Aujourd’hui, Thibault et moi, nous ne sommes pas très motivés. Pendant notre temps de service, on devait refaire un but de foot, on en profitera pour faire un terrain de rugby. On a coupé de beaux grands bambous à la machette. Et on les a fixés aux buts réparés. Mais on en a bien profité pour s’amuser avec toutes les idées qui nous passaient par la tête : baseball coco, équilibre bambou, lancé en tout genre. Ah ! Il va me manquer ce Thibault !
On arrête pour la messe et le repas. Les jeunes des JMJ arrivent cet après-midi. Je fignole ma chambre, et déjà Pierre arrive, il dort dans ma chambre, je lui présente les lieux. On prendra le temps de discuter. Je ferai ma lessive que déjà les autres arrivent tous ensemble. Un peu de musique et un accueil tout en danse. Un temps spi de remerciement et un apéro fruité. J’ai deux autres qui dorment dans ma chambre, je refais la visite. Mais eux, avec le couché du soleil à 17h et le décalage horaire, ils ont cru que l’apéro était le repas et qu’ils allaient se coucher. Obligé de leur montrer la réalité, et de leur dire qu’il y a encore un repas. C’est amusant comment ça les surprend.
Comme on a du temps avant le repas, je leur présente aussi les environs, et surtout la faune. C’est que de résumer en 20 minutes ce que j’ai vu et ce qu’on ma dit en trois semaines peu en effet faire un peu peur : entre les serpents à tête rouge, les gros lézards, les iguanes qui fouettent avec leur queue, le boa dans l’étang et celui qu’ils ont mangé, les fourmis qui coupent, les moustiques qui piquent les yeux, les mille-pattes et les papillons de nuits surdimensionnés, les cigales kamikazes et leur chant d’avant-mort, l’eau froide de la douche, les plages polluées, les voleurs du quartier, les cocos qui tombent dangereusement des arbres, et j’en passe et des meilleures, le Brésil peut paraître moins paradisiaque d’un coup. Heureusement qu’il y a des petits singent et tatous qui se baladent pour rattraper la chose. En tout cas, ça les amuse beaucoup, les voilà au courant.
Un repas, une vaisselle, et je bosse pendant que les autres sont déjà couchés crevés de voyage. A demain.









