Ainsi à la plus grande joie des enfants de me voir au petit matin, je suis resté dormir chez eux. Je vis un matin, où je ne me réveille pas dans mon lieu habituel (encore ça, j’ai l’habitude), mais je partage mon petit déjeuner avec une famille avec ses deux enfants de 6 et 3 ans. Et puis, pour laisser la place à l’improvisation jusqu’au bout, ils proposent d’aller dans les cabanes à sucres (malheureusement c’était complet) puis finalement d’aller faire une ballade dans la nature-montagne-foret-rivière québécoise. N’ayant pas de voiture, la vraie nature québécoise m’était encore inconnue jusque là, donc je n’hésite pas !
On prépare le pique-nique, on habille les enfants (ainsi que moi, n’ayant pas prévu quand je suis parti hier, de me retrouver au milieu de la forêt enneigée), et on grimpe en voiture. On rentre dans un parc national, étant assez loin de Québec, on commence par manger au chaud. Et enfin, on part dans les montagnes enneigées. Une fois arrivés dans la forêt, avec le grand gaillard de six ans, on s’est mis en mode espion et on essayait de ne pas se faire voir par ses parents et son petit frère, on a fait des super cachecaches, on a tendu des embuscades, (au moins 36, un enfant ça ne se lasse jamais …) tout en profitant du sublime paysage et de la neige. Le petit m’a vraiment confié qu’il aimait jouer avec moi, je lui ai fait son rôle d’un de ses oncles qui sont restés en France. Une amitié unique telle que le petit bout a pleuré quand on a dit que je partais ce soir.
Après la ballade, on est revenu à leur maison pour partager un bon chocolat chaud et des pains aux chocolat et croissants, (que ça fait plaisir !) sous les yeux filous des enfants, puis je leur ai montré quelques photos et vidéos et eux de même. Pour enfin qu’ils me ramènent.
J’ai un peu partagé leur vie intime mais ils étaient tellement contents de rencontrer un français qui avait envie de partager. Et c’était vraiment super pour les petits, (et pour moi avec un vrai retour en enfance comme j’aime), je sens qu’il y en a un qui va devenir un fou-rêveur forever. On garde le contact, on voit pour peut-être une prochaine rencontre. Je rentre, je mange et je ne tarde pas, c’est que les embuscades, courir dans la neige, le froid, et tout et tout. Ça fatigue. Ainsi, je vous laisse. A demain.









