Samedi 3 août : c’est ça que j’aime bien !

Ce matin, je réveille en ayant enfin apprécié mon lit. Je retrouve à l’église tous les frères mais aussi les enfants de l’école pour la messe du matin. Les enfants sont tous sages en bel uniforme. C’est impressionnant de les voir tous rassemblés, gars, bien sages, propres et tous noirs avec les cheveux cours. Les adultes sont au fond avec moi, les enfants sont autonomes, et il n’y en a pas un qui fait le pitre. La messe est belle, elle est accompagné par le chœur de l’école, je découvre de nouveaux chants très bien chantés par ce chœur d’enfants. Après, la messe, je retrouve ma table pour le petit-déjeuner.

Puis, je retourne à l’école. J’adore le deuxième jour quand je rentre dans la même classe. Il y a toujours ces petits yeux remplis d’étincelles où les enfants se disent que « oui, il est revenu ! »

Je m’installe au fond de la classe et je continue d’observer. On commence par le cours de maths où je vois le niveau. Les exercices demandés au tableau ne sont pas trop compliqués, surtout qu’ils ont le droit de s’aider des affiches bilan sur les murs. J’espère pouvoir rester assez longtemps pour pouvoir voir le système d’évaluation. Mais en même temps, j’admire toujours leur autorité et leur énergie pour tenir une classe de 80 petits gars bien dynamiques. Le cours de sciences sociales juste après est encore mieux. L’enseignante arrive à être drôle, à faire des « give me five » avec eux, et toujours en les valorisant. J’aime beaucoup leur système d’applaudissement de leur camarade qui a eu une bonne réponse, pour pas que ça devienne n’importe quoi, ils font tous ensemble un petit rythme « tap-tap-tap, tap-tap-tap, tap ». J’observe et je passe aussi derrière les rangs voir ce que copient les élèves. Ils ont tous une belle écriture mais quand je regarde leur cahier d’écriture, ils n’ont pas l’air d’y avoir passé du temps (du moins cette année, mais s’ils sont en 1er année, peut-être qu’en « maternelle » ?) Ils doivent recopier ce qu’écrit la maîtresse au tableau. Et comme elle doit tout vérifier par la suite sur les 80 cahiers. Je l’aide un peu en faisant déjà corriger les erreurs des copies que je vois. Les enfants aiment bien, et viennent même me voir dès qu’ils ont fini de copier.

A la récré, juste en voulant traversant la cour, un enfant me pose une question et très vite c’est un nombre très important qui m’encercle. Ils sont tous très curieux et ils sont 1000 donc ça prend très vite des proportions (un peu comme en Inde quoi !) Les enfants veulent juste savoir comment je m’appelle, d’où est-ce que je viens, si je suis professeur (donc j’en profite pour expliquer un peu mon projet) et si je vais venir dans leur classe. Déjà, je suscite beaucoup d’envie et non je ne pourrais venir dans toutes les classes, même si ça me ferait très plaisir. Le temps de la récré n’est pas le moment idéal pour qu’on puisse discuter puisqu’ils doivent prendre le goûter. Un prof leur demande de ne pas tarder. Du coup moi aussi, j’ai le temps pour prendre mon thé. Je discute un peu. Mais c’est vrai que j’ai un peu du mal avec leur anglais.

Après la récré, je continue mes observations. Je suis surpris que les professeurs aient l’air de connaître tous les noms des enfants de la classe, et les enfants entre eux aussi. C’est vrai qu’ils vivent un an ensemble quand même.

Le samedi, ils finissent à une heure. Ainsi, ils sont en week-end même s’ils restent ici, je me renseignerai une prochaine fois sur le contenu de leur week-end. Je les quitte. Et je pars manger avec les frères. Je retrouve mes frères âgés. Les jeunes frères qui les accompagnent sont déjà partis. Je leur tiens compagnie. Un frère âgé qui arrive en retard sera très content que je le serve. Un autre que je lui coupe son dessert. Je ne communique pas beaucoup pendant le repas mais avec eux, il y a beaucoup d’échanges, c’est amusant.

Je les quitte. Cet après-midi, je prends le temps pour rattraper mon retard. Je n’ai pas touché mon CV pendant quinze jours, et j’ai une newsletter à faire. Je me fais une petite sieste et écrit tout l’après-midi. Je sors pour le repas du soir. Mon voisin de table frère âgé est toujours très content quand je le sers, ils sont si sincères. Ils me font plaisir. Je rentre pour continuer d’écrire. Aujourd’hui, j’ai retrouvé ma plume, j’en profite. A demain.

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