Mardi 4 juin : La vallée des incas

Pas de repos pour les explorateurs, on se lève à 7h30 pour partir découvrir la vallée de Incas : avec notamment le site archéologique de Moray, la réserve de sel des Salinas, et les ruines de Pisac. On mange vite fait notre petit-déjeuner improvisé avant de boucler notre sac et rendre la chambre. Le temps que l’aubergiste descende pour que mon amie puisse payer la chambre, je pars dans la rue nous chercher le moins cher des taxis pour aller sur les sites de Moray, Maras et Las Salinas, puisqu’on ne peut malheureusement pas y aller en combi. Alors, bien sûr, les taxis sont habitués à proposer ce genre de tour et à marchander mais moi aussi, ils me proposent le tour qu’il nous faut à 100 soles. Le chauffeur de la veille, était prêt à revenir nous chercher pour 70 soles. Je négocie avec les taxis présents pour au moins 60 soles. Quand un ne veut pas, je vais voir le suivant juste à côté, un bout de quatre, je comprends qu’on n’aura pas mieux de 70 soles. Mon amie a enfin réussi à avoir l’aubergiste et lui laisser nos sacs pour voyager et profiter légers. On monte finalement dans le premier taxi pour 70 soles. On est parti.

On refait la route qu’on a faite dans l’autre sens il y a deux jours. Puis on tourne au lieu qui nous intéresse : de la piste pour nous rendre au charmant petit village de Maras. On s’arrêtera au retour mais déjà les troupeaux de moutons qui traversent le village et qu’on envoie au champ donnent une belle dimension. Ainsi que les mules que les habitants emmènent paître à dos de cheval. Le tout toujours accompagné des habits locaux qui sont vraiment caractéristiques et sympathiques. On continue notre chemin, j’ai hâte de revenir pour faire des photos.

On découvre un paysage vraiment magnifique, un mélange de plusieurs paysages : Vercors, Corses, désertique, forêt …On fait des photos par la fenêtre mais on en prend déjà plein les yeux.

On arrive au site de Moray. Je ne savais pas à quoi m’attendre, j’ai vu vite fait quelques photos. Mais le fait de se retrouver devant cet amphithéâtre sculpté dans le relief de la montagne, ça fait toujours son effet. On commence par prendre nos premières photos, on écoute des bribes d’autres guides, et on lit le routard. Ce site est un centre de recherche d’agriculture des incas. Les terrasses de plus de plus en plus élevées sont des micros-climats pour expérimenter différents types de cultures. Ce système très ingénieux interroge toujours. On en fait le tour, on est arrivé tôt, il n’y a pas beaucoup de monde, on apprécie vraiment ce lieu si bien pensé.

On quitte déjà ce site, on reprend notre taxi. On fait le chemin inverse. Toujours impressionné par le paysage, on passe à Maras. Le chauffeur de taxi ne s’arrête pas, on est obligé de lui manifester notre intérêt pour ce village. Il fait demi-tour et nous dépose à la « plaza de Armas » et nous laisse 15 minutes. Caméra et appareil photo à la main, on fait le tour. Toujours délicat de prendre des photos des villageois sans leur accord, mais déjà les maisons, les petites rues et les couleurs sont pleines de charmes. Malheureusement plus de moutons ou d’ânes qui passent dans les rues, ils sont déjà tous partis au champ. Pour les dernières photos sur la place du village, deux jeunes locales viennent nous interroger pour savoir comment on apprécie le village. Elles aimeraient savoir ce qu’on apprécierait y trouver pour améliorer le tourisme de cette bourgade encore peu dynamique. On participe généreusement, et on rejoint notre taxi.

Cette fois, dernière étape avant le retour, on s’arrête aux Salinas. On reprend encore une piste plus abrupte et quand on se rapproche de la vallée recherchée, on a une vue super sur les 3600 bassins de sel, qui ont pour origine une source salée qui coule de la montagne. A savoir que toute la région de l’altiplano, (Cusco-Puno) est une très ancienne mer qui a subi de fortes modifications géologiques, et le lac Titicaca en est une des plus grosses traces actuelle. Ainsi d’autres phénomènes géologiques comme cette source salée, nous dévoile un paysage unique et improbable d’un blanc pur à certain endroit. Là encore, on en prend plein les yeux. Après nous avoir fait une pause dans les hauteurs, le taxi nous dépose à l’entrée pour aller sur le site. Le soleil est avec nous pour profiter de ce moment magique. Je vous invite à guetter l’article qui en parlera avec les photos tellement que c’est beau et indescriptible.

