Aujourd’hui, je suis comme un petit enfant, c’est le dernier jour de la semaine d’école, j’ai hâte d’être en week-end. Je me réveille à 6h30 comme d’habitude. Aujourd’hui, il pleut, obligé de sortir mon manteau et ce sera l’occasion de voir si mes chaussures de marche sont bien imperméables. Je sors. Je suis content d’arriver dans le tramway et dans le métro puisqu’il y fait chaud. J’arrive à l’école et je retrouve les enfants. Comme, j’avais demandé à Cécilia. je profite de ce moment-là pour filmer les enfants. Mais il y a toujours la barrière de la langue (et pas Miranda), je demande à un enfant de venir devant, je commence à lui parler en anglais, il ne comprend pas, il va chercher sa copine qui, elle est forte en anglais. Je profite de son niveau pour leur expliquer, à travers elle qui traduit, mes intentions. Ainsi ils sont très contents de faire ma première vidéo. J’en profite même pour faire une vidéo de leur visage et leur prénom.
Cécilia arrive, le cours commence. Elle fait un cours d’éducation civique. Je parcours leur manuel. Je trouve leur cours nettement plus intéressant que ceux de France. Ils voient notamment : comment intégrer les nouveaux, le respect d’un groupe, la coopération et l’esprit d’équipe et beaucoup d’autres valeurs humaines qu’il est bien de mettre en pratique. Déjà à la récré, une élève a ramené le DVD de la Bretagne qui était avec la revue d’hier. Comme me l’a demandé Cécilia, après la récréation, je leur montre des paysages de ma Bretagne. Je suis heureux de la revoir sur vidéoprojecteur. Les enfants avaient l’air intéressés, mais les images n’étaient pas très belles. Cécilia me demande d’enchaîner sur le cours de musique, et de leur apprendre des chansons françaises comme elle me l’avait demandé hier. Je commence par un chant Africain. Ils doivent répéter après moi, le rythme africain leur plaît beaucoup. J’enchaîne avec une chanson Française la plus connue, « la famille tortue ». C’est très drôle car ils ont beaucoup de mal à prononcer le son [U]. Ils apprennent assez rapidement. On remplace les mots par des gestes et des onomatopées. Ça les amuse beaucoup. Je finis mon cours de musique par un rythme. Je vous enverrai une vidéo du rendu. Ça vaut le coup d’œil. Déjà l’heure de la récré. Les enfants se préparent pour le cours d’art plastique. La symphonie de l’automne à la peinture au doigt est au rendez-vous. Là encore, ça vaut une petite vidéo. Le vendredi est plus cool, il finira par deux heures d’art plastique.
Aujourd’hui je n’ai pas de cours de collège à suivre. Je vais découvrir l’after-school avec Cécilia. Elle doit prendre les enfants qu’elle emmène à l’after-school. On n’y va ensemble à pied. C’est à 500 m. On est reçus par la directrice dans une belle maison de quartier plutôt riche. Ainsi un after-school est assuré par une personne qui reçoit dans sa maison des enfants pour l’après-midi pendant que les parents sont au travail. Elle est aidée d’une cuisinière, d’une femme de ménage, d’une personne pour aider à faire les devoirs et sortir au parc (le rôle de Cécilia) et elle peut aussi proposer des intervenants pour des cours d’anglais, des cours de peinture et d’autres activités. On aura le même repas que les enfants. Cécilia monte avec les enfants dans la salle de devoirs. Aujourd’hui elle a quatre enfants, normalement 6. C’est le début de l’année et ils n’ont pas beaucoup de travail à faire. Et en plus comme il pleuvait, ils ne peuvent pas sortir parc. Je propose des origamis et d’apprendre un rythme. Les enfants ne voient pas le temps passer et s’amusent beaucoup. Il est déjà l’heure du goûter. La directrice qui avait vu comment j’avais participé, m’offrira une part de goûter (très bon gâteau).
Cécilia a fini son travail à l’after-school. On doit attendre Angela pour aller au concert, c’est elle qui nous a invités. On l’attendra dans un bistrot. Je la rassure sur le fait qu’il fera beau ce soir pour le concert en extérieur, car j’ai toujours de la chance sur ce genre de chose. On discutera encore beaucoup avec Cécilia. Et encore avec Angela qui nous aura rejoints. J’aime beaucoup discuter avec elles. On discutera sur les jeunes dans la société.
Il est l’heure de se diriger vers le parc où a lieu le concert. Je suis sans trop savoir où on va exactement. On discute toujours. Puis, je reconnais, on va à l’arène que j’avais vue dans un parc. Par contre elles sont un peu perdues. C’est moi qui les amènerai jusqu’à l’arène. Ça les a fait beaucoup rire. On passe la billetterie, Cécilia qui a peur pour mon sac et ma caméra, elle devient ma nouvelle garde-du-corps. On rit beaucoup. On s’installe dans les gradins. Je découvre ce lieu de spectacle très beau. Un premier groupe est sur scène. Il est bon mais il ne dégage pas quelque chose de sensationnel. Cela aura le mérite d’habituer nos oreilles et notre estomac au bruit. Le tirage au sort nous vaudra l’histoire d’un lot d’un cochon vivant. Le vrai groupe arrive. Moi qui ne suis pas sensible au rock trouve le voix du chanteur excellente. Le groupe (Kempes shi Rezident Ex) dégage vraiment quelque chose. Et le live est vraiment puissant. (J’apprends que c’était un concert unique, du chanteur roumain, qui n’avait pas chanté depuis 9 ans en Roumanie. Et qu’il ne reviendra pas. Et moi je suis là !). Je remercie Angela de nous avoir invités et de m’avoir réconcilié avec le rock. Cécilia retiendra le fait que c’est moi qui les emmenées et qu’il n’a pas plu comme je lui avais dit. On rentrera plus ou moins ensemble, chacun arrive à avoir son dernier métro. Je vais vite me coucher, mais je rate mon entrée discrète en n’arrivant pas à désenclencher l’alarme à temps. À demain.











