Samedi 8 et dimanche 9 septembre

Me voilà parti avec mes 2 deux sacs sur le dos, pas exactement, plutôt avec Brac le gros sac de 19 kilos sur le dos, et Bric le petit de 10 kilos sur le ventre.

Quelle journée riche en aventures et en rencontres nous avons vécu tous les trois ou devrais-je dire plutôt quelles 48h !

En effet, première grosse rencontre samedi 11h : à l’aéroport Paris Charles-De-Gaulle. On m’avait prévenu qu’il était grand mais quand on a 29 kilos sur le dos, ça paraît  interminable.

Deuxième rencontre l’embarquement, je dis au revoir à Brac qui part en soute. Et avec Bric on découvre les agents de sécurité. Et ils ne plaisantent pas avec la sécurité, j’avais oublié de donner à Brac, la paire de ciseaux de ma trousse à pharma, les deux petits tournevis et la pince (pour réparer un truc si jamais), et bien évidemment, les agents me les ont gentiment confisqués (à vie). Ils ont voulu me piquer mon briquet mais ils ont dit « non ça va il ne fait presque pas de flamme ! » (Un briquet tempête qui monte à 300°C).

Après une rencontre qu’on attendait impatiemment : l’avion et le ciel. C’est bon ! Je ne suis pas malade en avion, je peux tenter les dix autres voyages. Que c’est beau de regarder par le hublot. Surtout quand on passe au dessus des côtes. Plus intéressant que d’essayer de lire les magazines de « British Airways » pour essayer d’améliorer son anglais. Mais je me suis forcé un peu.

La rencontre avec l’aéroport de Londres et ses agents de sécurités est plus douce. Là, je prends les 2 euros que m’avait offert mes sœurs en me disant  « dernier petit cadeaux pour que tu puisses te faire plaisir à l’aéroport. » Il y a du Fanta, je me fais plaisir ! Merci la famille. Le trajet Londres-Bucarest est aussi super beau avec le privilège de voyager de nuit et de voir les éclairages dessiner le plan de la ville. Et le rendez-vous avec un repas dans un avion est plutôt bon.

Arrivée en Roumanie, enfin les vraies rencontres commencent, on a mis ¾ trois-quarts d’heures pour comprendre que Brac ne voulait pas rencontrer la Roumanie tout de suite. Donc, on est allé voir le service « bagage perdu » pour bien commencer notre périple, « do you want to pick up your bag at the airport or do you want we bring it in your adress ?  four days max ! » Espérons !

Après on doit rejoindre la personne qui m’accueille, le père Daniel, après la messe de 9h, le temps de faire un dodo dans la gare pendant 4 heures, un petit dej’, trouver un plan de la ville, et après 40 minutes de bus qui me rassurent en rencontrant un pays où je connais déjà beaucoup de choses (en chemin je croise les enseignes de … Macdo, mais pas que, Ikea, Décathlon, Carrefour, Kfc, et même Crédit Agricole) et nous y voilà … à la « Gare du nord ».

Il reste 3 kilomètres sur un plan, ça parait toujours plus court, du coup, on part à pied. Tant mieux c’est le meilleur moyen de rencontrer le meilleur ami de l’homme version pas amis du tout : les chiens errants. Plusieurs dizaines sur 3 kilomètres, et quand ils ne veulent pas que tu passes par une rue ils te font savoir et ça grogne.

Rencontre avec la ville de Bucarest, un dimanche matin ce n’est pas très vivant. beaucoup d’appréhensions dans la première impression mais j’avais mal choisi les quartiers par lesquels passer.

Une fois m’être rallongé et avoir fait 3 kilomètres en plus (et oui même les scouts peuvent se tromper sur une carte !), j’arrive enfin devant une église à l’architecture très originale (cf photo). Je rencontre le père Daniel qui m’accueille. Il me fait visiter le presbytère qui ressemble à notre évêché tellement que c’est grand. Il me fait rencontrer la chambre qui m’accueille. Et je rencontre le lit qui m’accueille pour 30 minutes de sieste. Et je laisse Bric dans ma chambre et je rejoins l’adoration. Je rencontre le Seigneur. Il me rencontre, et arrive l’heure de la messe. Quelle surprise, « allons tous ensemble » en roumain et puis … toute la messe … en Roumain. L’homélie avait l’air sympa, les gens rigolaient. On finit par « couronnée d’étoiles » … en Roumain.

Après quelle ne fut pas ma surprise de rencontrer la maîtresse roumaine qui avait accepté le projet, Cécilia Kery. On a discuté, elle m’expliqué qu’elle comprend le français mais qu’elle a du mal à le parler. (Mais, Cécilia s’en tire très très bien !) Du coup, elle me présente le père de la fiancée de son fils, qui lui, parle très bien le français, Dino. Ils m’invitent à manger chez eux. On est parti à pied, ils me font découvrir d’autres quartiers de Bucarest. Ils me présentent son fonctionnement et j’apprends beaucoup de choses. Je mange avec Cécilia. Je découvre sa famille, elle vit avec sa mère, sa nièce et son fils. On parle de mon projet, on parle de l’art français qu’ils aiment beaucoup (Louis de Funès, Taxi, Albert Camus, …) On mange des toasts, une soupe de tomate, un poivron farcie. Ils sont très contents de mettre en même temps la télé de me montrer qu’ils regardent TV5 monde où beaucoup d’émissions françaises passent. Donc j’ai pu revoir encore une fois Michel présenter « vivement dimanche ». J’essaye d’apprendre le roumain (mais en même temps que j’écris je me rends compte que tout oublié), on mange une part de gâteau que sa mère trouvait qu’elle avait raté (moi j’ai trouvé ça très bon). On part chez son amis français, avant, elle m’offre deux pots de confiture maison (abricot et … poivron). Quelle riche rencontre. Vraiment heureux que mon projet me fasse rencontrer des personnes d’une telle chaleur et générosité.

Son ami Dino, très cultivé, me fait une visite de Bucarest et en trois heures je connais le problème du gouvernement, le système économique, la différence entre l’église catholique et orthodoxe,  les principaux bâtiments,  leur histoire, la joie de découvrir une ville avec une architecture globale qui n’existe pas, (on trouve des maisons italiennes, des temples grecs, des buildings américains, une cathédrale néo romaine, des temples orthodoxes, des musées avec  des architectures de la renaissances , j’en passe et des meilleurs, tout ça les uns un à côté des autres, sans aucune cohésion et harmonie, c’est eux qui le disent),  le « chemin victorieux » qui « était censé être la route la plus droite » et au final c’est la seule qui est en zigzag. Je le quitte, lui aussi une belle personne.

Et voilà que je retourne au presbytère, je re-rencontre le prêtre qui se met en retard pour me présenter toute la maison. Il me laisse les clefs, et s’en va.

Je me pose. Waouh que de rencontres merveilleuses. Si je ne note pas tout ça dans 3 trois mois, j’aurais tout oublié mais je ne veux pas taire ce genre de rencontres. J’allume mon Pc, je prends une douche, j’envoie un sms à ma famille à défaut d’avoir internet, je mange un morceau (je goûte la confiture aux poivrons qui est extra) et j’écris. Je me couche pensant être au calme d’une ville qui reste très bruyante puisque c’est une capitale, je ferme les yeux et là, dehors, les chiens errants aboient, se battent, grognent. La fatigue des cette riche journée me gagne et je m’endors mais je sais quelles choses j’aime le moins en Roumanie.

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