Mercredi 2 janvier : que ça fait du bien de revenir « chez soi » !

Après deux heures de retard encore, j’arrive enfin à Mumbai et plus particulièrement Borivali. Là encore, j’ai des chauffeurs de toctoc qui me tombent dessus. Je sais très bien qu’on est tout prêt et que je ne dois payer que 20 roupies mais ils arriveront quand même à me le faire à 50, ils sont trop forts. Tant que je n’aurai pas bronzé, je crois que ce sera difficile de faire mieux.

Aujourd’hui je suis seul, je dois me débrouiller pour rentrer. A la gare, les indiens savent très bien m’indiquer le bon quai, c’est toujours sympa. Aujourd’hui, c’est un peu sport, pas mal de monde et pas de place assise mais ça le fait. Pour la première fois, je vois ce qui me dérange le plus : une petite fille de 7-8 ans pieds nus qui monte seule dans le train pour chanter au rythme de ses deux bouts de bois et pour faire la quête. Ça fait toujours réfléchir. Elle sort à la même station que moi, elle doit passer sa journée à se faire tous les trains, j’espère juste qu’elle a un chez soi où elle s’arrête le soir, et qu’elle n’est pas sous la tutelle d’un réseau d’enfants-quêteurs.

Une fois à Vasai, très dur de trouver un toctoc pour aller à Nirmal directement, obligé de le faire en deux fois comme m’a montré mon ami Sandy. Je suis à Vasai Road, et il faut d’abord que j’aille à Vasai centre. Pas de souci, on m’y emmène bien accompagné. Je reconnais les lieux et je descends un même temps qu’une autre mais après en avançant un peu, je ne reconnais plus, je demande plusieurs fois Nirmal, je me sens un peu perdu. Juste le divertissement de voir une vache rentrer dans un magasin manger un sac de graine et de voir le vendeur sortir en criant sur la bête sacrée. Un toctoc me conseille d’aller un peu plus haut, il m’y emmène. Là je reconnais vraiment les lieux et je comprends que je suis descendu trop tôt. Après avoir fait de la monnaie, je trouve un toctoc qui connaît et veut bien m’y emmener. Il me demande 100 roupies, il me fera payer que 80, normalement c’est 20, je commence à être reconnu « non-touriste ».

Mais enfin, j’arrive à Nirmal, qu’est-ce que ça fait plaisir de retrouver Père Brendan et Paulus, qui directement me demandent si j’ai mangé et me servent. Je me pose, vide mon sac, me repose, et commence enfin à écrire tout mon nouvel an. Je fais une pause pour la messe, où à la fin, je rencontre beaucoup de paroissiens qui sont très contents de me retrouver, de savoir comment c’est passé mon nouvel an, de reprendre des nouvelles. Qu’est ce que ça fait plaisir d’être accueilli comme ça. Un professeur d’université veut que je vienne avec lui pour visiter son lieu de travail avant que je parte, je ne demande pas mieux, on essaye de poser une date, à voir avec père Brendan. On se retrouve avec une sœur, père Brendan, Brother Sandy, et père Alex sur le porche de l’église à regarder la vie, le coucher de soleil. Je suis très content de pouvoir revenir ici. Même si j’avoue que ces mini-vacances à Goa m’ont fait un bien fou. Elles ont permis de re-remplir les batteries affectives fraternelles et relax, et de vider celles du besoin de parler français, de déconner.

On partage ensemble un snack avant de retourner à nos occupations. C’est mon petit chez moi provisoire que j’ai plaisir à retrouver, vivement demain que j’aie internet. Je travaille, je mange avec les pères où j’ai aussi le plaisir de retrouver Bigboss, pendant les pubs ils s’intéresseront à mon séjour, aux prix des choses et au nouvel an français. Je rentre dans ma chambre, je fini deux-trois trucs, je me couche. À demain.

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