Jeudi 20 décembre : premier spectacle

Aujourd’hui c’est la grande répétition générale faite devant toutes les autres classes. (Pour éviter qu’il y ait trop de monde le jour de « anual parent’s day ».) On répète encore une dernière fois où l’on révise bien les positions de chacun. C’est vraiment pas mal, même si certain n’arriveront pas être dans le rythme ou à rester à leur bonne position. Mais l’ensemble rend un spectacle qui devrait plaire. Après la récré, on rejoint la scène. On s’installe et on regarde les présentations qui s’enchaînent, le groupe de musique, une danse, la pièce de théâtre sur le bizutage, père Brendan a réussi à faire quelque chose de vraiment intéressant avec un message adapté aux indiens (pas trop américain quoi !). Je regarde cette scène à côté de lui, il me demande encore des conseils pour l’améliorer. Je lui donne deux-trois idées encore, c’est vraiment agréable cette relation qu’on a.

Arrive notre tour. On sent l’attente du public qui est impatient de nous voir ou nous revoir. On s’installe, je dois aider pour la musique, mais pas de stress. C’est parti, tout s’enchaîne bien, quelques imperfections de rythmes et de positions, mais on est très applaudi et apprécié. On quitte la scène, je félicite ma troupe de 29 danseurs. On regarde la suite du spectacle qui est vraiment très bien. Désolé de me répéter mais quand les indiens font un spectacle, ils ne le font jamais à moitié, il faut que ça en jette à chaque fois. Les collégiens présentent un spectacle de pyramide, où ils n’ont pas peur de se monter dessus. Même que pour le final, un se laisse tomber en arrière du haut d’une pyramide de 2 mètres, et ses copains font un filet de main pour le rattraper, je suis vraiment bluffé de la performance. La répétition est finie.

On remonte dans les classes pour découvrir les costumes pour demain. Pantalon noir comme prévu et un haut de couleur : jaune, vert, rose, ou orange, mais à paillettes s’il vous plaît. Ça fait un peu disco, mais les enfants apprécient beaucoup. C’est classe et ça en jette, donc ça le fait très bien. Il y a du rab de costumes. On me confie le sac, dans ma chambre, j’en essaye aussi, comme je danse avec eux. Mais je pense faire un échange, le vert ne me va pas.

Je me balade avant le repas, tous les profs me félicitent pour ma prestation, les collégiens aussi et certains demandent que je leur apprenne les danses. Certains jeunes me proposent de faire un football, j’ai envie de m’amuser, on part sur le terrain. Football, penalty, ils m’apprendront un jeu « kabbaddi », que je vais essayer de vous expliquer puisqu’ils en font des tournois ici. Je leur apprends un jeu, la balle américaine. On s’éclate bien. En tout cas, il y a de plus en plus une belle complicité entre nous, ils sont beaucoup plus spontanés avec moi, on passe de très agréables moments à parler, à échanger. Je sens que ça va être dur de quitter cette école et ce pays. Je vais manger.

Après je me repose, je travaille, et je sors encore me balader pour voir le coucher du soleil, des jeunes me croisent, je ferai encore un foot avec Heavy, Maxwell, et leur copain. On s’amuse vraiment bien, un n’arrête pas de dire qu’il aime mon style. On finit par un tour de vélo sur le terrain. On repart en ayant appris un check commun (une façon stylée de ce dire bonjour, quoi !). Que de rencontres.

Je travaille dans ma chambre. Je vais voir les installations, il est neuf heures du soir. Ils installent les éclairages, apportent le matériel, préparent les décorations, j’aime cette ambiance où tu as l’impression qu’il n’y a plus d’horaire. On mange mais on retourne avec père Brendan préparer les musiques, ça se fera sur mon ordinateur dans son bureau. Je suis impliqué dans cette préparation, je fais leurs demandes rapidement, ça avance très vite dans une bonne ambiance sans regarder l’heure. On arrêtera quand même à 11H30, demain, il y a encore du boulot. Je rentre dans ma chambre, je finis deux-trois trucs et fignole ma musique pour le spectacle, je me couche. À demain.

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