Mercredi 12 septembre

Je retrouve Cécilia au Tramway et elle me fait sourire, elle a cinq minutes de retard et elle est gênée et confuse. Je lui dis qu’il n’y a pas de souci. (Si seulement tous les gens pouvaient faire comme elle, s’excuser pour si peu.) Elle me raconte sa journée d’hier, je lui raconte la mienne. Elle essaye de voir en même temps si je connais bien le chemin pour aller à l’école.

On arrive à l’école, on retrouve Angela sur le chemin, toujours avec le sourire. Ainsi on arrive dans sa classe. Les travaux sont finis, on va pouvoir travailler. Premièrement, on déplace une étagère. Mais les professeurs s’entraident tous et ça va très vite. Après on déplace le contenu de l’armoire de Cécilia. Elle en profite pour faire le ménage. (Il fallait au moins ça.) On ramène aussi tous les manuels et livres scolaires dans la classe. Pour des 4e (équivalent CM2 en France), ils ont, en plus des 8 manuels des cours principaux, une douzaine de livres en plus. J’ai bien envie de savoir comment tous ces livres sont utilisés en cours.

Le temps qu’elle finisse de ranger son armoire, elle me demande de découper des mandalas déjà coloriés pour décorer la classe. Découper une trentaine de mandalas, demande autant de patience que pour en colorier un seul. Mais Miranda fait son entré. Il s’agit d’une enseignante de français à la retraite qui vient pour aider Cécilia à traduire. Mais elle sera surtout présente pendant que je serai avec Cécilia pendant les cours. Elle prévoit tout Cécilia, je ne sais pas comment je pourrai la remercier. Je discute avec Miranda, très content de m’accompagner dans notre projet de Cécilia et moi. J’apprends encore avec elle des différences sur le système éducatif Roumain que je suis impatient de vous dévoiler. On a fini d’installer sa classe. On part manger.

Cette fois ci, chacun a une assiette, (la dernière fois, j’étais le seul à manger, je n’ai pas compris, et j’étais un peu gêné. Maintenant je comprends mieux, ils mangent en fonction de leur activité, comme après on devait aller marcher, elles ont pris une assiette.) Je découvre la soupe de poulet. (Pardon mais je préfère largement leur soupe que nos soupes Liebig ou autre velouté). Un jambon fumé avec du choux (un genre de choucroute roumaine ; sympa !) et une crêpe roumaine à la confiture de cerise. Et je pouvais m’attendre à pire mais leurs crêpes ne sont pas mal du tout. (Juste un peu trop de confiture de cerise). On discute d’un peu de tout, encore du système éducatif, des voyages en France, des colonies et camps de vacances, de mes expériences scientifiques possibles. Angela est une personne très généreuse qui a encore payé la note.

On part ensemble voir le musée des Maisons traditionnelles. Angela a encore payé. Elle non plus, je ne sais pas comment je pourrai la remercier. Musée plein air très intéressant qui fait rêver par des architectures originales et intéressantes, oui là, il y a bien une harmonie dans l’architecture. Je garde les photos, elles m’inspirent pour un futur projet. J’en découvre un peu plus sur leur pays et leur histoire. Mais ça permet de créer encore plus de lien et de complicité avec mes deux amies. Cécilia voulait tout le temps me prendre en photo avec mon appareil. Et on bien rigolé et on a encore ri quand elle m’a dit que c’était elle la directrice de notre projet.

On ressort, Cécilia achète un bracelet et un foulard. Elle ne peut s’empêcher de m’offrir le bracelet en disant que ce sera pour ma mère. Elle essaye de donner le foulard à Angela qui refuse. Je suis rentré avec le foulard. Et je suis attendu dimanche midi prochain pour manger chez elle. Sa maman se fait déjà une joie que je revienne. Quelle générosité infinie de ces gens et on est que le quatrième jour.

Je rentre je fais ma vidéo des écoles qui me suivent, je suis content de moi et je me suis éclaté. Le père Daniel frappe à ma porte, on mange ensemble. Un moment encore très convivial, demain grâce à lui je vais au lycée français à la rencontre de nouveaux enseignants qui ont un autre regard. Il m’amuse en me disant « ton projet est super, avec ce thème tu peux vraiment rencontrer plein de gens ! ». Il me fait encore sourire en s’interrogeant sur mes cheveux « est-ce que tu vas les couper ? Malgré qu’ils te vont très bien. » Je lui réponds que tant que je ne suis pas obligé, je les garde comme ça. Il me répond : « C’est vrai, ici, tu as l’eau « coulante » pour les laver ! » On rigole. Je rentre dans ma chambre, je finis ma vidéo, j’écris je me couche. A demain.

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