place. Je lui raconte ma journée. Il me sert son breuvage le plus agréable : une très douce liqueur de griotte. On mange une bonne soupe de légumes avec de vrais morceaux de légumes. Et puis un mijotée de foies de poulet. (Il faut s’habituer aux coutumes locales)
Je finis mes devoirs, j’écris, je me couche. A demain.









