Aujourd’hui, je me réveille comme d’habitude, je retrouve les frères pour le petit-déjeuner, comme d’habitude, je me prépare, comme d’habitude, j’emprunte le chemin de l’école, comme d’habitude et quand j’arrive à l’école, une enseignante m’annonce que aujourd’hui c’est un « public holiday » et qu’il n’y a pas d’école (du moins d’enseignement puisque les enfants restent en classe et doivent faire de l’étude personnelle.) Ainsi, je prends le temps de parler avec une sœur qui enseigne ici et qui parle français. Elle me dit qu’elle a besoin de pratiquer alors on prend 20 minutes pour parler. Elle m’invite samedi à sortir et découvrir un peu la ville. Ce serait bien que je commence à visiter, ça va tellement vite.
Donc, je veux profiter de cette journée qui m’est offerte pour travailler et peut-être même pouvoir avoir accès à internet. Je demande la clef 3G au frère Gérald : pas de souci. J’y passe d’abord la matinée pour actualiser mon site, compléter mon CV et rajouter des photos en plus de prendre contact avec ma famille et mon aimée. A qu’est-ce que ça fait du bien ! En plus, c’est le dernier jour avant notre déménagement, après ça va être plus compliqué pour se parler. Et oui, quand je reviendrais chez moi, ce sera un nouveau chez moi. Comme on en plaisantera au repas avec le frère Gérald, commencera pour moi une nouvelle vie.
Après le déjeuner, je continue, j’ai plusieurs travaux à finir pour certains amis français. Et j’ai un très bon ami qui a eu la bonne idée de m’annoncer avant de partir que je serai témoin à son mariage et que c’est le week-end de fin août juste une semaine après mon retour. Ha les amis ! S’il n’y avait pas ce lien si sacré entre nous, je n’aurai pas gardé mon calme parce que maintenant, je dois organiser plein de choses depuis l’autre bout du monde. Mais bon, ça rajoute sa petite touche authentique !
Ainsi, cette journée de repos m’a permis de me remettre à jour sur plein de points que je devais faire pour mes amis français.
Une adoration, un bon repas où je ferais une petite overdose de banane. Entre le matooké (la purée de banane), l’autre espèce de banane plus dure, plus jaune, plus sucrée et la banane normale en dessert, il y a des jours où c’est un peu plus dur. Enfin, après le repas, le frère Gérald me dira que je serais toujours le bienvenu, même pour passer un an comme volontaire ou pour enseigner le français. Ça fait toujours plaisir à entendre, c’est la troisième fois qu’on me le propose, une fois en Inde, une fois au Pérou et maintenant en Ouganda. On ne sait jamais de quoi la vie sera faite, je garde ça dans un coin de ma mémoire. Je vais me coucher. A demain.









