Jeudi 1 août : Afrique, Ouganda, Entebbe, Kisubi, me voilà !

Bonjours mes chères lectrices et chers lecteurs, c’est avec un grand plaisir que je vous retrouve après 15 jours de folie des JMJ avec 3 millions de jeunes et notre cher nouveau Pape François à Rio. Me voilà, encore plus revigoré spirituellement, pour finir cette dernière étape de mon voyage, ce dernier pays l’Ouganda. Alors ce pays, je ne l’ai pas vraiment choisi. Au rassemblement internationale de la communauté de Lamennais (qui a des écoles un peu partout dans le monde dont Japon et Québec) l’an dernier à Ploërmel, je ne pouvais pas aller au Sénégal en août puisqu’ils n’ont pas d’école ce mois là, donc mon parrain de la communauté qui se chargeait de me trouver les contacts, est allé chercher dans la foule de frères de tous les pays réunis ce jour là pour l’apéro, un frère d’un pays qui pourrait m’accueillir. Et mon parrain est revenu avec un frère black et il m’a présenté à lui en disant « this boy want to go in Uganda », et le frère ougandais a fait un grand sourire et a ouvert les bras en disant « oh ! Yes ! You are welcom ! ». Ainsi, c’est comme ça que l’Ouganda s’est choisi à moi, et comme première approche c’était parfait. Je ne connaissais pas bien le pays, et je ne le connais pas plus maintenant premier jour de mon arrivée mais comme c’est une ancienne colonie anglaise, leur système est plus similaire aux pays anglo-saxons que je n’ai pas pris le temps de voir et les pays comme le Sénégal se rapprochent beaucoup d’un système français. Donc comme ça, ça tombait bien pour plus de découvertes. Petit point qu’il était important de préciser avant de reprendre mon CV.

Ainsi après avoir quitté le Brésil, dormi dans l’avion, dormi dans l’aéroport Charles De Gaule, (oui, mon billet tour du monde se terminait avec le Brésil, obligé de repasser par la France pour le clôturer et reprendre un dernier billet, et non il n’existe quasiment pas de vol Amérique du sud-Afrique, dommage !), après avoir refait mes forces en nourriture française pour tenir le dernier mois (oui, j’ai honte, un Macdo, mais il n’y avait que ça d’ouvert le soir où je suis arrivé à l’aéroport mais le lendemain, j’ai pris un bon steak, juste un morceau de bœuf cuit au grill, c’est tellement dur à trouver dans les autres pays !) et après avoir pu téléphoner à ma famille et mon aimée pour un prix illimité et non pas à un prix exorbitant, c’est dans un A380 que je suis parti pour Dubaï, escale pour Entebbe. C’est vrai que c’est grand un A380, et j’ai surtout profité de la vue, toujours magique de voir la tour Eiffel de là-haut et aussi un des films (trois films en 8 heures de voyage). J’ai pu profiter de la folie de la grandeur de l’aéroport de Dubaï et surtout profiter de la moquette pour dormir encore une nuit dans un aéroport. Et enfin, sans souci, je suis arrivé pour ma première fois sur ce continent africain.

Je suis au fond de l’avion, tout le monde passe devant moi et je retrouve cette foule devant moi au contrôle des visas. Après Dubaï, ça fait bizarre d’arriver dans ce genre d’aéroport où tout est simple, tranquille et surtout moins grand. Mais ça va quand même assez vite, j’envoie juste un sms à mon contact pour lui dire que je suis bien là, mais que je suis obligé d’attendre. Sa réponse sera l’assurance que je suis bien attendu, ouf. Au contrôle, ce n’est pas gênant si je n’ai pas fait le visa en France, ils te font rapidement un fichier avec ta photo et tes empreintes et te de demande de payer 50$ en cash, ils te laissent aller retirer des sous. Heureusement que sur les trois ATM, il y en avait au moins un qui prenait la MasterCard puisque je ne sais pas comment j’aurai fait autrement. Une fois le visa bouclé, je trouve mon sac Brack qui m’attendais et qui a bien passé les changements.

