M’étant réveillé un peu tard pour les rejoindre aux temps de prières, je préfère aider à installer le petit-déjeuner en cuisine. Le repas se fera en silence, et la vaisselle en rigolant. Aujourd’hui, pour le service, je retrouve mon champ de palmiers, il faut ramasser l’herbe coupée. Ainsi, on sera trois sous le soleil chaud du Brésil à travailler dans ce terrain, où Marcio nous a bien expliqué ce qu’on pouvait y trouver, notamment les serpents, et ce qu’il fallait faire et ne pas faire si on en rencontrait. Mais il nous a rassuré en nous disant qu’en dix ans, il n’y a jamais eu d’attaque. Il nous a aussi parlé du boa qu’il y a dans le petit étang et que c’était très bon à manger. Et oui, je vis à côté d’un boa.
Pendant notre travail, on prendra le temps de découvrir notre nouvel ami togolais, et encore une fois, je rencontre quelqu’un de très sympa avec qui je suis très content de partir aux JMJ. Il est l’heure d’arrêter, on n’a pas rencontré de serpents, on va prendre une douche et manger. Une petite vaisselle en discutant bien et on se fait une partie d’échecs avec Thibault. On rejoindra notre ami togolais qui est déjà parti au champ alors que c’est son premier jour. Notre ami Raphaelo voudra nous aider. Armé d’un râteau et de bottes, il nous sera finalement d’une bonne aide. Une fois les tas faits, on les ramasse à la bâche, tranquillement en chantant, en discutant et en rigolant, le travail sera fait dans le temps imparti, sans rencontrer de serpent. Une douche et on se prend un petit goûter (hum, de la pastèque !) Je travaille dans ma chambre avant d’aller aider, manger et faire la vaisselle.
Mais ce soir, bonne nouvelle : Marcio va chez nos amis pour avoir internet, je peux venir avec lui. Gérard vient aussi. Sur la route, Marcio nous fait une présentation des religions du pays. Rien qu’en traversant le quartier, on passe devant trois églises évangélistes, et continuant on arrêtera de compter tellement il y a en un. Ça va de la plus sérieuse à la plus commerciale, ici, tout le monde peut ouvrir son église protestante. C’est pour ça qu’à Sao Paulo, on peut trouver des églises qui s’appellent « l’église du crachat du Christ » ou autre fantaisie du genre. Il nous présente aussi la religion qui se rapproche du vaudou arrivé d’Afrique. Il nous raconte une histoire de son ancien gérant qui était dans le milieu. C’est vrai que c’est un autre monde étrange.
Arrivés chez nos amis, ils nous accueillent toujours avec plaisir. Une heure pour répondre à mes 22 mails, actualiser mon site et mon CV et surtout envoyer cette fameuse newsletter. Ça été vraiment la course, je n’aime pas profiter des choses comme ça, mais bon, je m’adapte. Au retour, j’aurai droit à une présentation de certains points des écoles. Merci Marcio. Je rentre, je finis deux trois trucs, et je vais me coucher. A demain.









