Vendredi 9 novembre

Aujourd’hui, c’est déjà mon dernier jour au collège Topelius. Je suis le cours de français avec Josselin, et des 5e en primaire. Je découvre toujours cette méthode très ludique, appuyée sur des manuels très bien faits. Mais en discutant avec Josselin, il est d’accord pour me dire que cette méthode est axée beaucoup sur la compréhension orale et écrite. Par contre elle manque un peu en expression écrite et en peu plus en expression oral.

Je suis un cours de géographie où ici la géo est plus associée à la science de la vie et de la terre (SVT), en tout cas c’est le même professeur qui l’enseigne. Ils commencent par un devoir sur les pays, capitales, mers et montagnes d’Europe qu’elle corrigera pendant le cours et leur donnera les résultats à la fin, des notes entre 6 et 25 sur trente avec des élèves fiers d’avoir des « sales notes ». La suite du cours est une recherche seule à partir du livre. Je feuillette toujours leur manuel et je me rencontre de l’intérêt d’associer la géo et la SVT, par exemple : pour expliquer le relief d’un pays, avec les volcans et les plaques tectoniques. Expliquer l’influence du climat sur la flore et la faune, expliquer la pollution des villes en lien avec la couche d’ozone … Aspect ma foi, fort intéressant.

Ensuite, le cours suivant est celui de physique. Le professeur prend le temps et veux que je me présente. Les élèves n’en sont que plus admiratifs. Puis il dit en plaisantant, que si je suis venu en Finlande, c’est parce qu’ils sont les meilleurs, alors ils doivent montrer qu’ils sont les meilleurs. Mais le cours se passe avec beaucoup de bruit, le professeur ne lèvera jamais la voix. Il corrige les exercices avec ceux qui le suivent. Il leur explique vraiment très brièvement le cours avec deux dessins, et il leur propose une manipulation pour essayer de retrouver par eux même la formule des forces et de l’équilibre avec un dispositif de balancier à installer. Par petits groupes, ils sont censés tester les différents cas de figures, mais pendant qu’un groupe fait la feuille rapidement, les autres passent leur temps à s’amuser et à discuter, le prof essaye de les inciter à expérimenter mais sans résultat. Ce cours est très important pour moi, parce que je me demande comment ils font pour être premier.

On discute avec le professeur. Comme je lui avais dit que j’ai fait cinq ans d’espagnol, il commence à me répondre en espagnol, lui qui a enseigné un an au Pérou. Mais je lui demande de reparler en anglais. Par surprise comme ça, c’était trop violent, encore mon cerveau qui prend un coup. Il me présente la méthode, et me dit qu’il préfère qu’ils trouvent par eux-mêmes mais là ce n’était pas concluant pour certain.

Je retrouve vite fait Sini pour faire le bilan de la semaine. On se dit à dimanche. Je rentre, je finis enfin mes vidéo après que mon ordinateur m’ait fait diverses frayeurs. Et puis, je lis tous les documents et vidéos en français pour comprendre ce fameux système finlandais. Des éléments de réponses, mais il faut aux moins quatre semaines, pour commencer à le cerner.

Je prends un petit temps de contact avec la famille et même avec le tonton, qui revient de sept mois en mission militaire en Afghanistan, il ne m’encourage pas à passer par là-bas, de gros problèmes d’alphabétisation. Mais ça fait plaisir de prendre de bonnes nouvelles de lui.

Je fais mes derniers devoirs, je mange, je me couche « tôt » ; demain, je vais à Helsinki avec le bus de six heures. A demain.

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