Ça y est je suis prêt, je sors et une personne vient vers moi, c’est le frère Gérald que j’avais rencontré il y a plus d’un an, heureusement qu’il m’a reconnu parce que je n’aurai pas pu en faire autant dans cette foule. Par contre pour lui, je m’appellerai « Barry », plus facile à prononcer, et ça me rajoute un surnom que je n’avais pas encore vraiment à mon arc. Ça y est je reparle anglais, et il est content que j’ai bien progressé puisque c’est vrai la première fois qu’on s’est vu, ce n’était pas trop ça.

Direct on prend la voiture, je retrouve le volant à droite. Il fait chaud, beaucoup moins humide qu’au Brésil, mais nuageux. Il prend le temps de découvrir un peu mon projet et mon voyage, je prends le temps d’en savoir un peu plus sur le pays, la communauté, les écoles. En 30 minutes de chemin, je découvre aussi du pays. Un paysage très exotique, vert et sauvage avec en même temps cette terre rouge qui marque voitures, routes et maisons. Le pays paraît assez riche, beaucoup de voitures, de routes un bon état, de grandes maisons … Ils ne vivent pas dans des cases en terre, mais on retrouve toujours ces petits bouibouis de magasins comme en Inde et au Pérou. Très vite on arrive, je vois que les écoles sont juste à côté de la maison principale. Ça va me rappeler l’Inde !

C’est très ouvert, très calme et une grande place est laissée à la nature et aux fleurs, c’est beau et reposant. Les maisons et les bâtiments ici, sont tous de briques rouges vêtus. Direct il me présente ma chambre. Je serais jusqu’au bout bien loti. Un grand lit avec une grande moustiquaire qui fait un peu lit de princesse, un bureau et ma douche salle de bain perso. Il m’apporte des bouteilles d’eau puisque l’eau du robinet n’est pas potable puis il me laisse jusqu’au repas. Je ne fais pas long feu, je m’installe vite et prends une bonne douche (froide comme en Inde !) et je me couche pour récupérer de ces trois jours de voyage.

Je retrouve le frère Gérald pour la prière du soir et le repas. Lui et moi et quelques autres frères mangeons avec les six frères âgés de la communauté. On s’installe autour d’une grande table ronde avec un deuxième rond qui tourne pour faciliter à passer les plats. Je découvre mon premier repas ougandais. Une soupe, du riz, de la pomme de terre, de la patate douce, des viandes braisées, encore des haricots rouges !! Et leur spécialité qu’on trouve à tous les repas y compris le petit-déjeuner la purée de banane. Ils me proposent aussi leur bière locale, me voilà bien projeté dans leur spécialité. Mais leur bière n’est pas mal du tout. Après un bon repas et une bonne bière, je ne tarde pas à me coucher. A demain.

PS : en anecdote, il faut savoir qu’il est très important d’avoir un plan B pour avoir plus de chance d’avoir son plan A. Puisque avant d’arriver en Ouganda, j’ai relancé tous les quinze jours depuis déjà quatre mois le frère Gérald qui m’avait dit d’accord il y a un an sans réponse. J’attendais au moins une réponse pour être sûr qu’il y ait quelqu’un à l’aéroport. Le samedi 27 juillet, à 5 jours d’arriver en Ouganda, comme je n’avais toujours pas la réponse du frère, j’ai profité d’être aux JMJ rassemblement international à Rio pour avoir la chance de tomber sur des Ougandais, leur drapeau aidant à les reconnaître. Je leur demande s’ils connaissent les frères de Lamennais, et s’ils savent s’il y en a qui seraient venus à Rio. Oui, ils les connaissent mais non, personne n’est venu à Rio. Alors je leur explique ma situation, et à ma grande surprise, mon interlocuteur est aussi de Kampala, Kisubi, lieu où je suis censé aller. Il me dit qu’il peut me donner son numéro et que je l’appelle si j’ai un problème quand j’arrive en Ouganda. Le lendemain soir, quand j’ai regardé mes mails, j’avais une réponse du frère Gérald qui m’attend avec plaisir. Et quand j’ai regardé à quel moment j’ai reçu le mail, c’est juste dans la demi-heure où la personne venait de me donner son numéro. Dans la confiance, toujours avoir un plan B, je vous le conseille.

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