Ça y est, notre tour avec le taxi est fini, il nous ramène à la ville. On est dans les temps qu’on avait prévus. On s’arrête manger un poulet braisé et reprendre nos sacs avant de prendre un combi pour aller vers Pisac. On quitte le confort du taxi pour se retrouver sérrés avec nos gros sacs sur les genoux. En plus, le bus est bondé, on a peur de ne pas pouvoir sortir à notre arrêt. Et on a vraiment du mal à profiter du paysage. Mais on arrivera sans souci, puisque notre arrêt est le dernier arrêt où tout le monde descend.

A peine descendus que commence une petite course contre la montre. On veut aller visiter les ruines de Pisac avant la nuit, il nous faut trouver un hôtel où poser nos sacs et un transport pour y monter le plus vite possible pour en profiter. On nous indique la Plaza de Armas. On y découvre le fameux marché de Pisac qui est au programme pour demain matin. On y rencontre déjà beaucoup de touristes. On cherche un hôtel pas trop cher. On se dirige vers l’office de tourisme quand une péruvienne nous demande ce qu’on cherche. Je profite de l’occasion en lui précisant le prix recherché. Elle nous conseille un hôtel pas trop loin, on est partis. L’hôtel nous convient et est bien dans nos prix. On pose nos affaires et très vite, on se met à la recherche d’un taxi pour monter sur les ruines. On n’a pas trop le temps de négocier, c’est un peu plus cher que ce que nous avait dit l’aubergiste mais moins cher que le routard, on acceptera. On monte. On s’interroge sur le chemin du retour qu’on veut faire à pied. Ça paraît vraiment long, on espère que c’est un autre chemin. On arrive sur le site, on se fait accoster par les vendeurs et des guides. Ce sera niet. On commence à visiter, le site a l’air vraiment grand, il y a vraiment de quoi se perdre. On commence, et avec le paysage du site on s’interroge encore sur le chemin du retour. On va voir un guide qui est a l’entrée, il sera très convaincant, en nous disant qu’il nous fait une petite visite pas cher et nous ramène sur le chemin piétonnier à la ville. En plus il parle un peu français, on se laissera séduire.

On suit notre guide, il est intéressant et nous permet de vraiment comprendre ce lieu qui est très brièvement expliqué dans le routard. On verra le cimetière dans les différents trous de la falaise, le village incorporé au relief de la montagne, la vue qui surplombe l’entrée de la vallée des incas, et puis on continue en longeant les falaises pour aller rejoindre le lieu des temples. On retrouve l’architecture parfaite des incas, avec les pierres taillées au millimètre pour qu’elles s’imbriquent idéalement. C’est toujours autant fascinant, on ne s’en lasse jamais. Les explications du guide complètent vraiment bien notre découverte. On profite une dernière fois de la vue, et on redescend.

Le chemin est bien différent, et on est content d’avoir le guide pour être sûrs de trouver le bon. On discute avec le guide sur la route, il essaye de nous échanger des euros contre de soles après avoir accepté d’être payé en euros par un européen juste avant. Puis, étant un peu plus pressé que nous, il nous abandonne, une fois nous avoir bien expliqué la fin du chemin. On finit tranquillement dans cette tombée de nuit. On repasse par le marché qui est déjà en train de ranger. Et on croise des touristes français en voyage organisé qui nous interrogent pour savoir si ce n’est pas trop dur de voyager tout seul. On se fait une joie de leur vanter le mode « aventure », et d’expliquer notre projet. Et on se rend vraiment compte qu’on n’aurait pas pu faire notre trip en voyage organisé. Mais tous les goûts sont dans la nature, on ne juge pas. On rentre à l’hôtel, on écrit nos carnets de voyages, on profite de la douche. Mon amie qui est impatiente la prendra froide et au moment de sortir, le gars de l’hôtel vient mettre en route le chauffe-eau. Moi ça me fait bien rire. On ressort pour manger, un petit restaurant sympa où on était censé payer 4 soles, on payera finalement 10 sans trop de raison. On a quand même bien mangé, on rentre et je continue d’écrire assez tard, et je veux prendre ma douche, mais le gars a éteint l’eau chaude, ça attendra demain. Finalement,  je me couche à demain.

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