Dimanche 9 décembre : excursion après excursion

Je me réveille pour rejoindre Sandy pour aller à l’office. Il est 7h, ça commence. La messe est en anglais, je vais pouvoir comprendre. Les chants sont beaux, l’église aussi. Puis on prend le petit-déjeuner avec les autres séminaristes. A ma table, j’ai une personne qui est allée à Paris, un jeune indien, il me parle quelques mots en français, son niveau d’expression est au début mais il comprend très bien. Je lui parle un peu en français, ça fait encore du bien. Avec un autre séminariste à notre table, ils me posent plein de questions, j’aime beaucoup l’intérêt qu’ils portent à mon projet. Je finis la conversation en posant cette  fameuse question : qu’est-ce qu’ils pensent de leur système éducatif ? Très anglais, qui a évolué depuis qu’ils sont allés au primaire et au collège. Ils me parlent du fait que le gouvernement paye les repas du midi ce qui est un vrai plus pour aider les enfants.

On se quitte, on doit déjà repartir avec Sandy, le père Brendan l’a appelé pour savoir si tout se passe bien et il lui dit de rentrer rapidement pour la fête avec l’archevêque. Ainsi on reprend le train, cette fois on prend un ticket. Ce matin, dans le train, la foule est correcte et respirable. Pour finir le dernier tronçon, Sandy me fait découvrir les fameux bus. Certes c’est moins cher mais il faut savoir lequel prendre avec les bonnes habitudes. Mais avec Sandy, ça se passe très bien, c’est agréable de pouvoir se balader sans se prendre la tête de savoir comment ça fonctionne dans ce pays. De plus, on se sent plus en sécurité dans ce bus tout terrain que dans les toc-tocs. On arrive. Il doit déjà repartir j’ai droit à un deuxième petit-déjeuner. Puis je travaille.

Je retrouve les pères pour le repas, petit aparté, le père Brendan est un short, c’est la première fois que je vois un indien adulte en short, ils ont pour coutume de ne montrer aucune partie de leur corps. Après le repas, je travaille, je prends le thé avec père Brendan qui m’invite à venir avec lui à la fête de l’archevêque, moi qui voulait bouger ce week-end, me voilà comblé. Je me retrouve cheveux aux vents derrières sa moto. On sort du village, il y a une fête foraine qui s’installe le long de la route de la sortie de Nirmal, pour plusieurs semaines. Je sens que je vais rapidement y faire des tours. On arrive à Vasai. La fête est un rassemblement pour accueillir un autre archevêque d’Afrique du sud. Encore une grosse installation, scène, sonorisation, affiches pour l’occasion, et des chaises en plastique pour au moins 5000 personnes.  On s’installe, ça commence par une danse de « lézime » que j’ai plaisir à revoir pour l’arrivée des deux archevêques. Je suis content de voir, même de loin, l’archevêque Felix Machado, celui qui a permis ce projet en Inde. S’en suit des discours pour la plupart en Marathi, j’arrive enfin à faire la différence entre quelqu’un qui parle anglais et quelqu’un qui parle marathi, le fait qu’il y ai beaucoup de mots en anglais dans la langue marathi, m’avais fait penser qu’ils parlaient un anglais très rapide et mal prononcé.

On part avant la fin, on fait un tour de moto pour passer dans un magasin, type super marché, que j’ai plaisir à découvrir, c’est très amusant de parcourir les rayons et de voir ce qui est arrivé chez eux, Tropicana, Kellogg, Oréo, Nutella … le père ne trouve pas ce qu’il veut, on repart, on passe prendre une barre de chocolat, dans une petite boutique et on va chez ses parents. J’aime qu’il me présente sa famille, ça permet de mieux le découvrir lui, qui prend vraiment du temps pour moi et en même temps je découvre les habitudes des familles locales. Ses parents vivent avec son frère, sa belle-sœur et leurs deux enfants. Je découvre tout ce beau monde. Père Brendan me dit de donner le chocolat aux deux garçons. Puis assis sur le fauteuil, je les découvre, des enfants plein d’énergie de 4 et 6 ans. Ils courent, crient, sautent, nous montrent leur cahier d’école, leurs jouets, ils sont vraiment très drôles. Ils m’offrent une bière indienne, (très bonne et légère), des amandes, on va manger avec dans la cuisine avec le père Brendan, je découvre la soupe indienne de foie de poulet, le poisson grillé farcie, et la glace sortie du congélateur déballée du papier journal. Après ce bon repas, on les quitte, je les remercie encore. Juste avant, on fait faire un tour de moto au petit dernier. (Je crois que c’est le seul moyen pour ne pas l’entendre crier) en tout cas il apprécie la balade, on le rend à sa famille. On rentre.

Je rentre dans ma chambre, je finis deux-trois trucs, je me couche. À demain.

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